‹ Nos saint évangiles (volume 3)Chapitre 57 sur 101 · I.r tressai • )(> bonheur qui parcourut l'iminf use · texte numérisé non relu

I.r tressai • )(> bonheur qui parcourut l'iminf use

Kjrliso • tli^> , .-nés », la terre, au troisième jour.

allait le ressentir.

LA RiSURRECnON

1. — Si tout repose : foi, espérance, destinée, obligations pr('*srntes comme future récompense, sur la Divi-

• SaneuChrytosL de C— sleiio et Cmee.

258 LA KÉSURRRCTION

uii^ de Jésus-Cbrist^nenous «'•loniiuns pas des garanties et des invincibles lumièreg dont Dieu a voulu affermir «•: ] dogme. J^sus-Christ est Dieu. Sa

jj es ProplU'iies et l'universelle attente

du monde, les innombrables miracles qui ont rempli sa vie et appuy<^ ses affirmations, ne laissent plus, nous le savons, un seul doute raisonnable dans un esprit droit. Néanmoins, c'est sa Résurrection qui fut toujours donnée par Lui et son Eglise comme le plus victorieux des arguments.

Impossible à l'bomme de contrefaire la vie de Dieu. L'homme peut vivre illumim'» de bien des gloires, puissant dans bien des œuvres; il peut conquérir par le génie ou par le glaive une domination bien étendue : mais, rtiomme meurt, et quand il laisse la vie il ne lui est pas d«jnné de la reprendre. Sa tombe ne s'entr'ouvrira plus pour lui donner passage aux régions de la vie. Un Dieu seul peut dire : « Je dépose ma vie quand il me plaît, et, à mon gré, je la reprends » . Or, c'est ce que Jésus-Christ a dit et a fait. Aussi donnait-il aux Juifs sa résurrection comme l'argument suprême de sa Divinité. Son Eglise se fonde sur ce dogme. C'est au nom de cette Résurrection el pour achever dVi! " irer la réalité n ' \t>iMres opJ'rent leurs plus- mirnrlps. 3> A est

ressuscité : donc il Dieu.

.\ulant celle preuve de luviniif tiaii vnioiif iisp, aiitint l'erreur allait s'efforcer de la détruire ; autant aussi Dieu se devait de la mettre au-dessus de toute attaque. Il fallait trois choses pour établir inébrnnlablement lait' "'" reclion : d'abord, que la mort fiU dûment consi.i ensuite que le sépulcre fût si omciellement gardé, qu'aucune supercherie, aucun rapt, ne fût possible ; enfin que Celui dont on avait constaté la mort et scellé la tombe

LA RftsrBRBCTlON 259

reparAl plein de vie, durant de longs jours, nu inilioudes siens, et que d'innombrables témoins aient vu, touché, \ons — " ' • ' ! a rôalité de celle nouvelle existence.

( < se sont réalisées dans un tel éclat

et sous de telles garanties que la contradiction est à jamais impo<?«!ihle. Ce senties ennemis et eux seuls qui couslalent oT:; lellement la morl de Jésus-Christ. Le Centurion qui a présidé à son supplice est appelé par Pilale qui a prononcé l'arrêt de mort, et tous deux, en livrant à Joseph d'Arimathie la Dépouille sacrée, font foi que J*''sus Christ est bien réellement mort.

Restera à l'erreur une ressource : ce sera de prétendre que les Disciples, pour fonder la croyance à la Résurroc lion, ont fait disparaître le cadavre. Les Juifs, les ennemis les plus acharnés de Jésus, vont eux-mêmes se charger de rendre cette accusation impossible. Euxmôni»"* ^'••mpareront du Sépulcre ; eux-mêmes y placeront des gardes de leur choix, eux-mêm»»s y apposeront le sceau des Sanhédrites.

I que les Disciples n'enl*\;iss<'nl le (^>r|>s ne

b's j i'ius ; elle troubla leur sommeil, ri, drs le

lendemain matin, sans respect pour le grand Sabbat,

de se souiller en franchissant le seuil de

^ - allèrent trouver Pilale. Seigneur, lui di-

rrnt-iiSy nous nous sommes souvenus que cet impoS" trnr a dit y. ' ' qu'il vivait encore : après trois jours Je r» <ti. Ordonnez donc que le sépul"

ère soit gardé jusqu'au troisième j'our^ de peur que seK rfisciples ne viennent le dérober et ne disent au pruph : m il est ressuscité d'entre les morts. Car la dernière erreur serait pire que la première '. » Il en-

< Mail., XXVU. af,63. 64.

trait daiiB \m desseins de Dieu que les Genlils corotne les Juifs assurassent TaulhenticiU^ du miracle de la résurrection. Piiale accorda aux Sanhédriles autant de légionnaires qu'ils en voulurent pour la garde du Sépulcre : prenez des gardes^ leur dit-il, allez, sh comme vous rcnteiidrez. \h ]fAriïreni eux-mt^iu :

les gardes, et par excès de précautions ils apposèrent leur sceau sur la pierre ' .

II. — El le lendemain matin Jésus-Christ ressuscitait I Dès la pn-i ' ube, sa chair spiritualisée que la mort ne pou\ lir, que le tombeau ne pouvait

entraver, traversait la pierre sans toucher au sceau, et sortait du soin du sépulcre comme il était autrefois sorti du sein virginal de Marie. Ne cherchons dans celte résurrection aucune manifestation d'éclat extérieur, aucune pompe, aucune sortie triomphale. Cette venue du Christ « en grande pompe et en grande majesté » est réservée ;iu dernier jour et fait le caractère exclusivement distinctif du Second Avènement. Jusque-là Jésus- Christ nous restera plein de son immortelle vie et de sa toute puissante activité, il sera l'&me de l'Eglise, le dominateur des peuples, le salut des âmes, il versera à flots sa Rédemption sur le monde : mais en mémo temps il restera un « Sacrement de foi », et nous ne \o posséderons qu'au travers le voile épais du mystère. De la m^me manière silencieuse et invisible qu'il sortit du sépulcre, ainsi demeurera-t-il au milieu de nous.

Ne croyons pas toutefois qu'il ait laissé sans témoignage le miracle de sa KésurrecUon. Tout au contraire il réunit pour le rendre éclatant toutes les forces du ciel

• Malt.., XXVII, 66, ee.

••l (If la Irn-.'. Lf soi so mil h Inn ' iidis-

sanlp lueur env«>lo|tpa le sépiilcit . luli-

rent des Cieax, la pierre da tombeau fui miraculeusemont «li'plai' ' r.irdes saisis de lerreur devant ces prodiçt'^, s . . à Jérusalem et en firent le récit

aux Saohédriles qui les avaient envoyés. Au matin du troisième Jour il y fut un violent tremblement de terre ; un am/f du Seigneur t'-tuit descendu du ciel, avait renversé la pierre du Sépulcre et s'y était assis. Son visage brillait comme l'éclair, ses vêtements étaient resplendissants de blancheur comme la neige. Frappés de terreur et d'épouvante les gardes deutrtt raient comme morts '.

.!• us-Christ ne se montrant pas dans sa gloire, ses iniiii^lres, ses angps, sont chargés de le représenter. I/Ange du Sépulcre est éblouissant d'éclat ; c'est le reflet de la splendeur de son Maître. Il est assis, symboli la victoire du Christ et son repos aprbs les

laij; .:- sa vie mortelle. Si la terre tremble, voyons

dans ses commotions violentes une première annonce du Second Avènement. El si l'ange rassure les pi< femmes et lerritie les légionnaires au milieu de garde impie, c*est un écho lointain de la sentence qui, an ' ■". ra les bons à la gloire et chas

5f; les flammes de Texpintion. Le-

soldats eux-mAmes dans leur fuite épouvantée vers Jérusalem devenaient la vive image des pécheurs rejetés de Dieu •.

Au moment mAme oh ils f^iyaienl, les saintes femmes se rendaient au Sépalcre. Dès la veille, après que le soir

) Mau.. X\VIII.13.

• mu.. XXVIII, 4.

eût cU'ltiTé le repos sabbatique, elles avaient acheté les parfums et les essences nécessaires à rembaumeroent ', et elles venaient donner au Corps du Sauveti' ul-

ture plus digne que celle que Joseph d'Aï .. et

Nicodème avaient dû précipiter. Marie-Magdeleine^ Marie Mère de Jacques et Salomé étnirnt allées achett'r des aromates pour embaumer Jésus. Le lendemain de grand matin, avant même que les ténèbres fu'i^ent dissipées, elles se dirigèrent vers le tom" beau ^ . Ce sont donc des femmes que la pi^té, la vigilance et le courage, amènent au tombeau ; ce sont des femmes qui les premières verront les Anges et un peu après le Dieu des Anges. Elles le méritent, elles qui, au (It'faut des ApAlres en fuite, ont suivi le Sauveur tou^ le long de sa Voie Douloureuse et ont, au milieu du tumulte et des blasphèmes, reçu son dernier soupir, bailleurs, un touchant mystère s'accomplissait en elles. '.est la femme, c'est Eve, qui avait eu, la première, la terrible vision de la mort : c'est la femme qui, la première, *>verra le retour de la résurrection et de la vie. Cette Vie i est Marie qui l'a donnée au monde, ce sont d'autres Marie qui la verront et l'annonceront à sa sortie du tombeau.

<r Marie-Madeleine, Marie mère de Jacques et Salomé » s'avançaient sur la route de Jérusalem au Calvaire. Mais une grave difficulti'' les préoccupait ; la pierre qui fermait le Sépulcre était énorme : qui la leur érarlerail ? Chemin faisant elles se disaient tune à 'lutre : «• qui nous dtera la pierre qui ferme l'entrée 'il tombeau*? » L'anxiété de Marie-Madeleine fut si

• Marc, XVI.!. Luc, XXIV, I.

• Mali.. XXVIII, I. Marc. XVF. i. T.iir XXIII .Sfi : \XlV i. Joao..XX,l.

» «irc.XVI, 3.

LA RÉ91 RR8(rn05 263

obsédante qu'elle prit les devants, et assez proche du S/'pulcre pour en d<^couvrir l'aspect, regarda et poussa un cri de douloureuse surprise : on était certainemeot Tenu voler la divine Dépouille, le tombeau était ouvert et ■ 'lait plus ! Voyant que la pierre n'y

étd . . / r-M€uieieine courut vers Simon- Pierre et cet autre Disciple que Jésus aimaU et leur dit : Ih nnt t-nlet^ le Seigneur du Sépulcret et nous itf s/rvoft.t nù t/s l'ont mis '.

L'émoi de Madeleine gagna vite les deux ApAtres, et ils prirent î ise vers le tombeau. L'Evangile entre ici

dans d< iieux détails qu'il est clair que de beaux

et profonds myst^'M s'accomplissent. Leur course est rapi ' ' /< deux se mettent à courir. Dès qu'il s'agit de I i'Sus-Christ, de l'âme, du salut, aucune lenteur

n'est de mise, c'est en courant qu'il faut aller au Christ et du Christ au Ciel. Mais s'ils courent tous deux, c'est néanmoins d'une vitesse inégale. L'autre Disciple courut plus vite que Pierre et arriva te premier au tombeau. Sétnnt penché il vit les linges posés à terre, mais il n'entra pa<. Pierre qui le suivait arriva bientôt et sépulcre *. Jean arrivé le premier au

> f .. . .i dehors sans y pénétrer ; Pierre arrivé

le Kpcond y entre et le visite. Qu'est-ce à dire? Les

rit en eux les deux portions

, .:.^.... . la Genlilité et le Judaïsme. Ces

deux humanités allaient à Dieu l'une par la Loi naturelle, l'autre par la Loi écrite. Mais dans le cours des siècles la (renlilité retardée par set erreurs et ses crimes perdit du terrain «t fat devancée par le Jodaisne, où le vrai

• Joan.. XX. I.t. ' Joan.. XX. i, 4. S.

2nt LA RÉ8URMCTI0!«

Dieu 6Ui\i connu et adoré et où la morale était restée pure. Au temps du Messie, les rAles changent. Les Juifs sont rebelles, ils refusent de croire on .1 ■ ' 'irist, ils st^ rendent indignes d'entrer dans sa R< . où la

rfenlilil^ plus docile entre, forme TEglise. le

Christ, pénètre dans tous les trésors de la ^i>n . . ..Uis les Juifs resteront-ils éternellement dehors? Non, à la fin des siècles eux aussi entreront dans l'Eglise de Jésus -Christ. Après que Pierre est entré dans le Sépulcre, Jean à la Un y entre à son tour : Alors le Disciple gui ^tait arrivé le premier entra à son tour*. Il vit ri il crut. El assurément la foi de Pierre ne fut ni moins prompte, ni moins profonde. Ils crurent tous les deux ;]l h la Résurrection du - r. Trop oublieux

'1 I. lures et de la parole ni' . Ji->us qui avaient si clairement annoncé la résurrection, ils se rendirent au moins k l'évidence qu'ils avaient sous les yeux. Ke Corps n'étaii plus dans le tombeau et l'erilt-vemeiil furtif de ce Corps leur apparaissait impossible. Des voleurs n'eussent pu commettre ce si " t-n présence des (iardes, ni, sans être vus et ■ , rouler l'énorme pierre. Que si par impossible ils l'eussent fait, la pensée et le temps leur eussent fait défaut pour enlever du Corps les bandelettes, les linges, le suaire qui l'enveloppaient, plier soigneusement ces linges et les mettre à part. Ce n'e«t pas ainsi qu'on vole un cadavre ! Pierre vit les linges posés à terre, et aussi le suairr qui couvrait la tête de Jésus plié et placé, avec les linges, mais à une place à part*. La conviction se fil jour dans leur esprit à tous deux. Sans doute ils ne

' Ju.ui . XX, 8.

« Joan., XX, 6, 7. Imc. XXIV. IJ.

LA BKStHKKCTloN 265

( mil tu I

un ' „„„ „> j,iLi encore qu'il fallait, d'après V Ecriture, quf J>^iu< ressuscitât d'entre les »jor/5', mais l'aspiTt ' ^ re les convainquil Sans s'y allarder,

lit» reluu. ... . "'*^ l.'nr flf^mi'iiro pl«>ins d'admiralion

el de joie.

(» li. .- >i. ■■ . ,iis tlf I)icu I Ce u'e>l pus eux,

.'/e«-L M . . .;if. t i .-l la p'-rberessc convertie, que Jj-sus favorisa de sa première apparilion. Oh I sans doute, nous lie parlons pa;* df Mario . Marie est un inonde \ part, inonde de miracle el dr gr.\re. Ne lachercUons pas parmi ceux auxquels Jésus daigna apparaître au jour do <4a K.siirreclion ; ne la confondons avec nul autre. Quand, el où, et comment, vit-elle son Fils? Disons mieux : Quand fut-elle sans le voir ? Quand son Ame, ir, se» yeux, tout elle-même furent-ils priv«^s de leureuse Vision? I/Évanpile est muet. Comment eut-il exprimé de si inexprimables choses ?

N l'-it-ellepasdéjii' "" nenl louchante Tapparilion <U- Jt -usk Marie-Mad< >ons dire cependant qu'elle

était méritée à plusieurs titres. Son amour était ardenl,

son d«''v t sans limite, ses larmes de pénitenlf

sans m»' avait suivi toutes les étap«'s de la

Voir douioureuse. assisté inlrépide au drame enlier du ' ■ •". et maintenant ni sa pensée, ni son cœur, ne se »>nt un instant ilu Maître hien-airoé. La voici r< w iiiii> en toute hAlc au tombeau qu'elle trouve soli- I iir. ; .lie y pleure el elU* s'obâtiue à y chercher »on >" i-iM ur el»4»n Dieu. Or Madeleine %e tetiait toute en pleurs à rentrée du Sépulcre. Se baiatani elle plongea non regard dans rintêrieur. l>eux anges vêtus de blanc s'y tenaient F un à la tête, Vautre aux

» Joan.. XX. ».

260 APPARITION DK jftSlS A MAniE-MADELKINR

pieds y à Vendrait mhne où fon avait posé le Corps*. L'ardeur de ses préoccupations l'emp/^cba d'y prendre garde ; ne voulant que J<^8us. len- '' :,'eB,

semblail lui importer peu eleux-ni' ^ sde

l'interpeller : femme, pourquoi pleures-tu* ? Que pleurait-«*llp sinon Tnl " sonJésn "'' '/ion

Seigneur, rèpoiK .'ijenes' /<»/

Vit-elle à ce moment les deux anges se prosterner et cntendit-ellc un bruit de pas derrière elle ? Madeleine se retourna. Un homme était là, un inconnu, peut-6tre le jardinier du lieu, et elle l'entendit lui poser la m^me question que les Anges : femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu * ? Délicieux égarement de l'amour I Elle est si pleine du souvenir de son Bienaimé, que le monde entier doit le connaître, sans qu'il le faille nommer '.Seigneur sVcrie-t-eile, si vous l'avez enlevé, dites- moi où vous favez mis ; firai et je remporterai *. Kien ne semble impossible à l'amour. Faible femme, elle ira, elle le portera, elle lui trouvera une retraite sftre où elle l'ensevelira ; seule elle accomplira ce que plusieurs hommesréunis eussent à peine pu entreprendre Que lui importent les gardes, et le Sanhédrin, et Pilate et les dangers, et les impo même? t J'irai et je l'emporterai » î Jésus ne \n., . . ...icr plus longtemps devant tant de larmes et tant d'amour : « Marie ! dit-il «. El à ce seul mot les voiles tombirenl, riiiriiiinu sf rév^^la. c'était bien Jt'miK ! O Mnitif ! s'é-

• Jnan., XX. n, U.

» Joan.. XX, 13.

• Joao., XX, 13.

ê Joan., X\, U, IS.

• Joan.. XX, IS.

• Joan.. XX, It.

APPARmON DR jf.SVS A XARIK-MADELBINB 267

ria-t'tile ', et «élançant vprs lui elle cherchait à saisir

■ Corps transn^iin

' -iisrarrî^li ' leice moi iionsesluiierévt'lalion

ide : Nf ' !ie pas, car Je ne vj/iv ptis i ncore

^motUé à mon Père*. Ce n'esl pas la volonté do Dieu

'ji: :-.:-,: - hamaiDement de notre Christ bien-

Ti ment où il se révélera à nous dans le

tel. Sur la terre nous ne le posséderons que par ia foi,

^ninl Paul formulera ainsi les conditions de celte pos-

i «n bienheureuse : « durant ma vie mortelle c'est

dans la foi du Fils de Dieu que je vis ». Mes sens n'ont

plus rien à prétendre; pins rien d'humain ne persiste

dans mon union avec mon Jésus.

Cette union sera merveilleusement étroite; non seulement je le toucherai, non seulement il me sera donné de l'éireindre. mais un merveilleux Sacrement le dépotera dans mon cœur et m'unira si étroitement à Lui, que <■ nous seront» deux dans une seule chair » . Voilà comment nous pof^s/'derons Jésus « quand il sera niiionl'* vers mon Père».

Madeleine qui ne comprenait pas ce mystère et redemandait aprè» la résurrection, ce qui lui était loisible durant U vie mortelle, fut doucement repoussée. O Madeleine, • quand je serai remonté vers mon Père >. ma la gloire du Ciel, je donnerai à mes élus bien plus lemandes, mais ils l'auront d'une autre manière limandes. Je serai tout à eux, mais sans que mon humanité apparaisse.

Puis il 7 avait plut à faire que jouir, u y avnu a ttemr ton Maître daus un iiDportâJilOMMage. Ui Apôtrtt, «luf

• Joan.. XX. 16 I J<Mn.,XX, 17

2G8 AI'PARITTON PR JÉSUS A MARIR-MADELRTIfK

Pierre et Jean, <1 emeuraienl dans une désolalion profontio que ne tempt^rait aucune espi^rance, nulle foi «nlarésur rcclion (le leur Maître, nulle vision des splendeurs de grAce que la U^'demplion versait sur le nïonde : ta, dit Jésus à Madeleine, va trouver mes frères et dis leur je montp à mon P^re fit à votre Père, à mon Dieu et n votre Dieu '. 0 le sublime message ! 0 la prodigieiisr l'U^vation de la nature humaine ! Nous voici devenus les t frères » du Fils de Dieu ! Et Dieu est notre Père paf adoption, comme il est son IV're par nature ! El lui, vn tant qu'homme, adore et sert le mAme Dieu que nous El s'il remonte au ciel, c'est pour « nous y pn'-parer i ' place », et nous y remonterons un jour avec lui I M leine dans l'ivresse de sa joie courut aux Apôtres, mais ce fut pour y /^tre blessi^e au cœur par leur incrédulité. Pierre et Jean n'étaient pas avec eux et elle les trouva dans les larmes et les gémissements : t Tai vu l< Seif/neur, leur dit-elle, et voici ce qu'il m'a dit ». Mm vainement leur affirmait-elle qu'il vivait et queli. r avait vu ; ils ne la entrent pan ».

Ainsi que nous lavons vu plus haut, Marie-Madeleine n'était pas seule, quand, au lever du jour, elle était venue pour la première fois au Sépulcre. Marie, m^re de Jacques et Salomé l'accompagnaient. Pendant le temp«= que Madeleine, rebroussant brusquement chemin, était allé prévenir Pierre et Jean de l'ouverture du Sépulcre, les deux autres pieuses femmes s'étaient approchées el avaient pénétré jusque dans l'intérieur du tombeau, l'n Ange y était assis du côté droit. Prises de terreur Ji ^ , vue, elles allaient s'enfuir qn.md il Ips rassur.i V,

' Joan., XX, 17.

« Joan., XX, 18. I^c, XXIV, 11 Marr.. XVT. Ift \\

^PPAHmOW DR Jésus AV\ SAINTE*; KKMMF.^i 269

cniitjnrz rirn, leur dit-il. je le sais, vous cherchez

Jtsiis (le N'izareth qui fui crucifie ; il est ressuscité y i/

iCestplus ici ; venez et voyez le lieu où on tarait mis.

ff 'r-Z'VOus d'annoncer à Pierre et aux disciples

' est ressuscité des morts. Il sera devant vous en

J/e, c'est là que vous le verrez ' . Les deux femmes

— • '-■'■ ••• timmenl le S«^pulcre, mais tout entières

; à leur première frayeur, elles n'osè-

rempiir auprès des AptMres le message qui venait

i. u ur Atre confié : elles ne dirent rien à personne *.

Cependant d'autres groupes de Galil«^enne8 sillonnaient

!i r i!!'.> de J«^rusalem au Calvaire, parmi lesquelles

rhvau;:ile cite Joanna, épouse de Chusa, Hnlendanl

d'ilérode Anlipas; des disciples s'étaient joints à elles et

l.»ns illaipnt an tombeau pour l'embaumement '.

Vrnves an Calvaire et entrées dans l'intérieur pour y

chercher le Corps Divin, leur désolation fut grande de

tr. Mais voici qu'à cette désolation se

, ijuand devant elles apparaissent deux

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