V.»i< là cet homme qui nous est promis
« cet homme de la droite de Dieu, et ce Fils de l'homme sur lequel Dieu s'est arrêté • ? Super virum dexters tu,r, et super Filium hominis quem confirmasti tibi. C'est lui, n'en doutez pas : voilà l'homme, voilà
1' -' qu'il nous fallait pour expier nos iniqui-
ii« fallait un homme défiguré, pour reformer PII II ;;e de Dieu que nos crimes avaient effacée ;
il ii'.i.- ;'»..». i cet homme tout couvert de plaies, afin de Kuérir le* nôtres : Ipse autem vulneratus est propter iniquitate% no^tras, nttritus est propter scetera noS' Ira ; • 11 a été blessé pour nos péchés, il a été froissé pour nos crimes ; et nous sommes guéris par la lividité •!• • ' ' iirore ejus sanati sumus. (BoMoel,
Note G
(j« rapportant à Ut pagt tel)
Le litre qui a éié clou«^ au haul de la croii ptr les ordres de Pilate, et qui portail rinscriplion 7^n/.t de Nazareth, rui des Juifs, en bi^breu, en grec et en latin, fut retrouvé au bas du Calvaire par sainte Hélène, et placé dans une caisse d'argent avec la parlie de la vraie croix qu'elle destinait à la ville de Rome. Le titre, ainsi que nous l'apprend Sozomène. historien né en Palf ' au commencement du v* siècle, était composé d lu^ tablette en bois de peu d'épaisseur, revêtue d'une couch*dérouleur blanche, pour mieux faire ressortir ' qui étaient en rouge. Au retour de sainte H' . . , insignes reliques furent déposées dans son palais du Sessorium, en attendant que la basilique, qui «1 recevoir, bâtie à sa demande par Constantin, i vée; on donna à cette basilique le nom de Saiute-Groixen-Jérusalem : elle existe encore. Sous Va' . 111
dans la première moitié du v* siècle, in
été mis dans une caisse en plomb hermétiquement fermée et placée dans une petite niche au sommet i\v l'abside de celle église ; ce fait ayant élé oublié, on crut pendant longtemps que le litre était perdu. L'année 1492, à l'occasion de réparations faites dans celte basilique, les ouvriers découvrirent, derrière une plaque en terre cuite, une caisse en plomb sur laquelle on lisait ces mots : Titulus Cntcis. Dans la caisse se trouvait effer-- Uvement la planche sur laquelle avait été écrite lacaii.-<«> de la condamnation du Sauveur, mais elle a élé déu-riorée par le temps : le bois a noirci, la couleur rouira • rembruni et il ne reste plus de la légende hébrai ^ .
NOTES ^i
que le bas de quelques lettres ; les liciix nuirez sont incomplètes; les lettres sont légèrement en creux. La planchette a ^t35 millimètres de laideur et 130 millimètres de hauteur; ^'videmment elle n'est pas entière. De même que Stiinle Hélène a fait trois parts de la vraie Croix, il est possible qu'elle en ait fait trois aussi du titre pour Rome, Jérusalem et Constantinople ; cette dernière est venue à Paris ; d'autres villes en ont aussi des fragments.
H. Drach, rabbin converti, a rétabli le titre en caractères hébreux, qui était, comme nous Tavons dit, presque entièrement effacé :
Chez les Romains, l'écriteau destiné à faire eonnallre au peuple le motif de la mort du condamné était attaché à son cou on porté devant lui, puis cloué sur l'instrument du supplice : tout cela indique qu'il devait être écrit sur un fond solide et en grands caractères, et s'accorde parfaitement avec le litre conservé à Rome. Après la condamnation de Jésus, on a eu un temps suffisant pour transcrire sur un morceau de bois l'inscription de Pilale; mais son exécution grossi' ce travail a été fait à la hAtc, <-l • . , i
la présence de quelques fautes grammaticales. Piiale était entour-' ' liriens, mais de Juifs et de
soldats de 'I »!'»nt aucun peut-être ne
savait It-s it lion.
La forme (<i<>- !il>iion en grec et en latin fait soupçonner . [>■•> l(* titre entier dans les trois langues a été ir . main, probablement par un Juif ail... >.< .... | .^iilat. Considérant
l'hébreu comme le texte, et le grer et le latin comme tr.iiliirtions, il a écrit ces deux dernières langues de droih- \ i'i,i.i'Ji.. i»nn que sous chaque mot hébreu se
352 ifOTRS
trouvât sa double U ' ' n. Au reste, les Grecs el les Bomains étaient hi. i cette écriture renvers/'e,
qu'on remarque sur plusieurs médailles anciennes.
Les trois langues inscrites sur le titre de la Croix et qui sont précisément celles dont se sont servis notr* Sauveur dans ses divins enseignements et le Saint- Esprit dans l'inspiration des saintes Écritures, sont considérées par les catholiques comme langues sacrées, et ont été pendant les trois premiers siècles exclusivement employées pour la liturgie de l'Eglise dans toutes les contrées où s'est établi le christianisme, et où elles n'étaient pas les langues vulgaires. Renvoyez donc au pied de la Croix ceux qui demandent pourquoi l'Eglise tient tant à l^ébreu, au grec et au latin. Ces langues, inscrites d'une manière providentielle par le gouverneur romain au-dessus de la tête du Fils de Dieu, et plac'-es entre le ciel et le divin médiateur, ont été admises par l'Eglise comme intermédiaires entre le ciel et la terre. Dans plusieurs occasions, notamment à Getbsémani et sur le Thabor, notre Sauveur a choisi trois de ses disciples pour être les témoins les plus intimes de ses souffrances et de sa gloire, et ce furent ceux qui devaient annoncer son Evangile dans ces trois langues : saint Pierre, à Rome, en latin ; saint Jean, à Ëphèse, en grec, et saint Jacques, en hébreu, à Jérusalem. (Tiré de l'ouvrage de Mgr Mislin, Les Lieux Saints).
NOTSS 353
Note H
(m rapp^rtoMt à ta page t$S)
iém opéra deux fois le mincie d'une pèche roiracalfose : la deuxième fois après sa Résurreetton; la première, aux débats de sa vie paMiqne, quand il choisU ses premiers Apôtres. Cest <lc ccue priMiiii^c péclie miraculeose que nous noos occupons ici. Voici le réoldes ETangéOsles (Vatt iv <« ii. Marc. I. 16-iO. Loc. V. i-H).
Jésus du à Simon : • A vance en pleine eau et jette iea filets pour pécher. — Maitre., répondit Simon, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre. Mais sur cotre parole Je Jetterai le filet.
il le Jeta et ils prirent une si grande quantité de poissons que le filet se rompait.
A cette vue Simon-Pierre tomba aux genoux
de Jé^us Jésus lui dit : Ne crains point ; désor"
mais tu seras pécheur d'hommes.
Pierre seul a d«s sajeU dans tout l'aoivers ; il peut faire entendre U parole de Tîe dans les lies les plus éloignées, dans les contrées les plus inhospitalières et jusqu'aux extrémités de la terre. Sa monarchie spirituelle ' •Uon sont sans bornes, parce que Jésus- , is assigné de limites à Pierre, aax péebeurs de la mer de Tibériade, dont il leur a abandonné, au contraire, toute la surface, et par là, je le répète, l'uni- Ters entier, pour j prendre des poissons de toutes iiualiti's et de tontes grandeurs : « Va en avant, et jetez V..S nuis pour p' '- • : : -n : Ihtc in altum, et lii.iafr retia in • ^ //i t.
Uuand le Sauveur eut prononcé ces paroles, Pierre reprit aussitôt : « Mais, Seigneur, mes compagnons ri
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moi nous avons pAcbé toute la nuit dans celte même mer sans rien prendre >. Celle déclaration de Pierre est, selon Uède, la figure de l'inutilité des efTorts tentés par les savants et les sages pour attirer les humines à Dieu durant la nuit séculaire qui précéda la venue de Jésus- Cbrist. De sorte que la p^-cbe abondante qui suivit Tobéissance des disciples au commandement de Jésus, est la figure de l'éclalanl miracle opéré par les apôlres, substitués aux anciens sages. Cet artisan obscur n'emploie pas la violence, dans son labeur: il jette son filet h la mer et il lire à lui les poissons qui s'y prennent volontairement. Or, Dieu l'a rboisi pour convertir la terre, nCm que, dans cette condition nouvelle, il se comportât de la m«''me manière, et qu'en changeant de profession, il ne changeât pas de conduite. C'est ce qui arriva : les apAtres ne contraignirent personne à embrasser le christianisme ; ils ne violentèrent aucun homme. Tant de peuples divers ne se trouvèrent réunis dans la même Eglise, que parce qu'ils vinrent librement se précipiter dans les filets de la prédication apostolique. La parole, voilà l'arme des convertisseurs, et non l'épée ; il n'y eut point de menaces, mais d'aimables invitations: U ruse n'y eut aucune part, la vérité seule fut montrée aux yeux des peuples.
Mais ce miracle (digne de rétonnemenl des cieux) de la propagation rapide de TEglise, sans l'emploi ni de la séduction, ni de la fraude, ni de la violence, ni d'aucun des moyens qui attirent ou assujettissent le monde ; ce miracle, dis-je, est lié, par une merveilleuse dépendance, an caractère de la catholicité àa l'Eglise. Il faut que tous se plient à admettre une religion qui se présente, se dét ' M' prouve inslitm-e pour le bien de tous; car 1 . d'une rolitrion est la preuve de la
t c nature. Ainsi, parmi toutes les com-