‹ Nos saint évangilesChapitre 11 sur 124 · IV. — Nous connaissons les débuts humbles et tour · texte numérisé non relu

IV. — Nous connaissons les débuts humbles et tour

men! '• ' yf-^-y.-,. . „;,, gon extension merveilleuse et

s« '" lié. San» doute, nous disons avec

-le : m c'est Dieu qui a Tait cela» ! Mais encore

:>ous savoir le « comment > de cette vaste

entreprise et de sa prodigieuse réussite. Comment Dieu pris pour convertir et transfigurer le monde ?

1 iraboles nouvelles vont nous répondre.

La première est celle du levain. Le royaume det

' ihlr nu levain qu'une femme prend

.^ trois mesures de farine jusqu'à ce

que la pâte se soulève par la fermentation •. Figu-

> Mau., XIII. 33.

30 LES PARABOLES DV LEVA» ET DE LA {tEMCNCE

rons-nout l'élonnement et la terreur des Apôtres au moment où Jéàu»-€bri»t leur ordonne de faire la conquête du monde : « Allez, enseignez toutes les nations » ! Quoi ! Douze pauvres s'en aller par le monde entier, faire entendre à toutes les nations une doctrine nou> velle, inconnue, inouïe, odieuse au sens, perturbatrice des idées reçues, des coutumes régnantes, des législations établies, des Pouvoirs publics armés et hostile»! Aucune force humaine, aucune puissance, aucun génie ne sufliraient à une telle entreprise, et vous voulex, 0 Sauveur, que douze pauvres l'entreprc y

réussissent ! Oui, et l'œuvre s'accomplira sau uié,

d*elle-mAme, n'exigeant que la foi, l'espérance et un peu de temps, t Une femme», l'Église, rr- ;:e mis-

sionnaires, c'est le « levain • ; elle les jt ^ jur aiu.*i dire, les engloutit dans cette « pâle » lourde et épaisse qui est le monde Juif et païen. Laissez faire le levain. Les Apôtres se dispersent et se partagent le monde ; ils parlent, ils pratiquent les vertus, ils s'opposent au mal, ils III t-s. C'est fait ! La « masse » se soulève,

le m i>- sous l'action apostolique, Rome est

gagnée, la Grèce se déclare vaincue, l'Orient est au Christ, rOrcidenlse donne à lui dans un él.v ' -incère encore, les nations barbares, les pcii|> lus

lointains, subissent l'irrésistible innuence de i Évangile. Les « trois mesures de farine » c'est-à-dire la tutalit** du monde ont produit le vrai pain du ciel.

Jésus-Christ appuie davantage encore sur ce qu'a de divin la conversion du monde par l'Ëvangile. Tout, dans cette œuvre, est tellement de Dieu, que l'homme n'a eu pour ainsi dire qu'à la contempler dans ses successifs développements. Que fait le laboureur ? Il ensemence sa terre:puis il se retireet laisse aux puissances du solàen

U» PARABOLES Dl* LBVAI5 KT DB LA SEMEMCE .'il

faire peu à peu surgir la mobsoo. Ainsi en est-il de la Doc-

l 'e. Nous la répandons dans les Ames, comiiir

1' . - la répandirenl dans le raondo, et une myslé-

rifuse force lai fait produire ses fruits. // en est du

' 1^ de r homme qui a jeté en

I me OH qu'il veille^ de jour

Il de nuit. In semence germe et croit sans qu'il sache

D'elle vi' ' • ' 'rd" abord,

'.et enfin . ^ u. Le fruit

t produit, on y met la faubc, c'est la moisson ♦.

V. — En usant de ces paraboles Jésus-Christ voulait éveill-- '-■ Il foule le désir de connaître les mystères du Fl. .'S Cieux qu'il leurprt-sentait sous la forme

adoucie et attrayante de Tapologue. S'ils eussent bien scruté leurs Écritures, ils se fussent rappelé que les Propb^tesaTaient annoncé son emploi sur les lèvresdu Messie. Alors se réalisait cet oracle du Prophète: tA Ma bouche s'outTira pour parler en parabole ; et je révélerai des choses qui sont demeurées cachées depuis le commit du monde '. Les plus vastes doctrines, les ^ les plus hautes, étaient cachées sous ces images ; il n'y avait qu'à pui<«cr à cette font<> f'tï faire Jaillir d'intarissables eaux ; mais déjà

li . Uil prise de léthargie, elle écoula fmidemenl

tns désirer comprendre, et, quant aux Pharisiens qui ne s'étaient mêlés à la foule que pour incriminer et perdre Jésus Us se retirèrent ajoutant leur orgucil-

ux dédain à l'indifférence des autres. Jésus les renvoya tuii^ rt rrntra dans sa demeure* qu'il avait adoptée h Caj'ii.Trnaiim.

> Marc.. »-».

' MiiU.. XIII. .U-35. Marc. IV. H

> UmU.. Mil. .m.

3S PARABOLBS DU TRÉSOR

Tout diff^reols de la foale se montrent à nous les Apôtrrs Ils ont entrevu des v^^rilés tantôt ^' lantôl furmidables ; Jésus d'ailleurs leur a dit qu i . ... il tétait donné de connaître les mystères du Royaume des Cieux ». Us s'approchent et interrogent leur .Mniim sur la Parabole de l'Ivraie », celle, qui les avHit davantage frappés par les grandioses el terribles perpectives qu'elle présente '. Sans s'arrêter aux dét.ii' "nce

clairement ce que la Parabole w- tT. Il

est Dieu, le Dieu venu en ce monde pour éclairer le m<'' "' sauver. Jusqu'au dernier jour les li

U»r< - aux méchants, les croyants aux iii'

les orthodoxes aux hérétiques. Mais au dernier Jour, à son second Avènement, quand il reviendra plein ' ' "•• sur la terre, pour juger lous les hommes, le . fera, les anges sépareront les justes des coupables : les justes qui, h ' ' lans cette vie, souvent persécutés et honnis, ;■ ; alors d'un incomparable éclat; les

coupables qui seront jetés dans la fournaise éternelle et l'étemelle douleur. A la fin des temps le Fils de l'homme enverra ses anges qui enlèveront de son Hoyaume les hommes de scandale^ les ouvriers d'iniquité et les Jetteront dans la fournaise de feu. Im seront des pleurs et des grincements de dents. Alors les Justes resplendiront dans le lioyaume de leur Père ^ comme le soleil '.

Pambolej du Trésor, de la Perle précieuse, des Poissons.

VI. — Elles sont la ronOrmation des précédentes, mats avec des circonstances qui les spécialisent.

I Marc., nr, 34. MaU., XIII. 36.

• HaL..XUI. 37.43.

DR LA PKRLB PRéaSlSB, DBS POISSONS 33

Celle da « trésor •> attribue quatre caractères à la doc- I"' ' ne : sa valeur, sa rareté, les joies dont

Page 1