I . ce, la vigilance et l'ardeur que demandent
son acquisition. Le royaume des deux,, c'est un
tn' '>nr ',
Posséder la foi, avec elle la grftce,étre enfant de Dieu, héritier d'an tr(^ne éternel, et, en attendant ce magnifique avenir, participer aux bienfaits et aux gloires que la n'iigion verse sur nous à (lots intarissables lU'S cette vie même : Toilà assurément un bien qui surpasse tout Sien. Le Yrai fidèle mettra donc sa profession de chréen au-desras de toutes les autres richesses ; son hon- •'ur de chrétien au-dessus de tout autre honneur. Il irriflera le reste plutôt que de perdre un pareil « tré- 'f » ; il vendra tout pour s'en rendre possesseur. Mais r est « caché », peu le découvrent, peu
' l'v^jnent. On marche sur la glèbe qui le recouvre
Q avoir la moindre intuition. Combien d'hommes vivent au sein d'une société croyante, feraient continuellement avec des amis et des proches qui sont religieux et pratiquants ; combien dont l'épouse est pieuse, les nile» des anges de vertus ; voienl-ils le « trésor » rélcste ? Non. Ce bien suprême demeure pour eux non venu. Lf Rot/aume des deux c'est un trésor enfoui 'l'i'i^ "/' U en est pourtant qui le découvrent,
• i '\n-w\i\ ine trouvaille est faite, une immense
•le envahit leur être entier: Joies de l'intelligence, délices duc<Bar, pv ' 'onsdence, ivresse d'nn bonheur intime incoiit . le-là. Aossi ne recal«ront-ils -vanl aucnn sacrince pour acquérir ce bien que U terre
> VaU., Xlll. 44.
* MaU., Xlli. U.
34 PARABOLES Dt TH^:S<>H
ne saurait donner et que le ciel seul dispense. Un homme le trouve, le cache, et plein de joie de ce qu'il a vu, s'en va, vend tout ce qu'il a et achète ce champ '.Tous les mois seraient à peser. « Il le cache » : U a peur qu'on lui ravisse ce trésor; il prend les précautions les plus minutieuses pour écarter ceux dont il redoute la rapacité. Notre trésor spirituel est furieusement jalousé par l'enfer ; le monde aussi et aussi nos passions mauvaises le convoitent et s'efforcent de nous le ravir. Cachons-le ; plaçons-le hors de toute atteinte, et comme notre plus redoutable ravisseur n'est autre que l'homme d'orfrueil, d'ambition, d'avarice, de volupté, qui est en nous, sacrifions nos convoitises coupables pour garder nos divines richesses. L'homme au trésors vend tout ce qu'il a > pour s'en rendre possesseur.
La Parabole de la i Pierre précieuse » a de grandes analogies avec la pr«'< " ^ " 'du
grand nombre, elle ui. <ule
une immense série de biens. Elle aussi doit 6tre gardée ave' essante vigilance. Pour elle aussi tout doit
étr<- car sa seule possession remplace pour nous
tout le reste. Autour de nous, nous rencontrerons des chercheurs de vérités, en plus grand nombre des chercheurs de gloire, d'honneurs, de voluptés, de paix, de joie : pierreries fausses, parures sans valeur, objets trompeurs et sans avenir. Mais s'il arrive qu'après avoir err'* longtemps à la poursuite des faux biens de ce monde, un homme découvre enfin la vraie <• pierre précieuse », sa seule acquisition lui vaut tous les trésors et consomme d'un seul coup sa fortune. Le royaume des Cieux c*e$t encore un trafiquant en pierreries. Ayant ren-
MaU.,Xlll, 44.
DB LA PKRLB PRÉaEl'SK^ DKS POISSONS 35
contré une perle d'un prix: inestimable, il s'en va y vend tout cr f/u'il possède et F achète '.
La dernière des Paroboles relatées par sainl Matthieu, celle des ■ Poissons », nous reporte aux plus graves r l'avenir. Comme celle de l'Ivraie elle nous
li.. wv.. . ... .ange actuel des bons et des méchants et
leur «•'. «ration au dernier jour, liais tandis que dans la parabole de l'Ivraie.c'est contre le contact de l'erreur que noos sommes mis en garde, ici c'est la mauvaise conduite, les passions honteuses, les vices de toute sorte, •: apprenons à éviter et à fuir. A cou\ qui croi-
ra..... ^-.e la foi suffit sans la pratique des vertus chrétiennes, Jésus-Christ oppose la damnation certaine des hommes iMervis à leurs convoitises perverses et livrés aux débftoches de leurs cœurs et de leurs sens. Autant l'hérétique et l'incrédule offensent Dieu dans sa véracité, autant l'homme perdu de mœurs l'outrage dans sa sainteté, et aux uns comme aux autres l'expiation étemelle est réservée. On peut comparer le Hoyaume des Cieujc à I' /ni prend des poissons
.■ 1 . ' "<» les pécheurs le reti-
rrnt^ puis, assis sur le rivage, ils choisissent les bons • t dans les paniers et rejettent dehors Sans atteodtre, eomme plus haut que tes res lui demandent le sens de sa Parabole, Jésuscunsl les mène droit à la formidable 8C^' ' ^rement général. Ainsi en si^ra-t-il à la fin d> . v. Les
.Knyfs viendront et sépareront les justes des méchants, ' '■ "r ont dans la fournaise de feu. rt des grincements de dents *.
I MaU.. Xlli, 45.46.
* MaU.. XIII. 47, 4S. 49, 50.