‹ Nos saint évangilesChapitre 14 sur 124 · LE DÊMONUQDE DÉLIVRÉ BLASPHÈME DES PHARISIENS · texte numérisé non relu

LE DÊMONUQDE DÉLIVRÉ BLASPHÈME DES PHARISIENS

I. — Si les populations Galiléennes prolitaienl trop peu des engeignemenls du Sauveur, au moinà continuai, i se montrer avides de ses miracles et de sf!* 1 EUes le suivaient partout et leurs foules ^'taient parfois si nombreuses et si assi<'geanles que plus (» restait à Jësuset à ses Ap«*.tres pour la ' le repos. Mais, comme nous ne cesserons plus de le remarquer, les Pharisiens s'y m Ment plus """^'^ "i^ Je haine, plus audacieux dans ^*-^^r- i les ou leur* blasphèmes «^hontes. Le plushtrrible de ces blasphèmes, ils le redisent pour ' ' 'S d*un nouvel et «<clalant mira- 'iuand le miracle faitH^clalerTeni e du peuple que l'envie qui les ronïre se porte

j» ont rempli et désolé 1 histoire humaine tout

Au l»-' ' ' - •■ rme Satan, un peu

''"^'''"'" danslecoura des

" ' i<** forfait* jusqu'à ee que se pre-

"' ■■ -l'uMl lui — '— " • ■ :,

i après que nous laui .^

ionde jusque sur sa croix et daxâ son sépulcre, cora-

> MaU., Xni, (tt.

T. Il* A

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ment nousélonner des ruines qu'elle accumule partout ol jusqui- dans le sein de l'Êglisc ? N'est-ce pas là mh\ qu elle ei»t le plus opiniAtre et le plus dévastatrice ?

Sous nos yeux, maintenant, elle fuit jaillir du crpor et des lèvres des Pharisiens un épouvantable blasphëni' et voici dans quoUe circonstance. La muititude entourait Jèsust si nombreuse, çu'ii ne lui était plus m^-mc possible t non plus qu'à ses Apôtres de prendre gurlque nourriture. Cest alors qu'on lui présenta un possédé aveugle et muet '. Comment le charitable Sauveur n'eût-il pas été ému de compassion devant une pareille infortune ? « Aveugle et Muet ». Le démon avait donc fermé pour sa victime les deux issues di salut : l'œil et la langue ; l'œil par où entre la connaissance de Dieu, la langue qui confesse la foi et donne à Dieu la doire et la louange qui lui reviennent. C'est In foi ' sauve, et qu'est-ce que croire sinon < vo r

rin - . ' » Puis, quandlafoia inauguré en noas le salut, c'est notre langue qui, en confessant nos péchés, n»' * Quel av.

u;> me les )<•■

gue ? Où est l'espérance ? Où est le salut ? En Jésns- Cli: !i Lui seul. Jf'^'

cci . , de sorte qu < ^

toujours, quand elle suivait le mouvement de son bon coiur et n'avait pour guide que son droit ' ni, la

fuule exprima son admiration et alla méni t re-

connaître en Jésus-Christ le Messie promis au monde et qu'elle savait devoir naître du sang de David. N'est-ce point là, s'écria-t-cUe, le Fils de David *? Cette con-

I Marc, m, 90. Hatt.,XII. 'ii. Lac, XI, 14. 1 I : ., XI. U.Matt.. XII. li.

Mui., Mi, ia. Luc, XI. 14.

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•foi inquiéta el exaspéra tout ens^^mMe les

I ;' ' "lit h tout prix donner le cbaiifro à la

r;nl ? Nier lo miracle ou lui adapter

jue expiicatiou DaUirellc, il n'y fallait pas songer.

'ut à une vertu divine, c'était reconnaître que

ist était Dieu. Les misérables, en recourant à

iiii I ilile blasphème, aimèrent mieux scellera tout

m - iir condamnation.

II. — iJes Pharisiens et des Scribes qui étaient > f^m de Jérusalem dirent : • Lui-même est possédé lu démon, et c'est par la puissance de Reeizébuth, prime des dè/nc/ns, qu'il c/iasse les démons *.

Une fois déjà les Pharisiens avaient risqué cette explication aussi insensée qu'impie. C'était au début de

I •• du Sauveur ; les miracles n'avaient pas ' - - -ijoursa divinité dans un assez victorieux

cUl, el U perversité pharisalque n'était pas parvenu à ;n^ où le pardon ne semble pl'i i- parce que

uvertion n'est plus à espérer. J .. :.l releva l'insulte que par quelques mots calmes et doux et n'en montra l'odieuse extravagance qu'on multipliant les miracles sous les yeux des blasphémateurs. Ici, au contraire, U en fait une ample et puissante réfutation, il en

II "'»dieuB« fulie, puis il en annonce le cbfttimenl i mais jamais >a parole ne se départ de sa sérénité, jamais non plus son cour de U compassion qui ii ' ' ' r • non pas la mort . ' V «lu I ^us nous donne aiii iie

lu r^me el de la mansuétude dont nous devons accompagner nos revendications les plus légitimes, el de la

• Luc. XI. 15. lUU.» XU, U.

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volonté, non dVrm^ipr, mais de ramener el de guérir un adversaire ;il ulcéré.

Avant mil... .. < .over la voix, le Sauveur réfute le blasphème, car, en pénétrant dans les pensées secrètes, il se montre Dieu : C'est comme Dieu qu'il a eu empire sur le dt'-mon. Jésus pénétrant leur pensée^... D'autre parl^ sa mansuétude toute divine, opposée aux fureurs diaboliques, fait assez foi par elle-même qu'il est venu dans le monde, non pour frayer avec le démon, mais pour détruire sa domination. La verla est le contraire du mal, cr>min«' la lumière des ténèbres.

Jésus pénétrant leur pensée leur dit : Tout royaume divisé contre lui-même sera détruit ; toute ville ou toute / ' ■ ontre elle-m/'j' ' Qui

pourra es? Qui pou II i c<;

fait d'universelle expérience ? Qui ne sait que les Etats les plus florissants sont tombés dans la ruine dès que les^ révoltes et les divisions ont déchiré l'unitt* qui faisait leur force ? Une famille est prospère, elle s'étend, elle multiplie ses œuvres, là où ses membres parfaitement unis s'entendent pour accroître sa richesse et sa puissance. Mais voici que la désunion se met entre eux ; et ils se combattent, l'un détruit ce que l'autre à édiflé : C'en est fait ; divisée contre elle-même, celte maison est vouée à une irrémédiable perdition. Et si c'est là une loi universelle, inéluctable, l'enfer comme la terre y sera soumis ; si Satan détruit d'une part ce qu'il élève de l'autre, il se suicide lui-même. Mais alors que devient sa force ? Et si sa force est tombée, comment expliquer sa domination dans le monde, et tout spécialement lem-

» Mail., M ., XI, 17.

»llaU.,Xli ï ,IV,i4.«,J6.Lac.,XI,t7.

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]>ir«« qu'il exerçait sur la victime qui vient d'Mre d<^li-

' Comment Satan peut-il chasser Satan l* Si

n chassf Satan ^ puisque selon vous c'est par

/ :> huth que je chasse les démons^ il est donc

>l ^' contre lui-même . SU est divisé contre lui-

■"\ comment sa domination subsistera-t-elle ?

I i''nt impossible f elle est finie \ .

ins réplique, Jésus-Christ le forti- ... ' .. ..,.,.o>,.... .^?. i ...liisiens à eux-mt^mes et en les enfermant dans une contradiction. Comme Lui ses Apôtres c mon du corps des possédés, et, durant les

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