II..... j. ....-> ne cessent de donner partout, cet acte
d'autorité est continuel. Or, ces Apôtres sont des leurs, nés de leur sang, leurs fils : qu'a-t-on dit d'eux ? Les a-t-on eux aussi accusés d'être des démoniaques aux ordres de Satan ? Nullement. Les Pharisiens qui élèvent contre Jésus cette accusation, ne l'ont jamais portée à l'égard de ses diiiciples. Où est dès lors la logique ? Où est l'équité T Si e*est par Belzébuth que moi Je chasse h /J.5, vos fils par qui les chassent-ils * ? Jamais
\ l't osé les accuser. Vous avez donc reconnu
leur vertu et la sainte et divine origine de leur puissanr. '" •<« fils, m'aiment, me suivent,
' roi» M I lissent donc ot ma sainteté et
olre injustice? Oui, et c'est ainsi qu'eux-mêmes seront
ir les mines de Terreur que t'établit solidcm»Mii il vi ri;<-. L'abominable erreur était d'attribuer à J>'>»UH.(;iiri-i tr: - ;r d'emprunt, et d' ,1 fnii h
l'rnfi'r : l.i \' i. ju'il agissait par - puis-
• I îtr . TT. 1«. Mati.. XII, «. Marc., IV, «. ' »« l.iic.XI. 19.
' 1 Malt.. XII, 17.
i-J. LE I>ÉMi>«.Av. .. .,i.^>-i.è. BLASfUivMK DKS PHARISIBNS
sance, par une puissance divine, et quMl était Dieu, le Dieu descendu sur la terre, le Messie promis au inonde, l'unique Sauveur des hommes. Si je chasse Ir " > par l'Esprit et par la force de Dieu, c'est li le Royaume de Dieu est vtnu au milieu devons *. Autant de mots, autant de chefs <V ' " î ' '' d*alj«»rd, puis les incr<^dulcs et 1» - Jésus-Christ ? C'est Dieu même qu'ils rejettent, et, avec Dieu. « lo Royaume », la gloire, le bonheur, les joies éternelhs. CVsl là leur folie : Voici Jour ingratitude, Jésus-Christ « est venu » à eux; c'est Lui qui. franchissan* ' ' ince du ciel à la terre, a fait les premières ava. . appelant, les conjurant, se jetant à leurs pieds, leur affirmant de mille manières son incompré-
hen •" Tiour. Eux, les misérables, sont restés sourds
et <'8 : C'est leur crime el ce sera leur châti-
ment.
Jésus-Christ continue k établir sa divinité. Satan tenait la terre dans sa dépendance, car l'homme en se s*''parant de Dieu par le pérhé, s'était donné h lui, et pas une puissance au monde ne pouvait arracher l'humanité de sa terrible mais juste domination. Dieu seul pouvait opérer notre délivrance en le terrassant, et Jésus qui le terrassait montrait par là qu'il était Dieu. Corn- -ment peut-on forcer la demeure d'un puissant et lui arracher ce qu il possédera moi' venu à le garrot ter ^ et alors on n Jésus-Christ chasse Satan du corps des possédés, et lui arrache ses victimes : C'est donc d'abord qu'il est son adversaire, mais surtout qu'il est son vainqueur. Et si
> Marc. XII, 18. Luc. XI, 90.
■» Mau.. Xli. ». Luc, XL ix-n. Mare., IV, S7.
LE DÊNOMIAQI'E nËLl^nt^i. BUSPnÈME niS mARISIENS 43
i« puissance humaine était à jamais incapable de ce coup •ce fl q ut un j)oiivoir
il était ù :. . '. ...1 qui Satan fuyait
Il ? El si la délivrance d'un seul possédé rend celte
n le sera-l-eile davantage
, ...,.,. .. Jésus-Christ à travers
•• monde ellcf siècles, ses perpétuelles victoires sur ne forme qu'il revête et à quelque
. .„. ,. , j ,. il soit parvenu ?
Le blasphème ayant porté sur une prétendue connivence en' —Christ et l'enfer, c'est aussi sur ce point qui . de revenir. Qui n'est pas avec moi est contre moit et gui ne recueille pas avec moi dissipe? Cerl- ^ilan n'est pas avec moi, ne partage pas mes > '-s, ne coopère pas à mon œuvre! Bien loin d*èlre avec moi il < est contre moi <> ; il s'efforce de renverser ce que j'ai édifié, de corrompre ce que j'ai puriflé, de jeler les ténèbres là où j'ai répandu la lumière. Je prêche la vérité : il insinue l'erreur. Je dispose les imes à lajpénitence : il les pousse aux folles joies du vice. Je rétabli» le règne de la vertu : sur les ruines de la vertu il élève l'empire du péché. Je conduis jjjçg .-1. 1 1 - rr^cipiie les siens dans l'enfer. Ma mi«v, ,;-, par toul»* U t^rre et dans toute r/'lendue des temps ii moisson : sa mission à lui est de perdre et de dissiper ' '""'' '""ni avec lui et en loi ses tdeptas.
in. — Le crime des Juifs avait déptssé toui m re : sans mesure aussi sera leur cb.^timent, et nous voici devant l'une des plus formidables révélations de l'Êcri-
> Luc. XI. 13. Malt.. XII. 30.
44 LE nÉMOmAOUK nÉU>'RÉ. BLASPni^ME DES PIlARfSTETCS
ture. Un p^'ch/* peut ronFenner une telle malice et être commis avec des dispositions h ro point perverses, que la conversion du coupable est dfvenu»' romme impossible. Sa malice est une malice consomm^-e, et il en est arriv<'> à ce point où en étaient les Anges rebelles quand ils furent frappés. Ce péché ne sera remis tn en ce mnndrni en l'autre ». En ce monde il sera frappé sans miséricorde et sera expié par de terribles maux ; dans Tautre aucune délivrance n'est à espérer, c'est l'enfer, c'est l'cxpialion éternelle, c'estla damnation sans remède. On sort du Purgatoire, on ne sort pas des bagnes éternels. C'est le double sort qu'eurent beaucoup de Juifs qui, dés la vie présente, furent condamnés à d'épouvantables supplices lors du sac de Jérusalem, de la ruine de leur patrie, de regorgement en masse, de la dispersion par toute la terre et de la « désolation » sans fin prédite par Daniel : et celte expiation temporelle ne fui que le prélude et l'annonce de leur étemelle damnalion.
Terrible péché que celui « qui n'est pardonné ni en ce
monde ni en l'autre! » Et quel est ce péché? Jésus-Chrisl
rappelle /r hlny)hrmr contre h Saint-Esprit '. Quel
esl ce blasplM-mo? Autant qu'il nous est donné de le
comprendre d'après le mystérieux langage du Sauveur,
' ' '■ ' mal, c'est " T», : .on-
< e, sa bol, i.»b-
stant cette connaissance et 'par] une malice pour ainsi
(V ■ Tnie, l'assimiler au mal, foire de Lui un Dieu
iie. Si l'on pouvait arguer de l'ignorance ; si
Dieu ne so n'vélail que confusément et derrière l'om-
• Mail., XII, 31-31 Mar'- W «ft-S9^.
* MaU-, Xll, 3i.
LE DéXO^nAOrB DÉLIVBé. BLASPHEME DKS HIARISIENS 45
bre et l'iadérision d'un nuage, le blasphème obtiendrait
." " '(le cl !♦• ■ ■ t-n
: ^ <n. Mais <; -i?^-
plii'nie Dieu jusqu'à lui prêter In malice du démon, alors
, ■■' ' •■ * • :. • :•■:'• -V : 'rc.
sité effrayante ; il est consommé dans le mal, il ne se convertira p!': — " ' '•^. C'est
le cas des Iv - Christ.
S'ils 86 contentent de blasphémer contre Lui, 1 Hommc« Dieu, le pardon peut suivre le repentir. Pourquoi "^ Parce quVn J* sus-Christ la l)ivinit«>, bien qu'apparaissant dans les œuvres, reste néanmoins dissimulée sous les faiblesses de l'humanité ; c'est le nuage, c'est Findécision, c'est la circonstance atténuante, qui permettra au Sauveur en croix sa touchante pri^re : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font». Mais quant à l'Rsprit-Saint c'est tout autre chose ; ils le connaissent, ils confessent sa divinité, l'Écriture entière le leur a manifesté comme l'auteur de tout bien, l'Infini opposé de tout mal: ils savent que c'est Lui, le Dieu de tonte sair;' -se le di'mon, Lui par consrquenl en
lequi . ^ '....;.-.t le chasse ; leur blasphème qui attribue tu démon l'acte de chasser le démon, retombe donc directement i et
confessent la , miis-
sible, c le péché qui ne leur sera pardonné ni tn ce monde ni en l'autre ».
Je roua Ir déelore : tout péehé^ tout blasphème sera remis aux hommes; mais le blasphème contre le y !' ■' ; lira
pat t I I . : ■ 'lis ^
mais pour celui qui aura parti contre le Saint'
40 LE DÉMO!fIA0l*B D^tVRÉ. BUSPBI^^IIB DKS PilARI<(IE!«S
Esprity il ne lui sera remit ni en ce siècle ni en t autre *.
f,....n.. d effrayante cette menace 1 Noos Tavons vu s'a< .ourlesJutfs; elle neces8e,depui8, d'atteindre
les iiM • . <ux qui les imitent dans la perversité de leur bla^plit iiiti. Nous en avons vu de ces écrivons blasphémateurs, nous en voyons encore. Us parviennent à on tel (logré de malice dans les accnsations qu'Us formulent contre le Dieu qu'ils connaissent et ont autrefois adoré, que leur conversion leur est devenue comme impossible et que leur mort est, à nos yeux, dans la mesure où nous pouvons l'apprécier, une mort sans repentiince r*t sans pardon.
Au dire de saint Matthieu, Jésus-Chrit ne termina pas ici son discours, mais montra de plus aux Pharisiens blasphémateurs l'illogicité où les menait leur ivresse de dénigrement. S'il est un principe sûr et ' 'ble, c'est que les effets suivent la cause, que !• -ont
ce qu'est la source, les fruits ce qu'est l'arbre. Si l'œuvre • ' Ile ne peut av " nne
origine, et (ii ^ uvientdumai ic la
lumière est engendrée par les ténèbres et que de bons fruits sont portés par un arbre mauvais. Et telle était la sottise impie sans cesse formulée par les Pharisiens, lis voyaient les œuvres du Christ, sa puissance toujours mise au service de sa charité, la guérison des ir ' la consolation des aflligés, le soulagement de l< misères , la joie rendue aux cœurs les plus brisés, l'in-
nocenceel 1' ' - prenant la p'--- • ' ■ -il le
vice et le d r, Madeleine he-
resse ennoblie dans les larmes de son repentir, la veuve
• MaU.,XJI. 32. Marc. IV. «-».
LE uèMOXUQUK DtUVBÊ. BLASPnèHK DES PIIARISIEJI8 47
de Naiiu iaris»aut ses larmes en élreiKOAnl dans ses bras son fils ressuscilé : ces bit ' 'ui
les Iransformeren mauvais-- ux
malades guéris, aux possédés délivrés, aux infortunes de loule sorte «onlag<^es, que leur délivrant . tlel
le secours accordé un acte inique? Au^ mus
ne le tentaient pas, ils se contentaient de persuader aux fuules que l'aclion, quoique bonne, venait d'un homme mauvais. El le Sauveur àc leur dire : Cn bon arbre donne de bons fruits, un mauvais arbre de mauvais fruits. Ou fji- ' ' ndez que les fruits sont mauvais
et l'arbre /// , ou bien si vous dites gue les
fruits sont bons dites que bon aussi est tarbre qui htit. Car c'est à ses fruits que ton reconnaît
Eux-mêmes ne TériQaient que trop ce principe du bon sens et de l'expérience ! Ce qui sortait de leur bouche et de leur caur était détestable, comment ce coîur eût-il po être bon ? Imitant leurs ancêtres qui persécutaient lee justes et tuaient les Prophètes, perpétuant les forfaits de leurs pères, ils étaient vraiment « une race de vipères », fils mauvais de mauvais pères. Engeance de
' "' • :,ourrieZ'VOUs dite de bonnes chO"
-ne vous Cèles ? Car c'est de tabondance du cœur que parle la bouche '. Quel trésor de haine et d'impiété doit renfermer vos Ames pour qu'il cn sortent de pareiN blasphèmes ! Quelle infernale envie vous dévore pour que vous poursuiviez ainsi Celui qal ne voos veut que du bien et n'a sur les lèvres que les pirolee da salut 7 Car si nos propos montrent quel fond
1 MaU..Xll. 31.
• MaiL, XII. .11.