LE SIGNE DE JONAS
annonce de leur réprobation future ; mais, hélas, nous ne les verrons jamais céder à un bon mouvement, ni m" iilre et observer 1< <ie la plus .1.-
ni 11*. Se détachant ' , nie, quelqur^-
is des Scriàrs et des Pharisiens s^ approchèrent de Jésus et lu' ' '; Maître, nous voulons vous voir faire un ' dans le ciel*. Dans rimpossibilil»*
où ils se voyaient do surprendre Jésus dans ses paroles,
il= ' ' "'dans te « signe au ciel » qu'ils réciai
il- iu prétexte h l'incriminer ou à le m
- r devant la foule, [jn signe dans le ciel î Mais Moïse, mais Elie, mais d'autres Prophètes en ont opéré de plus éclatants que lui ! Bien plus, les Mages de Pharaon se montr^reul dans leurs prodiges plus puissants que ce Jésus qui se prétend le Fils de Dieu. Inférieur aux Prophètes, il l'est m<'m« aux sorciers d'Egypte ! On entend d'ici I' ^ [tant ce thème. El que faisaient-
Us doue ... . ,>....,....,. wiies miracles de rHomme-Dicu ? Us lui demandent « un signe •, alors que chaque jour, chaque heure, multiplie les signes sous leurs yeux. Mais cen*estpa8 la conviction qu'ils cherchent, c'est leur haine qu'ils veulent assouvir. Et comme tous les hypocrites •' ' honorer leur victime
q'i , . — laltre •». disent-ils. Quede
fois ils Ponl deshonoré eo lui prodiguant des épithètes lnî" lie de bonne chère «.«buveur devin»,
< imarttain >, « possédé » ! Ici pour
mieui le tromper, ils le llattent. L'altitude de Jésus est P" pleine d'en-- Ouand ses ennemis
l'ii sa réponse i> uce; quand ils le
flattent, son verbe devient ftpre et mordant, nous don-
• HalL, XII. as.
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nanl ainsi à enleudre que si l'injure doit nous IrouTcr maîtres de nous, la flatterie doit nous déplaire et nous irriter.
Cftte génération^ répondit Jésus, est mauvaise et adultère '. Dans ces deux mots, qui montrent comment par sa prescience divine il sondait le secret de leurs cœurs. Jésus résumait toute Thistoire Juive, c Mauvaise », « adultère » : telle est leur a génération », leur race entière, la suite de leurs ascendants. Ne sont-ils pas les flls de ceux qui persécutaient et faisaient mourir les Prophètes ? Leurs ancêtres, comme eux, ne demandaient-ils pas aussi « des signes » 7 Et toujours ingrats au sein des merveilles et des btenraits de Dieu, n^agissaient-ils pas comme s'il n'avaient rien reçu de Lui ? Génération mauvaise, et de plus •< adultère >, mêlant sans cesse l'erreur à la vérité, l'idol&tricau culte du vrai Dieu, toujours pardonnes et toujours relaps, exaspérant et décourageant les sauveurs qui leur étaient envoyés, et méritant de l'un de leurs Prophètes le nom de « nation exaspérante •.
Cette génération mauvaise et adultère demande un signe ? Il ne lui en sera pas donné cT autre que celui du Prophète Jonas. De même que Jonâs a été trois Jours et trois nuits dans le sein du monstre^ ainsi le Fils de t homme sera trois jours et trois nuits dans le sein delà terre. Comme Jonas fut un signe pour les NiniviteSyle Fils dp l'Umiinif smi un sinnr pour ( cite
génération «.
Le signe qu'ils demaudcnl û& ne iauruut pas, et ils ne l'auront pas parce qu'ili« n'en sont pas dignes. Les
» I.il.-.. \! NI .. XII. M.
* MaU.. Ml. ■• iu. Luc. XI. »-3n.
LE SIGXB DK JONAS 5i
miracles sont donnés à ceux qu'ils pourront éclairer et édifler ; pour les incroyants obstinés le miracle 'n'a que faire, et Dieu !»• rt'fiise. Lf signe ne lui sera pas donné, au moins ct'liii que « celte génération mauvaise et adultère » demande. Mais il en est un qu'elle devra s' tii sera pour elle le commencement d'irrémé-
(] saslrcs : c'est la Résurrection de Jésus-Christ.
: le Sauveur ne la lenr prédit pas en termes explicites 1 ' ' • , V' M. -mes, il la leur insinue si claire- >" . Mt jamais le souvenir, et, après
le drame du Calvaire ils iront trouver Pilate et lui diront : « Ce séducteur disait durant sa vie : t après trois jours je ressusciterai». La Fiésurreclion figuréedan» le miracle de Jonas était donc bien le c signe » que Jésus-Christ leur réservait, le seul dont leur iniquité sans repentance les rendait dignes. Signe terrible! Jusqu'à sa Résurrection le Sauveur ne leur a montré qu'une inlassable patience, une charité miséricordieuse, qui ne cessait de les appeler au pardon. Il supportait leurs insultes, pardonnait leurs plus abominables blasj>h''me8. Jusque sur la croix appelait sur eux la déni' nf de Mtn Père. Elle fut longue la période de la ■ I ' l'-e! Mais elle prit fin. Quelques années lie de Jonas », c>st*à-dire la résurrection, fait rntendrfl ses grondements précurseurs; ranlent, la guerre Juive se
- .-.". iible orage est près d'éclater.
•n sait ce qu'il fut, et comment, suivant la prophétie
•^Qs, ses calamités sanglantes et ses douleurs n'ont
le conparables dans tonte l'histoire humaine. Jéni-
II est détruite, le Temple incendié, lot Jnifs par
s en caplivilé et vendus.
I '<ncée par Daniel s'étend
5t U StG!<rS DE J0KA5
sur « la Rénéralion mauvaise et adultère », el depuis elle n*ii -se de peser sur elle de tout son poids.
C'est < K* Jouas >.
De même que Jonas a été trois Jours et trois nuits d(i< '< (ht fftonstre, ainsi le Fils de f"
di:: i Irais jours et trois nuits dans l<
la terre '. Ceux-U seuls s'étonneront du miracle de Jonns qui ouMient ou ignorent comment il plut à Dieu d'annonoiT d'avance au monde, tantôt pardes prophéties, tantAt par des ligures, les parties diverses dont se compose le mysl?*re de noire Rédemption. Aucun trait ne manque à celte histoire aniicipée de l'Homme-Dieu Kédempleurdu monde : sa naissance, sa vie cachée, pu vie publique, sa passion, sa mort, sa résurrection, son ascension, sa vie mystique au milieu de nous. Comment sa sépulture eut-elle seule été oubliée? Elle le fui d'autant moins que, outre rinelTable consolation qu'elle donnait à nos lombes, elle était le fondement nécessaire' du miracle de la Hésurreclion. Jésus-Christ voulut (iudéposé dans le sein de la terre, dans un sépulcre sctlhpar les Juifs eux-mêmes, gardé par les soldats à la solde des Juifs, y rester trois jours et trois nuils, <î' ainsi la réalité de sa mort pour établir irréfuu.. . :. ... « le signe » de sa Résurrection. Et, comme il voulait que la réalilé fut ainsi mise en lumière, il voulut que la figure repriscnlAt au vif cette réalité. Dans les profondeurs de la mer, dans le sein du monstre, Jonas consena durant trois jours el trois nuits une sorte de mort vivante, qui préludera aux œuvres d'un puissant aposlal. Sorti miraculeusement de m mouvante sépulture, Jonas convertit Ninive ; sorti divinement de son sépulcre,
« Malt., XU, 40. Uc, XI, 80.