LB SIG1«S DE JOXAS
su8-€brist convertit le inonde. Prêchant h une ville idolâtre, .1 : n'est qn'un prophète la remue, la
Intl. !ii». h Lit tout entière; Jésus-Christ, vrai
Dieu, envoyé à un peuple que les grâces innorol lommer le t Peuple de Dieu, »
n .- ,.. . - ;.,'3, n'y recueille que la ^lôrilii.'
'. n'y laisse que le châtiment.
'"■'■-I ■■>''•■,■ ;>(:,.. .1,1 châtiment que Jésus-Claist
1:1! i »; - -. > .1. rtii' rt>5 paroles. Au jugement, les Mnivifes se lèveront contre cette génération et la c ■ if. Car eux ont fait pénitence à lu
ri- I I l y a ici plus que Jonas ^ ! Oui, r. ^
lisqu'il y avait le Fils de Dieu ! Et le parallèle adresser entre le prophète et le Dieu des Prophètes est la plus éclatante démonstration de l'iniquité des Juifs et de la justice de leur châtiment. Ninive ne reçoit qu'un homme, c'est): •' 'VaagéUse IsraPl et le convie au par-
don- .1 "'me pas à faire de miracles tant la
foi des Nmivites fut prompte et leur conversion sincère. |p — :__ 1- I I .. ,1-: . / ,,j^l innombrables et ses
I> i^ que Jonas n'avait à la
!)• ■>'■ les menaces, les plus suaves paroles sor-
ti .., . !.. < — ...- j^jj^g j,.. .. .. :, Ijj ruine
d .'le coupa iT'l pri'va-
rtcaleur. J- -l ne prêchait que la miséricorde et
n*» ^"i-"'' • ;..;, que le plus brillant avenir. Jonas
•'• i pour éviter les labeurs et les dan;;ors de
1' I us !i'i>(rre de lui-même aux souffrances
M i plus douloureuse des morts.
l'n parallèle plus saisissant encore achève de confondre le Juif. Au jugement^ la reine du Midi se
• Malt., XII, 41. Lue., XI, 3i.
54 LE StGNK DB JOKAS
lèvera contre les hommeë de celte génération et les condamnera ; car elle vint des extrémités du monde pour écouter la sagesse de Salomon . Et il y a ici plus que Salomon '. Quelle coDfusion pour Israël 1 Voici une reine barbare, que les divines Écritures n'unt point instruite, que les Prophètes n'ont point éclairée, que le culte du vrai Dieu ne sanctifle pas ; elle entend parler d'un sage qui la peut guider dans les voies de la justice, elle accourt. Elle n'attend pas que la lumière vienne à elle, c'est elle qui vient des pays lointains, en dépit des fatigues et des dangers d'un long voyage, au-devant de lu lumière. Et les Juifs que font-ils? Alors que le Dieu de toute lumière vient à eux pour les instruire, ils se détournent, ferment obstinément les yeux, et persécutent Celui qui leur annonce le salut.
Cette obstination crie vengeance, et la vengeance viendra sur eux. Plus haut, Jésus-Christ leur faisait entrevoir qu'à ses années de miséricorde succéderait le jour de sa puissance, et que sa Résurrection serait pour eux le <i signe > des calamités et de la désolation. Ici, il montre sous un jour nouveau et plus sombre encore Pétat du peuple Juif, tel que tous les siècles le contempleront. Etal étrange, inexplicable, unique Aau» l'histoire humaine. Car ce n'est pas tant dans sa vie sociale, dans sa puissance et sa fortune publique, que les coups divins seront portt's; la destruction de son temple, le sac de sa ville, sa dispersion par toute la terre, ne seront pour ainsi dire que le « signe » extérieur de la vengeance : le signe intérieur sera plus terrible. Le Juif porte dans son âme même le signe du déicide. Il est devenu aveugle, insensible, immobilisé dans son crime, poussé
> MaU.. XI, 4S. Lac, XI, 31.
LE SIGNft DB JOIfAS 55
au mal par une force roystériense, retenu dans la Tnal<^>dirtiun qui le remplit par des influences extranalurt'llos. ll»'slsous la domination c- - ' de Tenfer. C'est là r*'|MiUvantable suite de soi. , telle que Jésus-
Cbrisl la lui annonce sous une image, sombre et piT... ,,,,.,. entre toutes, l'image du possédé, qui, délivré i' ère fois, retombe ensuite plus bas encore sous
]• '"•■mal
i.-..-fUe Pesprit immonde est sorti d'un homme^
' erre par les lieux aridft, cherchant le repos. Ne le
, il dit : M Je retournerai dans ma de-
..... ^<* suis sorti. » A son retour il la trouve
idr, purifiée de ce qui la souillait et ornée. Il va /' ' autres esprits plus mauvais que
lu.. 1 ...:> ils entrent dam la demeure ^ s'y
établissent, et le dernier état de cet homme devient h'r I.
! -loire des Juifs, deux états très diffé-
rents; l'uo qui précède leur déicide, l'autre qui le suit. DorMitla période qui précède Jésus-Christ, ils furent sans doute bien souvent prévaricateurs; ils oubliaient et reniaient le vrai Dieu, Us se faisaient idolâtres, ils
■'1 ' , ^ iirs
ropres enfants: leurs crimes ne les livraient que trop
' " ' oix des Prophètes,
lit d'eox, U grâce y rentrait avec le repentir, Dieu les comblait de nouvelles faveurs, « l'esprit immonde était sorti de l'homme. » Mais, hélas, il n'est sorti du malheureux Israël que pour y rentrer plus dominateur, plus destructeur, et créer « un
« HalL, XII. 4M4-4ft.
56 LE SIGNE Dl J0NA8
^lal pire que le premier. » Les Juifs ont reçu la visite,
1 ' . ' ides, les mille It^moir ilc len-
-. le sang du Sauveur : ^ honni,
bafoué, chassé du milieu d'eux, mené au Calvaire et crucifié. Après lui, ses Ap<'*tres ont vainement tenté de les ramener au salut : ils ont maltraité et fait mourir les Apôtres. C'en est fait. Le démon a pris la place que Dieu laissait vide, et alors a commencé c«tte seconde histoire toute remplie d'aveuglement, d'obstination, de crimes et de malheurs. « Le dernier élal de cet homme di-vient pire que le premier. > Là où la dispersion les mône, ils deviennent le fléau des peuples qui les accueillent, sans cesse en révolte, traîtres sans cesse, n'employant leurs incroyables ressources que pour opprimer, ruiner et corrompre. Dès que le joug sévère ne pèse plus sur eux, ils sont d'insupportables tyrans, sans égards pour ceux qui leur ont fait du bien, étrangers partout, n'adoptant de patrie nulle part, demeurant, à travers les siècles, le monument des vengeances divines, et portant sur eux le « sitrne « (luc îtur .mnonni Jésus- Christ.
Nous <lf\ luu- pMiii- 'lu-iil iLvangile
faire (lu pt'uplf .liiif (ti, i ''■^» ^"^ montrer
en lui combien il est terrible de trahir la gr&ce, de lasser le ciBur de Dieu, de v*' par l'effet d» ' tes
sousle joug toujours |.i ml et plus ii iile
du démon. Le sort des Juifs ne doit pas nous faire oublier le nûtre. La même prévarication peut amener pour nous le même désastre. A nous aussi peut s'appliquer ce que Jésus-Christ nous révèle des dangers de la rechute. Plus encore que les Juifs nous sommes favorisés des grâces de Dieu, et Dieu épuise pour nous, les trésors de sa patiente bonté. Mais prenons garde ! Le trésor uoe
LA MÈHB rr LES PROCHES DE JÉStS 57
fois épuisé par nous, il ne nous reste plus que l'attente (' ' ' . »'i celte justice tombe sur nous d'autant
I ,. -ni que nos rechutes l'ont exaspérée davan-
tage. Si Pharaon se fût rendu aux premiers désastres que lui infligeait Moïse, il eût évité TeiTroyable catastrophe de la mer rouge. D'ailleurs, qui ne sait que chaque chute nouvelle laisse dans notre Ame les suites les plus funestes ? Nos forces s'^uisent ; la grûce s'écoule par les blessures que fait le péché, et le démon prend sur nous d'autant plus d'empire qu'après l'avoir répudié et chassé, nous nous livrons à lui de nouveau. C'est TcfTet d'une rechute que Jésus-Christ dépeignait dans ces paroles : Le démon dit alors : « Je retournerai dans ma demeure iF où je suis sorti... Il y revient avec sept autres esprits plus mauvais que lui... et le dernier état de cet homme est pire que le premier '.
II. — Le Sauveur parlait encore lorsque quelqu'un vint Tavertir que sa Mère et ses proches étaient-là désirant lui parler, mais ne pouvant, à cause de la foule parN u'àlui.C'esticirundesépisodcslcsplusdou-
loar>^ vie de Jésus. Il n'est pas douteux que ses
proches ne vinssent avec des intentions mauvaises el I I coupable dessein! Un des enfants d' A' ' fait
>on disciple, mais les autres étaient oi-
gnés de loi, sans même croire à sa divine mission. Peuauparavai ' 'jalousie, soit crainte d' irla
haine et les p* us des pharisiens, soit | use
aberration d'esprit, ils avaient voulu s'emparer de lui pour le garder à vue et le souslnire aux ovations el à
> IUU.,X11. 44.
58 LA M^RE KT LK8 l'ROCHBS DE itSV&
Vov : a li drrifnl fou ! disairnl-
i7i ^ tisir di' lui ' ».
Ils ne l'avaient pu alors, el, vraisemblablement, quand nouslesvm iiir el s'efforcer de pénétrer ' " i
Sauveur, c • - •• m^me dessein. Quant à .
immaculée et bénie, Mëre du Sauveur el Vierge sans tacbe, à Dieu ne plaise que nous l'impliquion? ' \ leulalive des fils de sa sœur! Us lui avaient, sai dépeint les dangers que courait son Fils et la pressante del'en arracher, elelle lesavait suivis. y«vi»/M/// quil parlait quelqu'un vient lui dire : t Votre mère et vos proches sont là dehors qui demandent à vous voir '. »
Marie ne pouvait douter qu'à son simple désir son Fils ne vint àelle. N'avail-ellepas duraut tant d'années éprouvé sa filiale obéissance, et plus encore Tempressèment de son cœur à lui complaire? Sans doute, quand à l'âge de douze ans il s'était échappé d'elle pour donner une première manirestalion de sa sagesse divine, il lui avait fuit entendre que, Uls soumis à Naxaretb, il n'en était pas moins Fils de Dieu, dispensateur indt'pendant des mystères du ciel. Mais, remarque l'Evangile, t ni elle, ni Joseph ne comprirent, » et Jésus continua a de lui nis. » Or, le temps de Naiarelli n'était plus,
et b. .. s; et l'amour de sa Mère n'avaient pu s'amoindrir, la manirestalion sensible avait cessé d'être ce qu'elle s désormais, appairten;!' r
a. .. , . .lait ses élus, il fondait -
faisait naître à la foi les enfants da Royaume et sans réserve il se donnait à eux.
< Marc, III, 31.
• MaU.. XII. 46. Marc. 31-3i.
t ma mère et qui sont mes pror/tcs? Kt t.i.i.- tes mains vers ses disciples ^ it ajouta: t Voici ma mère et voici mes frères. Et quiconque <• ' 'le mon P^re qui est dans ics
( 'Il frère, ma sœur, ma mère '. >»
L'obéissance aux volontés divines est la seule condi-
la grftce, et c'est la grâce
nié de Dieu.» Par elle,
m nous portons Dieu en nous-mêmes, » par elle nous
sommes divinement élevés et nous croissons « jusque-là
que le Christ est enfaulé en nous. >
jfeUS CHASSÉ DE NAZARETH