LE MARTYRE DB SAI.TT JEAN-BAPTISTR
trèrtnt en fureur. Se levant en masse Us chassé' rent Jém$ de la cUé, te pouasàrent jusqu'au faite
if ' ' '> leur ville est bâtie et
Mais que penvenl les hommes devant la paissanee d'an Dieu ? L'heure de se livrer entre les mains des pécheurs n'était pas venue pour Jésus. Il fit ici ce que nous lui verrons faire souvent durant la dernière année ' - ■' ' '^' je : il arrêta par une force mystérieuse 0 de ces furieux. Soit qu'il les ail frappés d'aveuglement, soit qu'une stupeur vint comprimer leurs efforts, Jésif^ pa<sa au milieu de leurs rangs devenus immobiles et s'éloigna de la cité '.
Il s'éloigna pour n'y plus revenir. Trente années durant, il y avait jeté à proftv ■ -^ '-' grAces de sa prière, de sês ^i^mples, de son . ùe tendresse. 11 était
rev* en avoir été chassé une première fois ; il
voul...> .. .wui prix sauver cette patrie ingrate; mais, elle, sourde h ^ voix et rebelle aux effusions de son eœar, venait de mettre le dernier sceau à sa réprobation. Terrible exemple à tous ceux qui par l'abus des grâces finissent par éloigner Dieu sans retour I
LB MARTYRS DE JBAN-BAPTiSTE
Sorti de Naxareth Jésus-Christ continuait le cours de ses prédications dans la Galilée; les Apôtres, envoyés par lui, y érangélisaicnt de même les foules, quand par- \inl la noovelle du martyre de Jean-Baptiste.
< Uc. tv. ».SB.
• Luc. IV, ao.
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Le saint Précurseur était resté tel que nous le vîmes sur les rives du Jourdain, clément aux humbles et aux petits, sévère et intrépide devant le- nls, sans pi-
tié pour les pécheurs publics cl sc.i n. Le pouvoir
royal n'effrayait pas sa jrrando âme. et quand Ilérode eut mit le comble à ses prôcédenls scandales en vivant adullèrement avec la femme de son frère Philippe, ilérodiade, il ne cessa d'élever une voix vengeresse : // ne t'est pas permis de vivre avec la femme de ton frère *.
La liberté du censeur ne pouvait pluire au prince débauché; il s'empara de Jenn, le Ht charger de chaînes et e Jeta en prison. Cependant plus voluptueux que méchant, peut-être lui eût-il rendu la liberté, car il vénérait et redoutait tout ensemble sa haute sainteté, il le voyait volontiers et le consultait au besoin ; mais celle qu'il avait ravie à son frère, la détestable Hérodiade, avait conçu contre le Saint la plus furieuse et la plus implacable des haines, et elle épiait l'occasion de se défaire de lui. Cette occasion elle Ut rencontra enfin au Jour anniversaire de In naisstmce dllérode. Le Têtrart/ue offrait un festin aux grands de sa cour^ aux tribuns militaires et aux principaux de la Galilée *.
P' nous à ces PII "nés entrevoir les hor-
reur ^ lit suivre? > ]»as plutôt la grftce du
captif que ce jour de fête, cette réjouissance publique, ce festin d'anniversaire, nous foui r? Mais une
grande leçon nous est donnée ; 1* sanglant que
déroule l'Evangile nous apprend à quel excès peut conduire l'inlèmpéf;: ' ' mystères de férocité
recèle Ir vie*- imiuir pas, nous sommes à
• Marr., VI. «7-18. Mail.. XIV.S-4-5.
5 Marc. VI. 17 21. Vnlt . XIV. .V4. Marc., Yl. SI.
LE MARTYRE DE SAISIT JKAX-BAPTIST' *i7
' 'l'S OÙ l'ivresse du vin W iii>puio à
i vure. L'bAte est un de ces princes dont
la dt^baurbe sans frein est comme l'apanage et le béne-
I" ' : ir ; les convives sont corrompus comme
is perdues de vices sont doux femmes que
le drame va nous faire apparaître. Les vins coulent à
longs flots, l'ivresse renverse les digues de la pudeur,
!*.s rir*"» sont dissolus, les propos obscènes, les convoi-
! aînées : les crimes les plus odieux vont deve-
, '>:>3ibles. Quel renversement de tout ordre et de
•' raison ! Un anniversaire n'est-U pas l'occasion
>> pieuse action de gr&ce au Dieu qui garde et pro-
la vie et miséricordieusement prolonge le nombre
innées? Au moins faut-il ne pas déshonorer par
fsse et la débauche une réjouissance dont la cause
lùcinière est une faveur de Dieu. Qu'ils viennent les
riches du monde, përes et mères de famille, jeunes gens
filles, vierges et mariés, qu'ils contemplent la
. :!i de ces banquets où la dissolution va de pair
ivec ruitempéranc«, où la substance des pauvres se dé-
■•■s vertus luvons
, banquet .: .. . .• , où se
p: -parent et M consomment les plus abominables 1 '•■•itats.
i.'-nlAt l'ivresse et la dissolution des propos et des rires ne sufilrent plus aux passions surexcitées descon- \iYes : un plus lassif plaisir leur fut ménafré mo
tilie t>ou'4 d'immodestes parures exérula qii< 'le
ces danses orientales, où toot est impudeur et excitation à la débauche. Par elle-même toute danse est déjà dangereuse et ce n'est pas pour ces lascives évolutions que nos membres noos ont été donnés de Dieu, et notre démarche a d'autre Qn qu'une saltation désordonnée. Mais
68 LE MARTYRE Of SAWT JEAN-BAPTISTE
que dire de ces danse» derOrienI dont les poètes grecs el romains nous ont laissa d'intraduisibles descripti- ; - ' Nul doute que la fille d'Hérodiado n'en ail ox<''CuU- i>> iinpu'k'urî^. La fillf (rHérudiade, entrant danslasnllr du festin, se mit à exécuter des danses, dont llérodc r' ■■■ convives se montrèrent ravis*.
lit là le pi^gc dressa, la diabolique macbination, sur laquelle Hrrodiade avoit compté pour perdre !»• Saint Précurseur. Elle ne savait que trop où la passion peut mener le voluptueux, et le désastreux empire qu'exerce sur lui la femme qui le s<'duit. Oui nous dira la profondeur de l'ublme où la courtisane précipite ceux qui se livrent à elle? Et qui nous dira de môme la perversité de ces êtres dépradés, de c» guinaires, auxquelles aucun crime ne Si I ,
Le malheureux qu'elles entraînent commence par perdre Ion' M-r toute ' ^' n '
cni plus in- : / /
ee que tu rotidras, dit- il à ia jeune fille, demanda le moi et je te ^ ' rai. U ajouta mhne le serment ; guellr (jn > demande^ s'vcria-t-il, fut-ce la moitié démon royaume Ju /"oi/rfl**/ Voilà un malheureux, hors de lui, hors de toute réflexion et de tout bon sens. Un serment !
L'acte le plus grave el le plus solennel, celui qui, nous
enrholnanl plus étroitement réclame de r '• '
maturité, llérode le prèle au milieu des • du vin et des passions, et comme si cette première folie ne suffisait pas, il le prèle sur un objet et dans des conditions inconnues ; il se livre sans même savoir où le
> Malt., Xlf. 6. Mare., VI. Si.
• Marc.. YI,11.1S. MaU., XIV.