‹ Nos saint évangilesChapitre 29 sur 124 · L.i PROMRSSK DK l'EUCKARISTIF · texte numérisé non relu

L.i PROMRSSK DK l'EUCKARISTIF

Comme il précise ce que nous devons œanpt>r ! ... ..... ,.{ absolues ses paroles ! Lr ;>«//<

y ma chair y que jr livrerai pour

le salut du mond»'.. . Ma chair est véritablement une

';re;tuonsaiujest véritablement un breuvage^.

:;ijl voir un langage figuré dans des expressions qui ne s'y prêtent en aucune manière? Dans quelle langue, chez quel peuple, « manger la chair > et « boire le sane > nnt-ils signifié t croire •, se nourrir de foi, s'ini quelqu'un par la foi? On peut trouver dans 4.., ..j.,. langues que « mordre », « dévorer c, veut signifier la haine, la calomnie, le désir de se venger d'un ennemi en le perdant. Mais rien n'est plus opposé au pivv, .. .,Q le Sauveur, par amour veut que nous nous •08 de sa chair, pour alimenter divinement la •? qn'il a voulu nous commv Toute

^ ,-ii' nous devient impossible quau . ^—Christ

ajoute que la chair qu'il nous donne en nourriture, est

711' i7 va livrrr pour le salut du

, :e-t-il à la Croix? Qu'y voyons-n(»us

immolée, cniciliée, expirante, sinon une chair véritable ?

<>inon un vrai sang, le vrai sans du

i celte m^me chair, c'est ce m»^mc

sang, qu'il nous donne à manger, qu'il nous donne &

lK>ire.

La clarté seule des lenneji et l'impossibilité d'y donner un hens flguratif suffiraient amplement k établir It rralir- î ' • ' " " ' ' ' ' '-in-

i-onlirinalion t Les Juifs comprennent SI bien qn'il faut

t JiMa.,VI, ai.

• Joan.. VI. Si.

104 LA PROMESSe DE L*Rt)CllAIIISTIE

manger la chair el boire le sang du Christ, que c'est là mfrne ce qui les révolte el les Fait s'écrier : Comment Celui-ci peut-il nous donner sa chair à maïujer ' ? Le moment est décisif. Si Jésus-Christ n*a parlé qu'en imapc et d'une man*

tournera les Juifs dH i it

que cette méprise se tourne en scandale, et que de longs sit'i ' iront trouver dans celle erreur le sujet d'une

T\'\ l'Iolâtrie. Quoi! Jésus-Christ, le Docteur de

la vérité, la Vérité vivante, venu en ce monde poui arracher le monde à ses erreurs et fonder le royaume de la vérité, n'aura parlé que pour légitimer la plus monstrueuse des erreurs! il courbera les génération > abusées par Lui devant un morceau de pain, leur nvr;: t laissé croire que ce pain c'est sa chair, que ce vin < > son sang! li vient de dire : le pain que je donnerai c'est ma rhair... '. 11 a donné, sous peine de mort éternelle, l'ordre de manger sa chair ^ de boire son santj*. On le croit, on se trompe grossièrement en le croyant... Que va-t-il faire ? Assurément dissiper cette méprise, expliquer qu'il n'a parlé qu'en iigure, car partout el toujours Lui ou ses Ëvangélisles rectifient les fausses interprétations, dans les circonstances de Iwainoup moindre valeur.

Or, c'est absolument le contraire qu'il fait, dans la plus solennelle et la plus grave des occurrences. Non seulement il ne détrompe pas les Juifs, mais il les enfonce, pour ainsi dire, dans le sens d'une manducalion réelle de son Corps. En vérité, en vérité^ je vous le déclare^ si vous ne mangez la chair du Fils de

> Jean., VI, SI.

» Joan., VI, ».

* Joaa.. VI, 54.

LA PROMKSSB OB L'EUCDARISTIR |0S

lloinnif. ri <i W1M5 ne buvez son santj^ vous n aurez pas ta vie eu vous. Celui qui mange ma Chair »•( f'oii mon Santj a la vie éternelle et je le ressusciterai

'/ dernier Jour. Car ma Chair est véritablement une nourriture^ mon sang est véritablement un breuvage. Celui gui mange ma Chair et bni/ num S, ni// '/'-

leure en Moi et Mai en lui '.

' 'le preuves encore de la divine

i ? Le Sauveur nous satisfait on

ibissant la douloureuse désertion de ses disciples, l> " " ■■ " ns. Beau-

'■ ; :■ . . X paroles y

dirent : Cest vraiment trop fort ! Qui peut sup- /' ■■ ' '*... Et à partir de ce inn-

f" iples se retirèrent etci s.; -

Ht d aller avec Lui >. Connaître l'inflnie tendresse du «.«l'ur divin, la sollicitude du Bon Pasteur pour ses brebis, le tiésor d'amoui- et de dévouement renfermé dans ces paroles : « Père, je n'ai perdu aucun de ceux que vous m'avez fonfl»''s ! •» c'est apprécier l'amère douleur ny^senlie par le Sauveur du monde en voyant s'éloigner de lui et tte perdre la foule jusque>là si empressée de ses

disciples. V •' ! les laisser s'éloigner, alors que

d'un mut 1^ :<' les retenir? Ce mot, non seu-

lement Jéiku>-(.bri»l uu le prononça pas, mais il eut consenti k la perte, même de ses Apôtres, si leur foi à Pineffable myftière eût défailli. C'étr.it au sens naturel du mot qu il avait dit : Ma Chair est vraiment une nourriture^ mon sang est vraiment un breuvage *. C'était de la manducalioD réelle de son corps sacré qu'il faisait un

Jean., VI, 54-aEMS.

* Jo«R.. VI. (II.

• Joan.. VI. ao.

106 LA PROMBSSft DB l'BUCHARISTIE

formel précepte, el, pour les adultes, une absolue ce: dition de salut.

Sans duuU* tout cela nous demeure un mystère et plus profond des mystères, mais néanmoins nous peu vons soulever quelque peu le voile, concevoir quelque peu pourquoi nous devons « manger la Chair et boire le Sang» de l'Homme-Dieu. Il ajoute en effet: Celui f/ui mange ma Chair et qui boit mon Sang drmeurr m moi et moi en lui. De même que moi, envoyé d mon Père qui est vivant , je vis par mon Père; ainsi crlui qui me mange vivra lui-même par moi. Par Moi il jouira de l'immortalité. Voici le Pain descendu du ciel ; et nctn pas semblable à la manne que vos pères ont mangée et qui ne les a pas préservés de la mort. Celui qui mange ce Pain vivra étemelle' ment *.

L'Eucharistie n'est pas une miséricorde et une spleu deur isolées : elle rentre dans un vaste plan de Dieu conçu par son cœur, exécuté pour sa gloire, pour la gloire de son Verbe Incarné, pour la béaliOcation de ses Elus, pour la gloriflcation de la terre et du ciel. L'En charistie est. comme l'avait chanté le ' •% « le

monument commémoratif de toutes le< . .Iles de Dieu > . Elle est le couronnement de son œuvre la plus splen-^ " irnation de son Verbe. L'Eucha-

ristie : jue àme les mcrveillos de puis-

sance et d'amour réalisées par l'Incanialion dans le monde entier.

(Comprenons d'abord que rEacharisUo est une œuvre d'amour. Dieu nous aime et nous envoie par amour son Fils unique. Ce Verbe de Dieu, incarné par amour, s'*'

I Joan.. VI. S7.;»-».

LA PROMBSSK DR L*BtT.nARISTtE 407

prend pour nous d'un incompréhensible amoar. Or que vcul Taniour, que n'claine-l-il comme son impérieux besoin ? L'union. Et plus l'amour est véhément plus Tanion sera parfaite. El quelle est, sur terre, la plus étroite union? Celle assurément qui des deux fait un seul corps : « nous devenons, dit TApôlre, un seul corps ». C'est le prpmiftr H merveilleux effet de l'Euchari-^ ' 'rant en nous, nous faisant

viv ...... c .Ire entier, nous devenons

arec Jésos-Christ un seul corps» dont il est la tète, nous le- fs. Ainsi nous est montrée l'incroyable

ini .c l'amour divin. Quand les serviteurs de Job

feulent témoigner de l'immense et insatiable amour qti ■ voué à leur Maître, ils poussent ce cri, qui

«5« . i de la folie, s'il n'était celui de l'amour: * qui

us donnera de nous nourrir de ta chair ? » Quand une mfcre, ivre d'amour maternel, pose sur son enfant ses lèvres brOlanles : * je te mangerais ! » crie-t-elle ; et de fait, autant que le lui penuet son impuissance, *!' ' «de caresses, ne pouvant rien de plus,

^•' -use l'est réservé. Après s'être donné à

ir, à entendre, à toucher, il se donne en nourriture. Lr v«pu de notre natununion la plus parfaite. «

les amis de Job faii^aient entendre une irréalisable aspiration, le fî' ' ■ '• ' réalité: t 11 main chair n d< i^un sang »,el la m Dieu devient sa vie. ùe même çve moi, envoyé 4e mon Pin - • ' v;rf, ainsi cr.lui (gui I. ,, »,

Sacrement d'amour , l'KuchansUe, nous apparaît

» Jean., VI. m.

108 LA PROMRSSE DE l'BUCIIARISTIB

comme un Sacrement de gloire. Qaelle gloire ! Quelle splendeur ! Quel divin ennoblissement ! Dès la vie présente nous sommes merveilleusement IransAgurr'-- < : èlres divins, illuminés par le Soleil de justice qui <; en nous SCS éblouissants rayons, devenus idela pa divine », « associés à la divine nature », « possc.......

en nous comme un commencement d'être di?in ». Et si d^8 l'exil, alors que tout est ombre, nuit obscure, nous brilluns d'une telle gloire, que sera-ce quand l'uniun Eucharistique nous fera resplendir dans les cieux? Quand la vie divine déposée en nous apparaîtra dans son aveuglant éclat? Quand se sera réalisée sur nus corps eux-mêmes la promesse de Jésus-Cbrlst : Celui gui manyf ce pain, vivra éternellpmrnt. , . Ct'hii qui mange ma chair et qui boit mon sany a la tir è/rrne lie et je le ressusciterai au dernier jour ^ ?

I * 'A un des plus naturels apanages il»

I'Im - substantielle nourriture accroît ri

maintient les forces : quelle vigueur ne communiquera pas au chrétien l'aliment qui n'est autre que la chuir ei le sang d'un Dieu ? Aussi revenons-nous du sucré bau~ quet comme des lions respirant la flamme, terribles aux démons,' plus, forts que le monde, armés contre nos passions, capables de jeter au ciel et à la terre la clameur triomphale : t qui me séparera de l'amour du Christ? »

En même temps qu'elle lui communique une force divine, l'Eucharistie prête à notre Ame une divine beauté. Le Paradis terrestre, qu'arrosait le Fleuve de vie et que Dieu avait rempli de charmes et de splendeurs, est resté pour nous le type de la beauté. Mais

• Joan., VI, 89.

LA PROMESSE DE l'eUCUARISTIR 109

quel paradis plus délicieux rEucharislie fait de notre àme ! Les (leurs qui y croissent sont les lleurs des divines vertus. Les fruits y sont ceux de la vie éternelle ; le sol pas autre que Dieu même résidant en nous et faisant apparaître les merveilles de sa puissance. Le fleuve qui arrose et féconde co Paradis de délices, c'est le sang du Christ que l'Eucharistie nous fait boire, qui y • Ma vigueur des plantes et la richesse d'une

U.. . .este. Les hôtes de cette demeure sont les Anges et le Dieu des Anges, car l'adorable Trinité n'a pas sur la terre de sanctuaire plus aimé que TAme du communiant.

Ajoutons que nul sanctuaire n'offre une plus puissante sécurité. A la vue du sang divin qui fait accourir les Anges, les démons fuient épouvantés, les souillures du péché s'effacent, le Saint des Saints est purifié. Le sang figuratif purifiait autrefois le Temple : combien plus le sang du Christ purifiera notre àme ? 11 suffit aux Hébreux de teindre du sang de l'agneau le seuil de 1' ' t'S pour ' !• aux coups \lc l'Ange

' ^ i ; ainsi, i ^ lu Sang Divin, .iffnHile-

rons-nous le passage de la Justice éternelle.

Si nous avons saisi l'économie du mystère hucliunstique, le scandale des Capbamalles ne sera pas le nôtre, et nous, c'est avec un CŒur ardent et une foi docile, ,...,. — . „...,. ...i..^jjj, jg Sauveur nous dire : Ma Chair

■ t une nourriture^ et mon Sang est véritablement un breuvage ' .

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