‹ Nos saint évangilesChapitre 35 sur 124 · II. — Jésus débarqua avec ses disciples sur les ter · texte numérisé non relu

II. — Jésus débarqua avec ses disciples sur les ter

•i de Philippe et remonta le cours du Jourdain jusqu'à

Il 18, dans la contrée m^me où il

av , , . :.. - fois, multiplié les pains. Sans

donlele souvenir dn miracle y était vivant encore, car d«- MHUl son arrivée on reconrrut à sa mise-

nt . .. , sî^ance : On lui prr^mtn un avruffli- ri

on le pria de le toucher '.

La mtiii^re toute nouvrllr ti'.ni ii pira au ^.. de (kirtee miracle s'accoiiirn<>(i<> aitinillt-n uù il, i^ plit el nous montre comment la grâce agit d'ordinaire dans In Noat X

Lts miracles de Jésus Christ n'y sont pas inconnus ; une itih ' ' '•''ve, mtislncer' ■' ' 'use, et si !. ^ ha. làlapoMlbil iison, ilh ^ 'ii(

loin de conf6Mer en Jésns-Cbnst un Messie et un Fils <if t. .. •«(qi donte qoe cet ditpoiitions de U foule ne

MatL. Vil, f 1 • lUtt.. XVI. 13. Harc. VIII, iS.

160 NOUVEAU mRACLK. 6u£rI80N d'uN AVEUGLE

soient celles de l'aveugle loUmème. Aussi, dans sa gu*'rison, Jésus proc(^dera- t-il par degrés, et suivra-t-il les accroissements successifs de la foi .

Mais tout d'alK>rd il l'enlève à son milieu idol&tre. Prenant cet homme par la main il le < ' hors de la bourgade '. Laissé à lui-même il Ul i facilement accessible aux divines influences ; demeuré dans un milieu incroyant, sa foi eût rencontré de trop formidables obstacles. Quand l'&me commence à ressentir la douleur d'une vie sans Dieu, sans horizon, sans espérance, et élève vers le ciel un premier regard, vague encore, mais déjà rempli de mystérieux désirs, son sort dépendra du milieu où la trouveront ces premières grftces. Si >; nmis pieux et croyants, uim m;

chrélii enfants soucieux de la convei> m

époux et d'un père, l'arrachent aux sociétés irréligieuses quil'oi ' ;. la grâce opérera puissammci '' >

de la / /'•, où il ne rencontre que les sol .s

hostiles de l'impiété est pour l'aveugle la première condition du sulut.

Mis à l'écart, Jésas commence sa guérison, mais, comme nous le disions, il la gradue, afln qu'à chaque amélioration l'aveugle active sa foi, sa conflance et ses désirs. Jésus lui mouilla les yeux de sa salive et lui imposa les mains '. Sans doute, comme tant de fois, le Sauveur pouvait d'un mol guérir cet homme. Mais il voulait que ses miracles eussent des sens mystiques et nous devinssent de précieuses instructions. La main qui se pose représente l'nclion ; la salive qui sort de la bouche divine signifie la Parole sainte. Et tels sont les

» Marc., Vm, ».

• Marc, VIII, ».

ffOCVBAU MIRACLB. GUfolSON D*Ulf AVKUGLB i61

<ieax éh^menls ordinaires de la conversion et de Tilluinination d'une âme incroyante. Elle m^mc doit agir, «.'xciUt' qu'elle est déjà par une grAce intérieure. Si elle demeure inerte et sans initiative personnelle, Dieu qui veut notre coopération dans l'œuvre du salul, la laissera à son mauvais vouloir ou à ses velléités inefllcaces. J^sus mouilla les yeux de Caveugle de sa salive i . Il parole sainte est l'agent le plus ordinaire d'une con- \»r>iun. C'est la parole qui fait surgir une Ame, comme elle iU surgir autrefois l'univers ; c'est elle qui chasse les lénM)res et illumine le chaos ; elle qui <! - pré-

JUK»'S, ri'fiile les uhjections. Iriomphe île- d'une

r.iixin ors^ueilleuse.

'■ ' ■ Uuu se fail-U d'un coup, su-

' n. Un saint Paul peut être

nir. 'Tx sur le chemin de Damas et dans une seule extase loul ! >, tout apprendre ; mais ces conversions, coiii[ . un coup, ne sont que l'exception. Cestpeu k peu, par degré, que la lumière divine entre dans une âme. L'aveugle de Bethsaldc-Julias ne voit d'abord que confusément, comme on voit dans In demiombre d'on crépuscule. Les objets n'ont ni leurs formes précises, ni leurs harmonieuses proportions ; de même qu'au premier temps d'une conversion, Pintelli* gence n'aperçoit pas les vérités saintes dans leur préci- ■ion, leur beauté et leur logique, mais au travers des

rumet qu'épaississent encore les erreurs et les objec- ' ' 'areuglr s'Uvoyail

7 i /,-.,. ,... îiint dit : ^ Je fois

larcher des hommes qui me paraissent comme des

' «ère. vm. ».

• Marc.. Vin, 14.

I6t COIfFISSIOIf DK roi DE PIERRE. SA PRIMAUTÉ

La joie de cet homme ^Utit déjà Rrande ; il n'était plus dans l'horreur de sa nuit, I' lui app '

sait, et s'il ne le voyait encore qi; ^ jitoment imperfection activait ses désirs et viviflait sa prière. La grAcf vie dans 1* t *.i

se prt ' , le monn , ic

avec ses beautés et ses grandeurs, devant un regard complMement illuminé. Dr nouveau^ Jésua loucha les yeu.r ih' Vnmnjlr (fu't nlnrs vimit rlairnnent faute chose '.

Punri]ij(»i riioureux miniruic rorm-il lonire do radier la prftce qu'il venait de recevoir? Hetourne, lui dit Jésus, dans ta maison, et si tu entres dans le bnurt/ ne le dis à personne *. Jésus se trouvait dans une terri infidèle qu'il ne devait que plus tard évunp«''liBer par s»"- Apôtres: peut-être voulut-il éviter que les foules atii ■ par le bruit du miracle n'accourussent à lui. Il vodl.iti sans doute aussi nous renouveler la leçon qui lui était si chère de parder dans nos actions la modestie, le si- ^••"' " 1 • 'î'-sir de demeurer inconnu.

CONFESSION DR FOI DK l'IKIlIIF. SA PHlMAUTB.

Celle fois quand Jésus coniin.i

der le secret sur le miracle de sa p, . • . i

tout prix le concours des foules, il fut obéi et il devait l'être, car la grande scène, Tune des {' l'Kvangilc, qui va se dérouler, ne se i ^ •

dans la solitude, la prière et le silence. Sorti de Betbsaïde-

> Marc. VIII, is.

* Marc., VIII. 96.

COHTBSSIOM DK rwi i.k PIICRRK. SA t'RlMMTK

it.:i

Juliuavee ses seuls ApAtres, Jésus remonta le Jourdain jusqu'à sa source et parvint à Gésarée de Philippe, capila' 'tais du Tétrarque. Ville moderne, bruyante,

lui - ..se, Césarée ne pouvait ni arriver ni captiver le

Sauveur, aussi est-ee dans ses alentours, mieux encore .dans les solitudes qui Tavolsinenlque nous le trouvons, souvent seul et en oraison, d'autrefois en entretiens «▼ec sas Apôtres. C'est après avoir longtemps prié qu'il les jciif^it un j< ' i r posa la solennelle et décisive

question de sa I '

Question décisive en effet et qui renferme en elle les destiné*»s ' '•■. Peu i' iju'il ait paru à un

moment lit **, un sag> nie, un bienfaiteur

istre de l'humanité. Nous pouvons acclamer sa venue, ' t'r ses conquêtes, vénérer t^a mémoire, mais il aisse dans notre néant et nos misères ; nous gardons nos péchés et les maux que ces péchés entraînent; nous vivons « sans Dieu », « sans Christ en ce monde ; » aucun médiateur ne nous unit à Dieu ; aucun intercesseur ne s^nterpose entre nous et la Justice étemelle ;

* '■ face, en les expiant, les crimes

il faut sans doute être homroe«

le : mais pour que cette expia-

.. . .cioriense, il faut qu'elle tire de

inflnie valeur. Ce n'est donc que dans

salut. A

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> uveur. sa croyance nniver^Ue à un neéeqnalMen en per- • âmment las e«p)i()Uf>r

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