IV. — Pierre interrompu u >atj>.-m . m1 commcn
<:«it à ••ntrpvoir la perfection de la Loi Nouvelle, il res-
préjugésdesa première éducation et de»
i. ...... ......fis sur les règles du pardon. 11 croyait
}>«'aucoup faire en pardonnant sept fuis de suite au re-
; en tir, alors que les Scribes limitaient à trois fois le
' 'l'»n : Il était fixé sur le cas où le coupable demeure
né dans sa faute, il savait qu'après l'avoir déféré
uil de iT^lise, s'il méprisait aussi iT.glise, il
-i.: ,^:ui aux yeux de la communauté ctirélienne
•iu'un étranger, «unpaien», «un publicaini. Mais
' qui se ' i limiter le nombre
pardons .' v , ^ , .', contre moi^ corn'
' de fois lui pardonnais- je ? Sera-ce Jusqu'à sept
; ' • " "> est dif." ^ -u dont U bonté est in-
• s misérii ont pas de nombre, la
le Jésus \ Je ne le dis pas Jusqu'à sept fois,
' ■ ■ ■ ; toixanf' ' >îs
. . infini, sai ••.
> Mau.. XVill. 10.
' MaU.. XVIII, St. fi Luc, XVII. S. 4.
221 NOUVELLES II«8TR(!CnO!«8 AVI AIH^TRES
saDB limite. Autant de fois un coupable se repent, autant de fois nous lui pardonnons.
Que si CCS panions illimités nous répugnent et nous laissent quelque doute sur leur justice et leur opportunité, écoutons une Parabole qui nous ffra la lumière. Lf Royaume des Cieiw est semblable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Dés le début on lui en pn'sen/n un qui devait dix-mille talents ». Voilà une pAle imago de co dont nous sommes redevables à la Justice divine. Cinquante millions dus à un homme ne sont rien si nous le comparons à re quf l'homme doit à Dieu . D'ordinaire notre légèreté se refuse à l'inventaire de nos dettes ; mais si nous réfléchissons, fut-ce ti! il, l'énonnité de ces dettes nous appa-
raîtra. I*', ige de raison nous offensons Dieu, et
nos années en s'accumulant accumulent nos fautes. Nous péchons sur tous les commandements. Nous péchons après avoir multiplié les promesses de fidélité et les marques de repentir. Par nos irrévérences dans la prière, à rfiglise, dans la réception de? ^' - '-nlsnous traitons Dieu avec moins d'égard et d<- wv n'im-
porte lequel de nos semblables. Nous nous rions I' menaces, nous demeurons insensibles à ses plu^ magnifiques promesses. Nous foulons aux pieds ses ordres, et aux avances les plus amoureuses de son cœur nous n'opposons que froideur et dédain. Kt afin que l'insulte soit plus sanglante, en même temps que pour Dieu nous sommes de glace, nous couvrons les moindres créatures des effusions d'un amourdésordonné. Reconnaissonsnous dans ce malheureux qui avait laissé s'accumuler une dette de tant de millions. Que fait Dieu ? Là où nous
> MaU.. XVill. S3.S5.
't VELLKS t.fSTRrcnoNS At'x apAtrbs 2ir>
ri( • ^ ,
cKun enfer élernel : Ce serviteur n'ayant pas de quni m> ' ' " ■ 'itjtiif saft'mme,
«♦"^ . , . ' 'f, et qu'il payât.
\ quoi celle rigueur prétend-olle aboutir ? A faire naître en noos une terreur salutaire et que cette terreur amène après elle un sincère repentir. Le aenilfur ><• jetant à ses pieds te suppliait ^ disant : « Ayez putin -' -''■ roua rendrai tout » / Dieu n'attend qno c» - <P8 suppliculions, cette promesse, et il nous
accorde mille fois plus que nous n'osions demander : Le roi eut pitiêy et il renvoya l'homme libre en lui remettant sa dette «.
Nous voilÀ donc sauvés ? Oui, si nous le voulons. « Les dons de Dieu sont sans repenlance >, c'est en toute vérité que nos péchés nous sont remis, que l'cnfei s'est fenné et que le ciel nous est rendu. Mais cependar» ■>"" -îtreuve décisive nous reste à affronter. La nii dont nous venons de bénéiicier, nous la
de\ - • i. :. ' 1 h : ^ 11! il)les ; et si Dieu nous pardoiui- a ! i.. ::u. a d luuuUiLrablcs offenses, nous leur devons pardonner les offensés bien moindres, dont iUse sont rendus coupables envers nous. Sommes-n'
toyaiiles 1 Dieu le devient. Car rien ne crie da
vengeance contre noat que ce refus de pardonner. A p*"' homme < <i un de ses compa-
yt'' i irrait çri. ■ r^. Il lui sauta à la
gorge t et U Cétouffait en criant : « Hends ce que tu rn> ' ' ,11/ ;
• Miu.. xviu, r.
2!26 NOl'VBIXBS I.MSTRLXTIOKS AUX APAtRRS
// n'y voulut point consentir^ mais t'éioignant il fit jeter en prison son débiteur jusqu'au paiement intéf/ral de la dette '. Voilà une conduite indigne. Il^'-las ! c/esl la nôtre, si nous ne pardonnons pas à nos offenseurs. El tous les traits de la Parabole s'appliquent k nous dans un relief encore plus saisissant. 11 y a plus le différence entre les dettes, celles que nous devons à Dieu et celles que Ton nous doit, qu'entre cinquante millions et une centaine de francs. Plus de distance aussi entre Dieu et nous qu'entre ua roi de la terre et son serviteur liomme comme lui. Plus d'ingratitude, car Dieu a bien plus fait pour nous, que le roi de la Para» bole pour son débiteur. Notre faute, en refusant le par- Ion, est donc plus grave. Que penserons-nous du sort iui nous est réservé?
Les autres serviteurs voyant ce qui s'était passé en ilrmrnrrrent indignés et allèrent tout raconter à Inir Mitilre. Le roi fit appeler son serviteur et lui dit : « Méchant serviteur ! Après que tu m'eus supl>Ji>'\ je Cai remis ta dette. Ne devais-tu pas^ toi '/'/vs/, prendre en pitié ton compagnon^ comme je ' enais d avoir pitié de toi ? Puis saisi d'indignation le roi livra cet homme aux exécuteurs jusqu'à If qu'il eut payé taule sa dette. Comme nous n'avons rien à donner k Dieu et que jeté dans les prisons éternelles le damné ne peut rien acquérir, c'est " - Vpiiudi que persévère la dette et, avec elle, le < i.
Cest ainsi que vous traitera mon Père céleste si rhacun de vous ne pardonne à son frère du fond du ( œur î.
• MaU.. XVIII. ».
«MtU .XVIII. .15.
N' ^> I>>TKM.Tto>s AI \ APt'IKKS tit
V. — I • '• - '• ••ons du Maître. Nous les appliquerons. :- aux petits et aux humbles pour le> lerons au monde, nous
nous <ip|,., ..... „ . .s, nous fuirons l'occasion dti p«'( hi* et nous ^rderons nolru innocence et lu prix, s'il le faut, des plus douloureux rc-
;.u'uls. Cette innocence nous nous efforcerons de
la conserver dans les autres. El si quelque offense nous
:iner, non pas sept fois.
Mais quand nons aurons accompli toutes ces choses une pensée insolente autant qu'injuste s'élèvera dans notre âme : nous nous admirerons comme des servi* leurs de Dieu d'un extraordinaire dévouement el nous : us croirons indispensables h la gloire de noire Maure.
Or ce sera U une prélenlion absurde, et le Sauveur ' !•■ ce qui est en desimpies créatures
outrecuidance. Quand nous avons ac-
1res qui nous sont donnés qu'avons-nous
lempli un stricte devoir de notre condi-
L notre Maître qui doit nous servir ou bien
noui qui devons servir noire Maître ? Quand votre ser-
. . a If
mrtfre à table • ? Est-ce au serrileur à être servi le I ** Tout <i' nr lui «f :.'i^ :
; ^ f mon r' j /ni et ni' jue
je mangerai et boirai. Toi-même, après ^ tu monf/eras et boiras > ' .
I I l| \VII t M
i28 JKM «« A Jt.Hl '•AI.t.M lui H UA MM»-: Jlh> lAHI-.H^A' l.K>
Avant donc de songer à soi le serviteur se doit à son Maître. Nous avons à servir Dieu durant tout le temps de la vie pn-sente. Après avoir labouré et f •' le
champ de nolro Ame, gardé avec une énerg.. inte
le troupeau qui nous est confié, rempli tous nos devoirs d'état, nous nous livrons aux doux labeurs de la piété ; nous donnons au Dieu qui daigne les savourer et s'en nourrir les aliments que lui offrent notre foi et notre amour. .Xprès viendra pour nous l'iK-ure du repas, l'éternel rassasiement à la table que noire Maître daignera lui-même nous préparer.
Mais avant cette heure gardons-nous de nous enorgueillir de nos bonnes œuvres et de notre vie sainte et d'entretenir en nous cette pensée extravagante que Dieu nous doit d«'~ - de grAce ! Est-ce que le mai Ire
est tenu de I jrdce à son serriteur parce qit'il a
accompli ses ordres ? Je ne le crois pas. Ainsi quaiul vnwi aurez n ' ' ntit
imposés^ du ■ , yf/,'
des serviteurs^ ce que nous avons fait^ nous devions le faire ' .
JÉSUS RETOl'RNK A JÉRUSALEM POUR LA FÊTE DES TABERNACLES.
1. — Saint Jean faii jm r. .irr le voyait- mu >.m\riir à Jérusalem de cotte réflexion, élrangeà qui n'en comprendrait pas la portée : JHus parcourait la Gainée^ ne
» Lur.. XVII. 9. 10.
JteCS A JÉRI XAI.KM lui n LA FftTE DES TABFRNACLKS 2W
' ■ ' • ' f'ti Judée^ car les Juifs cherchaient '. Quoi ! Il esl Dieu : sa vie, sa doci mollirent siirnbondamment. IVuil-
liui^ 1 .1 traverser viclorieusemenl les embil-
ciips (lo :nis; il se montre au milieu d'eux cl
nul n'ose inellre sur lui une main lém(^raire. Nous le \prrr>nit tout à l'heure à Jérusalem, dans le lemple ; au moment même où le Sanhédrin décrète sa mort, quand de« satellites viennent pour le prendre, une force mystérieose les arrête, Jésus est invulnérable à leurs coups. Mais alors pourquoi ces signes de faiblesse humaine, cette fuite, ces pr» de ne parcourir la Judée que
>ous un strict iu t,. . . 'Pourquoi, étant Dieu, agir <-orome le ferait le plus timide et le plus faible des hom- ? .La réponse nous vient de l'ineffable mystère Incarnation. En Jésus-Christ sont deux natures et leux opérations, etafln de fonder pour toute la durée des siècles la foi du genre humain à son liumaniu'» en même temps qu'à sa divinité, s'il fait des mirados pour affirmer cette dernière, il agit souvent à la f.inii ' no pour afilrmer l'autre. Il ira à Jérusalem,
mai- - prérnntion!' qtje dicte la commune pru-
dence.
• • - — tivait ce
la pre-
: te n était plus
' 'vinUd'al-
'i«i d'Is-
'• ne
.....a..; .. :^ '.'pt
^ milliers de pMrrins > J(Uo..VH. I. Mau.. XU.I.
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voyage, la ft":
iiii'Te quinzaine
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i30 jiSUS A iÉRlSALRM VOVti LA FftTK DBS TABERKACLRS
et d'habilanU. Une fêle si populeuse et si brillante parut à -uns des proches du Sauveur une occasion
fu\ i. leurs vues ambitieuses. Pourquoi nv pn-
foire servir leur parent devenu illustre à leur propre foi tune ? I»lus il opérera de miracles, plus il manifecirra'-a gloire, plus aussi cette gloire rayonnera sur eux-mêmes Ils s'en vinrent donc trouver Jésus et dans une telli désinvolture, et avec un si insolent lang:age, qu'ils justifient ce que dit d'eux )'r!\ .iiu'i'li^f*' SVv junrfu^ m croyaient pas en lui ' .
//*• s'en vinrent donc et lui dirent : Partez d'ici n allez en Judée afin que vos disciples voient /r> œuvres que vous faites. Personne n'agit en secret
quand il veut se fa nître. Puisque V"
ces c/ioses, manift /< au monde *. L .
encore admirons la douceur, le calme, rinallérabie palî ' " ' rnts.
Soi I pas
pour prendre part à la fête tumultueuse et où la décadence Juive a pu introduire plus qu'une joie \> maiiide vrais scandales ; s'il y va c'est pour • . r
le peuple et manifester sa Divinité par de nouveaux miracles. Aller à la fête dans les vues ambitieuses qu'on lui suggère : y aller dès les premiers jours, alors que la dissipation est plus grande et la retenue moins sévère ? Ob ! non. 11 ne va pas à la fête pour se montrer ; il ira secrètement pour prêcher. Tel est le sens des paroles douces et calmes qu'il oppose aux insolentes provocations de ses proches. Â/an temps n'est pas venu >.
Profonde et émouvante parole ! « son temps, » c'était
> Joan..YlI.8.
« Joan, VÎI,3. 4.
» Joan.. VII, 0.
:^>l f V JÙtt >XUH i >i 11 LA PÊTR DES TABBRMACLRS 231
.111 de bU passion et de sa mort, de son Sacrifice et de la
deroption du genre humain, de sa victoire sur l'enfer
t-: M de sa g<' ' "■ U
.11 ; i :usalem, u . :-
';<nito, ni dans la faiblesse du condamné à mort, mais ronfessi)' "' lo et solennelle de
1 ,. .issantde> synagogue pour lui
annoncer son futur triomphe, devant Pilate et l'Empire 'l'>main t pour y faire l'héroïque confession de foi.
Itonamconfessionem ». Jusqu'à ce moment U voulait
meurer caché, et, pour donner la pleine assurance de .^.-\ !iumaine, fuir comme feraient les siens après
lu. les sanguinaires complots de ses ennemis.
Kn cela serait l'éternelle différence entre son Eglise et le
" ■' ^ ''■- et les contrefaçons, hérésies et
raient toujours apparaître uuverleroenldans nn monde prêt à les accueillir toujours ; lui seul et sa doctrine, hostiles à un monde vicieux, en seraient chassés et y seraient persécutés. Pour rotts, le monde n'a aucun sujet de vous hair, et votre heure est toujours F heure propice. Mais moi il me hait parce quf jr tf^moiffn^d^ la p^rrt'r<ilè de ses fpuvref*. Les r^ is : les j'
Saoveu. -^ il-«Hre m. -
•tliiniM, avec les IM. ;il sans danger se
mains. Allez donc, vous autres, à celte fête ; / 77101 Je n'y vais pas ; car mon temps n'est pas aca^»-
pli ».
J.an., VII, 7.
J ui. VIF, H
232 JÊsrs aussÉ u'unb DorncADK de samarii
Nous avons vu dans quel sens le Sauveur disait qu' « il n'irait pas à la fêle », ne voulant s'y rendre, ni encore, ni avec ses procbe», ni avec la foule, ni dans les premiers jours, les plus bruyants de la Solennité ; comptant I' :< y prendre pari, non en public, m le
li:..,. ,. jur y prêcher. // demeura donc eu ; ... r. Puis y quand ses proches furent montés à Jvrusalrm, lui-mrmr y monta, non ostensiblement^ mais comtn en incinfiiito '.
11. — Ce départ ' était pour lui plein d'amertume. En G.alilée il n'avait trouvé du cdté de la foule et de quelques-uns de ses proches qu'indifférence et insolente incrédulité. A Jérusalem l'attendaient de plus violentes contradictions, et les six mois qui le séparaient encore de sa Passion n'allaient se remplir que de douleurs accumulées. Ces douleurs comt > premiers pas. .\u premier village >
vj..
au sortir de la plaine d'Esdrelon, il se vit outru ment chassé, lui et ses Disciples qui y étaient ail«)t chercher un gite pour la nuit. En tout temps les Samaritains haïssaient les Juifs, mais cette haine se ravivait au temps des solennités, quand les < >|.
nés ' traversaient la Samariepoursc t ^ . . . m Tout Juif qui marchait « la figure tournée vers Jéi salem » excitai'
Jésus et ses A} ■ ■. .,
rnvnt/é devant lui quelques-uns de ses Disciples, a/' df lui préparer un logement, on lui refusa f/inspi/'
« Jean.. VII, 0,10.
* Xatt. \IX, I.
> Luc, IX, 51.
iÉStS '.,l^^■-t. ... . ^t> HOURGADR DK SAMAKIK iXi
iifr thftrrf iiu'ils iilîiilciàt Jfi vhnot' lonrné. vcr^ .h l'um
h • :. ' .. il Ull.>
j. , . '.x :ua!c--;ie:i.:'; i uuc el
I toute-puissance il pouvait empocher. Mais,
li incossanle est de
f , ire el à la lerrible
preuve que ses humiliations, ses souffrances et sa
lient tout prochainement leur faire subir;
«era leur stupéfaction quand, dans six mois, ils
w>rront leur Maître chassé de partout comme un malfui-
■ '[)he, de CaTphe à Pilate, de Pilale îi
il <' au Calvaire, du Calvaire au Sépulcre.
Ji^sus les prépare à la lotte suprême en leur faisant subir
- .1 I ! < nirilains. D'ailleurs, enx
. lume de ces affronts, et
fois, durant leur carrière apostolique, la haine
~- '' ntre leur parole allait leur refuser
»ire serait celle do l'ï^glise, qui, Ht ie cours des siècles, est exilée et voyageuse
.. .....v.^ ' ■ '■"''• accueillie, tantôt repoussée,
tnnjonrs ner de qui la chasse, à se
onnaissant ni la
o. Sans doute le
•nne l'ordre de secouer sur les peuples H pieds; mais elle le fa: ^ .L :..;. Les Apôtres eus-
sent dû préluder à l'héroïsme de la Charité du Christ,
lansles voie- ' •»
;<^uemen( pK- ^ «Je
1 injure infligée à leur Maître, ils ne songèrent qa*à la
i\. SI riS.
231 GUÉHISO!* Dl MI lâflADI
V4>nger. Us se souveoaicnl de Phinées qui vengon Thonncv ' ''Il en immolant le sacrilège qui ! ' '. dl l tomber le feu du ciel sur les ti >
d'un roi impie; il leur semblait naturel d'appeler le m^me feu sur des injures plus graves. Abn- ' ' 'ne le Sauveur, Jacques et Jean lui dirent : Von. > ^ue
nous commandions au feu du ciel de descendre etd> cnnsurner ces gena-là ? Jt'sus se retournant vers m./ les I r primanda ». Non pas assun^ment qu'il condamnât l'acte do Phinées ni la miraculeuse punition infligée par Elie aux soldais d'Achab. Fr''' '^ lans l'Ancien Testament, au sein d'un peuple '-, plus rares dans la Nouvelle Alliance où la grâce domine la crainte, et la charité la justice, les châtiments resteront toujours dans les pouvoirs et la mission de ri^glisc ; mais l'esprit qui animera ces rigueurs restera toujours un esprit d'amour l'amour qui arme contre son enfant prévaricateur !< bras d'un père. S'il faut quelquefois ch&lier, il faut plus souvent pardonner, et quand le châtiment s'impose ne rinfli;;ez qu'en aimant. Tel est l'esprit nouveau, l'esprit de rfiVangile, émanation douce et bénie de la pensée et du c»eur de l'Homme-Dieu, qui n'eut dans sa carrière entière que la préoccupation unique de sauver les hommes. Le blÂme jeté sur les Apôtres leur vient de ce qu'ils m^ t-ntcel esprit : Vous nde quel c^^j..: "tis é/t's. Le Fils de 1 1 point venu pour perdre lésâmes, mais pour Us sauver. — Et Us s'en ailèrenl dans une autre bourgade '.