U> itSV» Al rVMl'lS. APKIRME SA DIVI!«It
nf/mcr/ic<'<. Tout est beau dans cetacle: la f?rnlilu<i qui inspire, l'IiumiliK^ qui confesse, la foi quiéU've ju> qu'à l'udoraliuii du Dieu caché sous la forme exU'ricui' de riioname. Or, dit l'Évangile, c était un Samaritain AuUnl sa di-inarche réjouit le cœur du Maître, nulaul l'ingratiludc des neuf Juifs le désola. Les dix n'ont-i/s pas été gurria^ demanda-t-il ? Oit donc sont les neuf autrrsH Ainsi aucun ne s>st trouvé qui revint rendre gloire à Dieu, si ce n'est cet étranger. Lève-toi, poursuis ton chemin^ ta foi Va sauvé*. En d'autres cir- C" ~ nous entendrons le Sauveur annoncer nti\
Jii ;*'prubation, tandis que courtisanes, samari-
tains, étrangers, publicains^ 8*en viendront jouir du s< ■ '■\' n dans le Royaume des Cieui, d'où 1»-
pi'. int bannis.
Grande leçon pour nous-mêmes. Car fussions-nous les flls des Saints, nés et nourris dans les mi' '■\^
fervents, au sein des héroïsmes de verlusi i
râbles, nous pouvons déchoir, et, déchus, £tre chass* du Iloyaume. Au contraire, élevés au milieu d'exerr ; ' les plus pernicieux, d'entraînements les plus ruii< nous pouvons être des saints.
JÉSUS, AU TEMPLE, AFFIKMR SA IUVIMTÉ
I. — Quanti, vers it' muit'U de la ffic, .ic<ms n;.! dans Jérusalem, il trouva la ville, non pas tant aLih*par les réjouissances ordinaires que pK-ocx:upée de lu
> Ldc. XVII, 14, 15. 16.
ï Luc. XVII, 16.
» Luc, XVII, 17, 18, !9.
TKMPLK APriRlIK SA DIVIMTÉ 237
4iK"«ii<'n .ju Mr^M.-. Des tiivisions pr *' ' ■ s'y acou-
saienl à propos du Sauveur, el d . es discus-
•ions s'élevaient sur son caractère el sa mission. Une p^.i;„ !.. 1 . f ..!.. /......,. ^ç sa doctrine el de ses miracles,
! le le reconnaître pour le grand
mnonri* au monde. D'autres mêlant l'ignorance
N lueurs de vérités restaient dans le doute.
lU doute, ajoutiiient des appréciations mal-
%riiiiiiiiM. Quant aux V ■ - dont nous connaissons
"^ l<*s haines, ils conij : ilôslors en finir avec ce
, dont la irloir»*, hs a-uvres et 1 influence, irritaient
ju:»4u'au paroxysme la jalousie sanguinaire, lisse déme-
Tmient pour accrollrc le numhre de leurs adeptes el déta-
'ter de Jésus tous ceux qu'ils soupçonnaient lui être
ivorable». A lears rai" ix
disjoignirent la lerreur;^... . -. . ..-.-. a. -^ et
faisait peser sur Jérusalem et la Judée entière le joug de I' lis lourd de leur suprématie. On tremblait
i ax, et ce n'est plus guère qu'en secret qu'on
'•mvail se prononcer sur Jésus avec quelque liberté et "iis« •.
..-rat milieu où nous verrons le Sauveur
répandre sa doctrine et donner de nouvelles preuves de
\ I ' t-ntrait au Temple, les
iraient à son sujet. Les
Juifs cherchaient Jésus et demandaient : « Ofir donc
■ ' ' T .us posaient la même qoest' '<ns
différentes. Le» uns itcc •> ' re
<ire et de s'instroire ; plusieurs par oo simple
iiPMii ,1.- corioMlé ; les Scribes et les Cbarisient dans le
• J«aa., VU. 10- la.
* Jean.. VII. 11
^3H JÉSUS AU TRMPLE AFFIRME SA DIVINtTÈ
dcpil de ne le point voir venir et la crainte qu'il n'éclmp pàl à Ipiirs foibikhes. Aussi quand cos derniers enlundaienl sortir de la foule la moindre parole ■'-•■•,>. \\^ y opposaient de suite quelque sinistre ac //
est bon, disaient les uns ». — * Non certes ! répliquaient (T autres, mais c'est pour le peuple un iéùmteur; • et joignant les menaces aux accusations ils faisaient taire toute bouche d'où sortait la louantre, <>l miiû personne par rr"'>t}i'' 'i"< h>>f< ,,'.^.^>it pU,< ......
1er librement '.
Tous se turent quand Jésu» parla. Vet^ It milieu d' la fête Jésus motUa au Temple et commença à enseigner*. Quel fut ce premier discours ? Quelle explication donna-t-il des divines Ecritures ? Comment en déroulat-il la trame, où lo Messie, son origine, sa mission, ses miracles, sa rédemption, sont, depuis Moïse jusqu'à Malachio, annoncés avec tant de force et de p' ?
L'Evangile ne nous en a rien conservé. Mais à lie
de la foule et à celle des Pharisiens, nou« pouvons juj^er de la I des divines {mroles et <: " ^ "i-
naire t . ^ les produisirent. La foule •; is
une simple et bienveillante admiration, les Pharisiens d" ' ' ' iit'ut et de len • une
pi< ' sait-il les I. - •« lui
q\ti ne les a pas étudiées ?*. Mais, insensés, c'est là Vu ' ri us manifestes preuves qui! . 'i n»?
r- autres hommes, qu'en i. ••
infuse qui n'est pas de la terre mais du ciel, qu'en ui mot J'' ■ ' - - n'il dit être : Fils do Dieu venu
en ce 1 iiire et sauver le monde. Mais il
> Joan.. VII. ta.
* Jean.. TU, 14.
) Joan., VII 15.
iKMfLB AKriRMB SA UIVINIT^: ti.TJ
S viees, que l'orgueil de la raison le dutnine, ou qtu' k' !•«--•' M- -•■ ri !.nl du joug •: ' ■' -Dieu fait
pt-'.r -^ii: :-• t i : • i les sens, n • de lui lu
droite et loyale profei>sioD de foi. Faisons laire nos passions et loal aussilAl la divinité du Christ nous apparaîtra.
C'est cette divinité qne Jésus enseigne avant toute ' ■■ ' l : ma doc tri ne n'est pa» de moi : ellr jui m'a e/troyé*. Ces premières paroles ni au plus haut de tous les mystères ; à la '• — "f» du Verbe de Dieu. Jésus-Clirist est .stantielA son Père, recevant tout de '? du l'rincipe d'où il est engendré. Tout et- .1 !,. .;..jj (jg gjjjj Père; tout ce qu'il dil il ucntdireàson l'ère, puisque entre i est commun. C'est en ce sens . que « sa doctrine n'est pas sa..... , .• de Celui qui l'envoie ». O profotiignemenls d . ..a s.ige, un l'i..
un penseur qui a pi ml den vérit*
- Lsl pas cela, J -l
>t c'est au sein de Dieu son Père qu'il a puisé tout -nscigner.
. . ccax-U seuls s'élèveront à ce re dont les vices n'ubacurciront pas la tu**
J>4n.. VII. iti
-JIO Jésus Al TtSlI'LK AFHRMK SA DIVINITÉ
tra si madoctrint vient dr Dieu^ou si je parle titnoi'méme '. Jésus parlerait de lui-même s'il ne venait pas de Dieu, n'était pas consubstantiel à Dieu. Il serait ce qu'ont été les sages de ce monde ; rien de plus.
Il condescend même à donner de sa Divinité une plus humble et plus accessible preuve, qu'il prend au vif de la nature humaine. Tout Philosophe, tout chef d'école ne songe quand il instruit, qu'aux trouvailles personnelles de son génie ; c'est sa pensée propre qu'il développe, c'est sa gloire et le prestige de son nom qui doivent bénéficier de ses labeurs. En fut-il ainsi de Jésus ? Nullement. Jamais il ne chercha sa propre illustration ; jamais il ne quitta le dernier rang que son humilité lui faisait prendre. Il naquit pauvre, vécut dans de continuelles humiliations, ne rougit ni de sa Mère, ouvrière besogneuse, ni de Joseph, artisan de village, ni de set Apùlres pt'clieurs des bords du Lac ; Jésus-Christ n'a qu'une préoccupation unique : fonder sur hi terre !•• culte du Trîs-llaut, son Père . Là est toute son ambition là se conrenlrent ses pensées et se» désirs : Ij homme qui parle de son chef n*aen vue que sa propre ylnirr Mais l'homme qui cherche la gloire de Celui qui l'e/ voie, celui-là dit vrai et la dr> ' t en lui '.
Ses ennemis ne pouvant nier S' i les, ni par suite détruire les preuves de Divinité qui en jaillissaient, avaient pris un voie pour le perdre aux yeux du
peuple : ils 1> ut passer pour un violateur du
sabbat, et, par suite, pour un adversaire de la Loi qi •■. sur l'ordre de Dieu, avait donnée à Israël. JéM <- cette calomnie. On se souvient que dix-huit roo
» Joan., VII, 17.
• Joan., VII. 18.
Ji -t s AU TEMPLE AFFIRME AA DIVI.«(ITÉ i41
aui'iriN.t Je sabl»al, î;u»5ri le Paraly-
l»iju«' lit' il ' sja. Ce miracle avail aUern*
les Pharisiens qai depuis avaient essayé de toule manière
repo-, mi
lu ciel, par conséquent perdre tout droit à se dire Fils
de Dieu.
J4&<tu<t-Cbrist commence par frapper d'un coup droit
•>n8 (li vi^'ilants de la Loi. Qui d'entre eux
II-.. I >r . elle lui ? Qui d'entre eux n'en viole pas ouver-
■m<>nt les plus fondamentales prescriptions ? A l'heure
* cil ils s'en donnent comme les défenseurs, ils
''-Mt par le plus noir des attentats à en enfreindre
ive précepte . le respect de la vie d'aulrui.
nr vous a-t-il pas doiuié la Loi ? Or persoime
j us tir r accompli f F' "">'< ju^^r,, ,,.,,,},.,•. i,^-.
<nis à me tuer ? *.
|rt, (1.*, • irnngerspeii . !••» effnin-
l» ?> l'haiisicus interroni; ........ .c Sauveur:
• Vraiment cous êtes / fu démon. Qui cherche
mourir ?» -, c,
montrer l'inju . ..;.... ,. .ac-
uMtion. lia guéri un inflrme le Jour du sabbat 7 Mais
iiémes ne circunciseut-iU piû» m^ jour 7 Et
peuvent sans violer le sabbal ire, lui qui
()ère UD miracle en gaériasanl le malade tout entier le
V ' Il vêle mirMle, sinon l'action de Dieu
Maître da Hbbal? Et que signifie le
lit, sinon que le sabbal o'eal pas violé par celui
«jui 1 accorde 7 J'ai fait un miracle et tous vous êtes
• Joaa.. VII. 19. so.
■ Joan.. VII. io.
^, -é. . .. ifcMl'Ui AKUUMt SA DIVIftlTÉ
outrés. PourtarU vous aussi f ie jour du sabbat, vouji circoncisez, comme Moïse vous en a doiméie précepte.
Ef • ' :,,„ Ht' vient pas de lui muis
de I II- OH circonscrit un hunnin- h-
jour du sabbat sans que la Loi de Moise soit violée, pourquoi cette indignation contre moi qui ai rendu à un in/intir la santé complète ce même Jour du sabbat ?\
A la méchanceté 1 ' > fi-— : -
la légt-reU^ «l l'incoi: . ,,
avec le même calme el la même douceur : Cessez de juffcr super ficiellemerUf mais Jugez selon la ju!>tice *.
Une nouvelle réflexion faite par quelques Juifs de l'as sistancc donnèrent au Sauveur l'occasion de développer el de rendre plus profondes encore les aflirmalions de sa divinité. Ces Juifs constataient une merveille qui lesjctaitdans l'étonnement. lis savaient le dessein de^ Pharisiens de s'emparer de la personne de Jésus, de 1' traduire en jugement et de le mettre à mort. Mais qui les arrêtait donc, alors surtout que l'occasion s'offrait à eux si favorable ? JV*^.v/-c^ pas là, disaient-ils, cet homme qulls cherchent à faire mourir ? Le ' qui parle en public et ils ne lui disent rien ! ». Les j ent«*ié8 dans leur aveuglement, ne voient pas le mirach ni que déjouer ainsi les complots et c fureurs d'ennemis aussi puissants qu'ils blés ne peut être que l'œuvre d'une force surhumaine Cela seul eut dft, outre tant d'autres i leur
démontrer la Divinité du Sauveur. Ils se ^ • ni de
> Joao..TII, Sl,«, S3.
* « Joan., VU. i4.
» Joan . MI. *; *(\.
)^-I^ V TRMPLK AFFIRME SA DIVWITft 24.3
'/' - P '■ V auraient-ils reconnu
n II! ir < ' .
Pais tout aussilAl ils retombent dans leurs erreurs. ,; " " . • " . • ' ■ ^e les tenir
- : / '/ i/-iis, nous
ns d'où il r.>7, tandis que quand rieiuira le " / il est *. Or on savait si bien i il naîtrait à Bethléem, qu'il -sortirait du sang de David, que les Sanhédrites, consultés par les Mages, n'avaient pas hésité à leur donner ces renseigiMmenU sur Torigine et la naissance du Messie. Savoir que Jésns était né k Bethlt^em et du sang de h.ivid était donc savoir, d'après les Prophètes, qu'il était il !<♦ Mc?5ic promis au monde. Jésus les en conv.iin<
l.i' • nul m nnj-y vowi tnr " ' '"'riwt-il,
r>ii^ w/(v*5 d'où Je sttis *. El ]> lies, en
III 'me temps qu'elles annonçaient ~ ice lempo-
rrlle, révélai'-* "ore sa divin»- uniriu»*, les Juifs
devaient rec*:. ui mi^me coup qu'il éLiit le Fils de
hieu et que c'est du ciel, qu'il était descendu sur la terre.
y..... t. -,...- ■••f>^ii^ Je ne suis pas venu demoi-mfme.
t vrai qui m'a envoyé... Moi Je lef
parce que je sui'i par Lui et qu'il m'a
y* '. lmpos<«il>le au Sauveur d»' dire plus clairement
qu'il était le Kit» de Dieu, cuusubslantiel avec Dieu,
Dieu de Dieu, é^al en tout à son Père, car s'il t connaît
le Père », c'est qu'il vit dans son sein, est >>'* viiini.
image, el tire tout de Loi.
> Joaa.. TU. ».
• Joao.. f D. r.
•Joui.. Tll.VI.
' Joao.. Vil.». ».
244 JÉMS Al ^^ ilHJ»»'. ><A iMMMrK
Mais i'0M5, vous n* l» L^unaifisez pas • / Ce n'élait que trop vrai. Car, s'ils avaient gardé sa notion théorique, s'ils se glorifiaient d'être le seul peuple au inonde, qui eiU conservé la connaissance et le culte du vrai Dieu, en pratique ils le méconnaissaient outrageusement. Non seulement ils violaient sa loi, mais ils y substituaient leurs traditions humaines, l'insultant ainsi deux fois. Ils étaient devenus de véritables négateurs de Dieu ; mais le leur dire les exaspérait et la suprême injuro était pour eux dans le mot si véridique du Sauveur : Vous autres vous ne le connaissez pas! Ce que Jésus ajouta qu' « il le connaissait, lui, parce qu'il était par lui », fils consubslantiel au l•^re, Dieu engendré de Dieu, acheva de les pousser au plus abominable des forfaits. Lfi dessus^ lea Juifs cherchèrent à se saisir de sa personne *, pour le mettre à mort. Mais que peut l'homme devant la volonté divine? Comme à toutes les heures où ses tn " -nt contre lui des coups de
force, Jésus fit ;■. leuse puissance dont il dé-
posait, et toute tentative se trouva arrêtée : Nul ne mit la main sur lui, car son heure n'était pas encore venue '.
Celle heure viendra, elle sera celle où le Divin It^dempteur voudra souffrir et mourir pour les hommes, et ce sera 1* «- heure de la puissance des ténèbres » . A cette heure terrible, toutes les puissances du mal seront déchaînées contre lui ; il les appellera, il les conviera, il se livrera à elles, car à leur insu elles accompliront le plus ardent de ses voeux. Jusqu'à celte heure de l'expiation nulle force nu monde ne pourra rien contre lui.
Bien plus, au moment môme où les ?M, .iM..;«.n« lii^-