VII. so
vil. Si
Joai... VII, hi
^> LA itMlie ADULTKRE
11. —Jésus lui-iitt^me quilla Jérusalem à la nuil lombanle, et, selon qu'il en avail la coulume, il se relira surla monla^MK ' ' r
dans quelque an
faisait si souveol? Une demeure hospilalière recueillitelle • Celui qui n'avait pas on ^ ^ l.i tMe • ? Ou bien le Sauveur alla-t-il jusqu'à I demander k ses
amis Lazare et ses sœurs, le repos dont son cœur avail plus besoin encore que ses sens ? L'£vangile ne satisfait pas notre curiosité. Mais nos Saints Docteurs n'ont garde d'oublier ce que celle retraite parmi les oliviers renferme déliants et louchants myst^res. « Où se retirerait Jésus, nous dit l'un d'eux, sinon à la montagne des Oliviers? L'huile, par sa douceur, n'est-elle pas le symbole de la miséricorde ? N'est-cUe pas encore le remède le plus naturel et le plus eflicace à nos blessures Oh! comme elle venait se répandre douce el i
sur nos plaies envenimées, l'huile divine de la K ,<-
lion ! Comme le bon Samaritain la prodigua à nos mor. telles blessures! Maisl'huileaun autre usage encore. Elle sacre les Rois, elle oint les prêtres, elle assouplit les athlètes. Par Jésus-Christ, nous sommes faits rois, prêtres, athlètes, nous conquérons un royaume, nous sommes revêtus {d'un sacerdoce, nous sommes armés pour le combat : l'huile mystérieuse de la grice opèr* en nous ces merveilles : le bois d'oliviers abrite le Ui'dempleur qui la répand sur nous.
Le lendemain f dés le lever du Jour^ Jésus revint un temple '. Nous le voyons . .' " ' " ' '••
avide de l'entendre ; foule ' ii
divers. Les uns sont sincères, d'autres mêlent à quelques
« Joan., VII, 54.
LA FKMMB AniLTÉKE 253
' «citions la d»Heslable m<^lianco judaïquo ; les :il pas défaut et c'est dans un sol presque
• iiu*Teuieul iiiL'rat que Jésus verse la semence de sa ' ' Mais il la verse, nous enseignant ainsi à
de fldMes et courageux dispensateurs de la
l'ttfuir >aint«'. alors mAme que nos audit<'urs nous déso-
1' "' par leurs équivoques dispositions. Jésus s étant
enseignait, et une grande foule accourut pour
Ll:: >cribes et les Pharisiens n'étaient pas dans celte
foule. Quand la veille, à la suite des résolutions avortées
iabule, ilsVélaiant dispersés, c'était pour
--: de nouvelles trames et prendre Jésus à des
ombAches plus savamment préparées. Une circonstance
I merveilleusement. Comme les réjouissances
■ n'allaient pas sans de graves désordres et
iiiits passées sous le feuillage favorisaient trop
qu'elles ne fissent pas une explosion
inme venait d'être surprise en adultère
cl conduite aux Princes des Prêtres qui la devaient juger
* ? punir. Us la reçurent avec celle joie féroce qui médite !...■ vengeance, et leur malice aperçut incontinent le parti qu'ils en pouvaient tirer. Moïse avait, pour le crime (iailiilti-re, décrété la peine de mort, et si cette peine Il • Uii l'ius appliquée, elle n'en restait pas moins écrite dans la Lot. Qu'allait faire Jésus quand on soumettrait ce cas à sa sentence 'i Condamnerait- il cette malheureuse à la lapidation ? Ce serait pour tout le peuple un acte de cruauté révoltante, et ces foules, habituées à admirer en Jésus une douceur et une charité sans il mi le, crieraient d'autant plus à llntolérancc qu'elles se
> Joai)., YIU. I.i.
i54 LA FKMMB ADULTÈRE
seraient altendues à plus de miséricorde. Jésus au contraire lui ferait-il gr&ce ? C'était là un thème inépuisable aux accusations de révolte impie contre Moïse ot sa Loi.
Très habile en lui-même le piège l'était plus encore grftcc aux rirronslances donl il était entouré. Le rr^était (les plus t,'ravcs ; il était récent el Jérusalem er; demeurait dans l'émotion du scandale; cnQn l'éclal même qui l'enveloppait rendait la sentence plus urgente . parlant plus dangereuse. Le$ Scribes et le» Phari siens amenèrent à Jésus une femme que l'on venais de surprendre en adul/érç K Voyez aussi comme leennemis du Sauveur profitent de l'éclal du scandale! C> n'est pas en secret qu'ils constillenl le Maître, il lui amènent en grande pompe la malheureuse et la placent devant lui aux regards de la foule qu'il est en train d'évangéliser. Plus le théâtre esl ouvert, plus la lion aura d'éclat, le piège de périls, la perte i:. . . . de certitude. Ayant donc placé la femme au milieu de C assistance^ ils dirent à Jésus : • V^ ' -/- ;
une femme qui vient détre surprise en > < >i .
dans la /»«, Moïse nous ordonne de lapider ces sortes de coupables. V^nui, que vous en semble *.
Le Sauveur commence par leur montrer combieu leurs pièges lui importent peu, et quel peu de cas il fail d«} leur astuce. Etant Dieu il la<l' d«' leur pensée, et sa même puissa:
faire : Jésus s'inclina et se mit à écrire avec le doitji sur la terre ', Faisait-il autre chose par celle diversion que montrer, dans son inaltention, rimlifféreuce où le
> Joan.. Vllt, 3.
« J(wn., VIII. 3,4,5.6.
> Joan., VIII. 0.
LA FKMMK AOlXTtJ<K 256
laissaient leurs perverses desseins ? Où bien Iraçait-il quelqu une des senlences par lesquelles rÉcrilure démasque et r • ' ' hypocriles? Celle derniire liypo- Ihèse (>sl la i :<ible. Mais loul entiers à leur baiae
les Pharisiens n'y prirent pas garde, et, craignant que Jésus n'échappAl à leur pi^^'ge, ils lui posèrent avec plus de force et d'insislanoe leur pn^cédente question. Ici brille rette Sagesse où Tiennent se briser les vaines fourberies de 1 homme. Jésus ne se prononce pas, ne touche pas à Hi)Ue, ne se met pas en contradiction avec la Loi qui condamne à mort l'adultère. Soit! qu'on lapide cette coupable : Mal- qui la lapidera? Des criminels comme elle ?()ù serailla justice? Où serait même la convenance? Ml' . lapi'b'Z-la, si vous êtes innoceuU; mats si
vuu- :.v ^liargés des mêmes hontes, de quel droit la condamnerez-vous ? Comme iis insistai&nt, Jésus se redres-' ■ dit: que celui d'entre vous qui est
sans pt . i jette la prem ière pierre ! '
Ces paroles eussent sans doute sufQ à rappeler ces hommes couverts de vices, sinon à la miséricorde, au moins à la pudeur. Mais Jésus y ajouta une sanction Yicloriense de leur perversité : il leur découvrit k eux • mèiiMt leors crimes. 11 le fit discrètement, sans les déaboaorer aai yeux du peuple, mais le fit arec une clarté si implacable, ils se reconnurent si bien aux s'k't : -'1 sur la terre, que, se faisant '--.
il- '-rts de honte, sans plus soi.
la femme coupable, ni au piège qu'ils étaient venu
lonr^ *^auveur. Se baissant de nouveau Jésus enn-
tu. tre. Et eux se retirèrent un à un, à corn-
nirncrr par les plus vieux '. CoouDe aa iMBps de la
' J-.ao., VIII, 7.
* Ju.in.. Vlll.6-Y-t-«.
^i56 LA FivMMK ADULTÈRE
chaste Suztnne les vieillards éUienlles plus impudiques cl les révélations du Mallre lesalteignirenl plus que les autres.
Il ne resta bientôt plus en présence que Jésus et la coupable : la Miséricorde inflnie et la proronde misère. La malheureuse femme était tremblante d'effroi, jetant sur le Maître des regards pleins d'angoisse et attendant de Lui la sentence qui allait décider de son sort. Ses accusateurs s'étaient éloignés ; mais que devait-elle attendre de Celui au jugement duquel on l'avait livrée ? Son attente ne fut pas longue. Jésus se leva et lui dit : « Femme ^ où donc sont ceux qui t'accusaient? Aucun d'eux ne fa condamnée? — Aucun, Seigneur^ répons dit-elle. — Eh bien, reprit Jésus, moi non plus je ne te condamnerai. Va, et ne pèche plus ' .' »
Plusieurs se sont scandalisés de cette absolution divine ^ Ils oublient deux choses : ce qu'ét ' .et
ce qu'était devenue la pauvre pécheresse. J' -^loil
pas « l'Agneau qui ûte les péchés du monde 7 ■ Sa venue en ce monde n'cst-elle pas toute de miséricorde et de pardon ? Lui qui eût pardonné à ses plus mortels ennemis, auprès de qui Judas eût trouvé gr&ce, qui du haut de sa croix ne trouvera bienliM que des paroles de pardon et des accents de la plus inénarrable tendresse, nous voudrions qu'il se fut montré sans pitié pour la
' Jôdn.. Vni. 10 11
* y inJalc imlavis** prii oorp« & ce i
l'Itiv y.ir.'TPnt lp r-i^"^ '!?<'' 'i*^ leur* ext-
I'!m . I I 1 . -. (I 1 , -, vwtôiiie, etc.,
^.ll.^liIlr.Ml; .1.' ifnl tinl plus
lermc cl >.u!i une,
comnio 1.1 i ,.(• (lu
pass.1^'.,- ••.!. a 1 . iroUsUials et reste
tndi&cuubic.
JÉSIS LA LL'MIKRE Df MCiMiK 257
femmp adultère ? D'ailleurs nous niinonnaissons ainsi autant sa puissance que sa bonti.^. S'il fait ^'rAce, s'il dit : « Femme, je ne le condamnerai pas non plus » ; c'est que sa grâce a précédé sa sentence d'absolution. Il a converti d'abord celle dont il pardonnait le crime; il lui en donnait le regret avant de lui en faire la remise, et quand il lui disait : c va, et ne p^che plus », il faisait naître en elle le ferme propos.
Ainsi se montrait-il Dieu dans le déploiement de la souveraine puissance. Ainsi se montrait-il notre Sauveur et faisait-il, dans un drame sublime, l'exposé de nnirf Hédoinption. La race humaine tombe dans la prévarication, elle devient adultère, elle s'est livrée au démon. Le ciel et la terre la condamnent et la traînent au tribunal de la Souveraine Justice. Elle est perdue, si Dieti même ne la prend en pitié. Mais le Fils de Dieu s'émeut de compassion pour cette grande coupable. Il ciMi ■■ x'raordinaire dessein de la Rédemption. « Il %*ai ^ -qu'à terre' », abaissement prodigieux qui
lui fait partager notre misère et subir nos hontes. Mais il s'abaisse pour se redresser •, il ne meurt que pour ressusciter dans une gloire où il nous entraîne après nous avoir Justifiés. Quand il se redresse, nos ennemis et r :-ateurs fuient con' ' ' us entendons
la j ..viue où notre n'<i • re est renfer-
mée : jt nt te condamnerai pa»; va et ne pèche
lli. — Interrompue par ce grand acte de miséricorde, in-i... .,•..,., nu •p^'Mplp fut reprise par Jésus. L'objet
' J.in.. VIII, K.
« Juwn VIII «i»
i5H JKSlii LA Ll MltKK Itl Mo:^iir.
en était, nous l'avons vu, l'affirmation de sa Divinité, non pas qu'il la (h^couvrit encore dans une pleine clarté : les dispositions mauvaises de ses auditeurs ne le lui permettaient pas ; les yeux devaient peu h peu s'habituer à cette aveuglante n'vélation d'un Dieu venu sur la terre et conversant avec les hommes, le temps devait faire son œuvre, et r£glise fondée par Lui, achever durant le cours des siècles une victorieuse démonstration. Sans donc dire encore : « je suis Dieu », je suis sorti du sein de Dieu, Fils coéternel du Dieu éternel, Jésus le laissait déduire de ses paroles et l'établissait invinciblement par ses œuvres. Je suis, dil-il, ta lumière du monde '. Mot sublime, remarque Saint-Jean CbrysosU^me, et qu'un Dieu seul pouvait dire de lui même. Quel homme a été et peut ôtre c la lumi^re du munde ? » Des génies se sont rencontrés qui ont jeté dans quelque partie du monde un passager éclat. Des philosophes se sont fait parfois quelques disciples et ont fondé des écoles qui n'ont compté que les années rapides de leurs fondateurs. Des savants ont fait reculer quelque peu les frontières du savoir : tout cela est de l'homme et ne dépasse pas les étroites limites du pouvoir humain. Mais avoir été la lumière du monde ! non d'une étroite enceinte, non d'une cité, non d*un peuple, mais du monde, mais de tous les peuples; I éclairer tout homme qui vient en ce monde », produire une doctrine, fonder une morale qui soient la seule condition du vrai savoir et de la vraie vertu ; constituer sur ses bases véritables la famille et la Société, révéler tous les secrets, dénouer tous les problèmes, illuminer toutes les obscurités, apprendre à l'homme d'où il vient, ce qu'il est, quel avenir l'attend
> Joan.. VIII. it.
JÉSUS-TUIU . ..... HLS DE DIEf 259
au-delà (le la tombe ; quitter la terre et pénétrer jusqu'à l'inaccesi^ible hauteur où Dieu cache les splendeurs de soi r ' ".-l en Elle-m^me, dans
!«"ii . 1 l'ivinilé dont l'univers
ne nous laisse entrevoir que l'existence et les perfec-
t. et tout dire, et rela sans ne erreur, sans trace d'hésitation, de changement, de mobilité : quel autre qu'un
!'■ ' ' '' 'al, produire dans ' ' -de
lier à ce point les 1 - aces qu'en dehors de Lui tout soit ténèbre ? Dire de soi : je I • T ]^j.f fin monde et le prouver par une suite .0 de prodiges : c'est invinciblement affirmer qu on est Dieu. C'est de plus aflirmer qu'en Soi seul est le refuge de l'intelligence et la direction de la vie. Aussi le Sauveur ajoule-t-il : Ce/ui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres *. Sans les révélations de rilommo-Pieu que sait-on? Que dit la sagesse humaine de nuln* il»>Unée future? Que savons-nous des mystères d'outre tombe? Quelle direction sait imprimer à nos actes la morale sans Dieu ? Quel frein k nos pas. ffions T Quel aliment à nos aspirations ardentes ? Les lénibres s'épaississent autour du mi ^ qui a
répudié les clartés dont Jésus-Christ e^i - : unique;
ténèbres de trois sortes, ténèbres des erreurs et de 1*1pnoranca, ténèbres do péflbé tt des ticm, ténèbres qui suivront celles-ei si où seront Jetls les transftoges de li foi. Ao' contraire, quels biens deviennent le patrimoine du croyant - lirisl illumine !// > 'lie
Sauveur, la / a vie *. Tout est > la
> JoAO, YIll. M.
* ioao.. Vin. It.
200 JÊSUS-CHRLST VKAl PfLS DE lUBU
nature quand le soleil se lève ? Tout est vie en nous quand noire &me s'illumine des clartés de Jésus- Christ.
Les Pharisiens eussent pu Vélever à ce Rrand mystère de l'illumination du monde par Jt^si . L«'s Érrilures leur donnaient le Messie comiii i^iV^mo iiluminateur. Que de fois ils avaient été témoins du ravissement de- '' ' Ij/'susln ' "n encore les t*mi> s pour 1» i revenus transportés d'admiration et disant : a nul homme ne parle comme Celui-ci ». Obstinés dans leur incivdulilé volontaire ils aimèrent mieux ne voir en Jésu>- Chrisl qu'un homme et le traiter comme tel. Vous vou^ rendez témoignaye à voua-m^'mc, dirent-ils^ votrr témoignage ne vaut rien ». II valait infiniment co témoignage, puisqu'il venait du Dieu de toute vérité ;
mais les Juifs, an lieu de croire aux mir- •' ;i ('la-
blissaienl si invinciblement la Divinité de . ri-l,
aimaient mieux ne le juger que d'après l'humble extérieur que lui avait Tait adopler son Incarnation ; ils jugeaient « selon la chair » Celui en qui toutes ses œuvres faisaient apercevoir un Dieu. C'est ce que le Sauveur leur reproche: Bien que je témoigne de moimême^ mon témoignage est vrai. Pourquoi? Parce que, Fils de Dieu, je descends du ciel et j'y retourne : Je sais (foù Je viens et où je vais^. Vousautres^ vous Jugez selon la chaiw. Vous ne voyez en moi qu'un homme faible et désarmé; vous ne connaissez pas l.i puissance qui me ferait vous perdre, si ma vePâUe au m'ilieu de vous n'était pas toute de miséricorde. Je pour-
» Joan., Vni, 13.
* Joan., VIII, 14.
JÉSrS-CHRlST VRAI RLS DK DIF.U 2fil
rais vous faire passer par les rigueurs de ma divine Justice, mais ma bont^ vous laisse le temps du repentir. A ri ' . je suis Sauveur et non pas Jngo, : je
ti' '/<r '. Je me contente de tout sauver. Kl
jo s.iiive le monde parce que je suis le Fils de Dieu. El r«? témoignage, ne fût-il rendu que par moi-m^mo resterait vrai.
Mais n'était-il rendu que par Jésus-Christ ? Combien de fois les Juifs avaient entendu la voix du Pi^re dési- Kunnt aux adorations du monde le « Fils Rien aimé dm; Nqiifl il plaçait sa complaisance!» Ils étaient donc deux i téniuigner de la divinité : Je ne suis pas seul ; il y >t Moi et le Père qui ma envoyé: Il est écrit fions votn lA)i que quand deux témoins attestent y leur témoi gnagedoit être tenu pour vrai. Or^ nous snmmi s deux pour témoigner : Moi et le Père qui m'n envoyé *,
Jésus-Christ énonçait l'inefTablc mystère de sa générutioD étemelle et de sa consubstantialité avec le Père mystère qui de Lui et du VHf. fuit, dans la distinclio; des Personnes, une seule et même Divinité. Les Juir> au lieu de s'élever à ces hauteurs, se rabaissèrent à un< ir^ ". Où d' 7, votre Père*? Vou-
1< iiilicr rii l'ieu en lui parlant do
Joseph ? Jr-ii<i, sans relever TiDjure, énonçt «l. nouveau le dogme de sa consobstantialité, en Ion reprochant leur incrédulité volontaire. Vous ne coi, naisses ni moi ni mon Père, Si vous me eonnaisiiez vous connaitriez aussi mon Père ». Lui et 1.
I Joon., VIII. \h.
* Jean.. VIII. te-t7-l8.
» Jean., VIII. !î».
' Jo«n..VIII. tgi
^2 jiSUS-CHRIST VRAI FILS DE DIF.l'
Père ne ftisanl qu'uu seul et mAme I)ifu, connnllre l'un c'est connaître l'autre.
Les JuiTs avaient ici encore, entre i la
preuve que Jésus-Cbrist, jouissant d'uii ^ m,
•■tait plus qu'un homme. L'homme entouré d'ennemis sants succombe à leurs in(^vitables efforts : .1 rist y échappait à son gré pour ne se livrer qu'à
son heure. Malgré leur volonté expresse, leurs ressour- • es sans limite et leur haine sans Frein, alors qu'un Mgne de leur volonté eût armé contre le S&uveur des assaillants sans nombre, personne ne mit la main sur lui parce que son heure n* était pas encore venue \
IV. — Cette preuve de Divinité les Juifs la touchaient <!u doigt ; une autre, dont ils seraient trop justement les victimes, était réservée à des jours prochains. Sans cesse ils avaient contemplé la Divinité du Christ rayonnant & travers ses miracles, mais puisqu'ils demeuraient insensibles à cette preuve, une autre allait leur être e, plus mystérieuse et plus décisive encore que les ,-. . ilentes, et c'étaient des faiblesses apparentes de la mort que cette preuve devait jaillir. Jésus allait être crucifié et de la croix descendre dans le sépulcre. Mais loin que cette mort fût la mort de l'homme, tout devait montrer en elle la mort d'un Dieu. C'est à la vie. à la gloire, à la splendeur de son Royaume cél» le
Sauveur en mourant se rendait. C'est au ^ >n
Père, d'où il venait que le Verbe fait chair retournait. Le voici désormais dans la gloire, inaccessible nu\ coups de ses ennemis. En vain les Juifs le chercheront pour le perdre, lai, ses Disciples et son Eglise ; leurs
• JMn.Yll. 83.
JRSUS-CURIST VRAI FILS UE DIEl 263
recherches seront vaines et leurs entreprises sans issue. Bien plus ce sera pour eux le terme de la miséricorde et le commencement de la justice. Comblée de grâces durant la vie du Sauveur, Jérusalem, eu s'obstinanl dans son incrédulité et sa révolte, tombera dans un effroyable abîme de maux et y périra. Je m'en vais... Vous ttte chenhtrez et vniis mourrez dans voire péché. Où Je vais^ vous ne pouvez venir ' .
La prophétie était claire : Jésus-Christ allait mourir et mourir en Dieu et ses négateurs, s'ils persistaient dans leur incroyance, non seulement ne le suivraient pas là où il allait, c'est-à-dire dans la vie éternelle, mais mourraient de la mort réprouvée. Eux, asse^ grossiers pour ne pas concevoir celte mort divine qui mî'ne à l'étcrnclle vie,*^ demandaient: « Va-t-ilse tuer?. ..Puisqu'il dit : « où Je vais, vous ne pouvez venir ' ? » Mais, à aveugles ! Si Jésus n'est qu'homme et que sa mort soit notn» mort, qui vous empêche de le suivre ? S'il ne va qu'au sépulcre, libre à vous d'y aller t C'est cette . sottise que Jésus relève, en mon-
Irtnl et ce , sont, et ce qu'il est lui-même:
Vous, vous êtes d'en bas. Moi, Je suis d'en Haut. y II" ' '' ; Moi Je ne suis point du monde *.
Ji-^ Il ml >, du plus haut des rii'ux. du
sein du Père, Filt ronsubstantiel du Dieu Très-Haut. J.'su* nVfl point du « monde ■». •' Dieu il n'en
«aurait élre ; comme Homme, - •• y vivre un
moment, e'eal pour en répudier les maximes et en tïv\' i<et. Eux, an contraire,* lont d'en-bas »,
fin ^ ..» sont anx Téritét lurotturelles, incapables
Vlll. •!
\ Il
264 JÉSUS>CBRIST VRAI FILS DE DIBU
de s'élever au-dessus des conceplious d'uue inielligence • " " :t'e. a Ils sont du monde ». Ils en u î les
ils pervers ; ils sont comme lui, oi. «> et
cupides, comme lui dévorés par l'envie, et haineux jusqu'à rbomictde. Comme lui obstinés dans le mal et incapables d'aucune conversion. Oui, vous mourrez dans votre péché '. Etaient-ils donc perdus sans ressource? Non certes ! La Rédemption leur était ouverte, comme elle lésera à tous les pécheurs. Le sang rédempteur peut et veut laver tous les crimes. Mais aucune rédemption n'est possible sans la Toi de Jésus-Christ. Vous mourrez dans votre péché, si vous ne croyez pas qui je suis.
Mais qu'est-ce que Jésus-Christ, et quelle foi doit-on avoir en Lui pour être sauvé ? Les Juifs posent la question. Qui donc êtes-vous ? Ils eussent dû le savoir, éclairés qu'ils étaient par les Prophètes, par le Précurseur, mille fois plus par le Sauveur lui-môme, qui ne cessait d'affirmer sa Divinité et d'en donner d'invincibles preuves. Ils ne mérilaicnt guère une lumière dont ils abusaient si effrontément. Néanmoins le Sauveur la leur accorde encore et leur ditce qu'il est. Il est Dieu, il rsl Homme, il est Juge, il est Vérité. Je suis le PHINCIPE, dit-il*. Le Verbe est « Principe > au ciel, puisque de Lui
puisque « tout a été fait par Lui, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans Lui *. En Jésus-Christ est la raisun d'être de toutes choses ; il est le centre où tout abouiii, il est la source d'où tout émane. Tous les êtres tirent de
< Joan.,VIII, u.
' Joan.. VIU, £>.
JÉSL'S-CIIRIST VRAI FILS DE DIKl' i65
lui leur existence, el « loot esl supporté sur la parole (le sa force ». El si Tordre naturel découle de Lui, com- !.:.!.' '■ ' ' ' Ml esl l'Auteur de la
i.i luenls el leur donne
leur vertu. Il est la iMe du corps mystique qui est relise. La vie surnaturelle qui coule dans les âmes, du À la terre, n'a d'autre source que Lui ;et c'est « en Lui quetoal a sa consistance et sa vie ».
Mai? Ji'?ii< no se contente pas de dire qu" -< // t'>/ l'niK ij,! , .1: iinant par ces mots qu'il esl le Dieu Souverain, l'Essence première, l'Etre nécessaire et inflni, il ajoule : « Je suis le Principe^ moi qui vous parie ». L«> » Principe » n'est pas resté « dans l'inaccessible Iiitnière qu'il habite » comme Dieu. Il s'est approché de Il 'lia, « il esl descendu du ciel », « il a été vu sur In l'-rn*, conversant avec les hommes •.SansTlncarnation, i>i'ti nous restaitinaccessible ; par elle il emprunte notre voix, il nous parie el nous l'ealcnduns, el l'un de ses plus ineffables bienfaits est de daigner nous instruire.
I —, Dieu emprunta divers organes
j , .., j.. . . .rnciu^ : nuis ■< h la fin, il imiis a
parlé par son Fils •.
L»' ^' li' ../ . '■ df.' cous,
j'ai , .. ' l.tir ^ .1 qui nous
ouvrent sur l'avenir de bien terribles perspectives.
II \ .iii ilriix rpoqucs 1 Juifs; l'une où Jésus leur ^url.i, i .iiiiif uù il t p<> V >, ce qui esl redouta-
lement différent. Depuis Iroi^ ci.' s le Sauveur les
l, les appelle au salut. !as*
patience de triompher •!. ' rds
lu Lac de Galilée aux rives du Jon \ au pays de
^^url.i, ^^Wlemei
> iou.,VIU.«.
2ft6 JÉSUS-CIIRIST VRAI HLS DE UViV
Judée, (IttOâ leurs Synagogues, au sein des foules, au milieu des Doclcurs, il annonce la Térité et apporte le salut. Ces jours de miséricorde^ où « il leur parle», seront-ils sans fin? Non. D'autres succéderont où « il parlera d'eux • au tribunal de sa Suprême Justice ; un il leur reprochera leur endurcissement, leur incn'-dulilé, leur déïcide. Jours Turmidables qu'il leur annonçait souvent'el sur lesquels il versa des larmes si ambres.
Prenons garde nous-m^-mes hce jouroù Jésus « parlera de nous», après nous avoir si longtemps et si patiemment parlé. Hélas ! Hélas ! que de choses, quand nous app.iraitrons à son tribunal, il aura i à dire de nous ! ». Mai ce jour est reculé encore, comme il le fut pour les Juif^ Jésus n'est pas encore notre Juge ; il ne vient à nous que comme lumière et vérité. Après avoir annoncé sa venue comme Juge aux Juifs qui l'écoutenl, ii leur rappelle qu'il est auparavant pour eux Vérité ; vérité divine. venant du ciel, écoulée du sein même de Dieu.
Celui (/ui m'a envoyé ne trompe point : ce t/u d m'a appris je le dis au monde '. Telle est la sublimité de notre Symbole : il nous vient de Dieu, et nous e«t annoncé par le Fils de Dieu. Telle est aussi la sécuriloù il place nos intelligences. D'où nous viendrait l'errem quand les vérités qu'on nous donne à croire émanent (1< la Vérité V " et nous sont «qui,étani inentdansie
transmet que ce qu'il y a appris ?
Les Juifs ne comprirent rien, ou piiiioi ih* vuim, rieu comprendre, à celte divine origine de ce que .) leur annonçait. Ils ne comprirent pas que le Père dont
I Jean., VIU, ?R.
JK**US-« llHI'iT VKAI HLS DE DtEl' .i«> (
Jésus partait n'était autre que Dieu même ». Les malheiirt'ux »e vouenl aux châtiments. Ils continueront à nier la Divinil»^ du Christ, à le poursuivre, à le persécu- ••■r ; ils s'empareront de sa Personne, ils le traîneront au ilvaire, ils le feront mourir sur une croix, élevé entre ciel et la terre ;ils crieront au triomphe, ils insulte- .>*nt au déni'iracnt et à l'abandon ob ils verront leur victime: ils diront : « lia espéré en Dieu, que maintenant
Ur ^ -. ..lurescra l'heure où leurs yeux s'ouvriront. La foule descend du Calvaire en se frappant la ne ; le Centurion confesse que Jésus est le Fils Lueu, la nature inanimée 8*a8»ocie par ses convul- Mons violentes à cette profession de foi ; le voile du déchire en signe que la Loi Ancienne eslrem- . ir la Nouvelle Alliance que, sur sa Croix, vient le négocier l'ilomme-Dieu. Des tombeaux entrouverts ; et vont témoigner dans Jérusalem il que les Pharisiens viennent de crucifier. Lui-même, bientôt, sort plein de vie de son Sépulcre, prouve duraiU quarante jours en multipliant les mirarles qu'il ohl lo qu'il n'a cessé de dire : Fils le Dieu, Sauveur du monde, descendu du ciel. Et dansée • ! (lob il est descendu, il remonte glorieusement. \ .1 s qu'on le croit vaincu, il triomphe. Quand on ne voit n Lui qu'un homme faible et abandonné, il apparaît dans la force divine que lui communique son Père.
Telle est la grandiose annonce qu'il (ait aux Juifs : (hnind, leur dit-il, vous aurez élevé le Fils de / //«/wmir, alors vous reconnaître r. qui je suis, et que Je ne fais rien de moi-même, et que Je parle eomme
> Jo«n.,Y|ll,r.
268 jisus-cnaiST vrai fils de dieu
mon Père qui m'a envoyé^ et que Celui qui m' envnt/â est avec moi et ne me lais'ie point seul parce (/lie j'r fais toit jours ce qui lui plnit '.
V. — le ' i -■ .ives lit loucliiiit- «Uns rimiut !!-. auditoire, bien <i«'s i ,
pas, comme les Scribes et les Pharisiens, fermées à la lumi^'re el au bien. En entendant ces discours beaucoup entrent en Lui '. Nous verrons tout à l'Iieuro combien fragile était ce bon mouvement et éphémère celle lueur de raison el de foi. Ces (leiii ' " il
des Juifs en qui l'orgueil de race d <>
toute sa force et n'attendait que le plus léger prélext pour éclater.
.NYanmoins le Sauveur charitable, dont Isale avait pr< dit qu' « Il n'achèverait pas le roseau déjà brisé, n'éteindrait pas la mèche fumant encore •, entreprit leur com< plète et solide conversion. Ils le paieront d'ingralilude et h ses plus tendres et ses plus sublimes paroles ils o|< ront les négations d'abord, puis les plus abomiu.i.'i' injures. Mais le Sauveur aura épuisé pour eux le» exede la charité el de cette charité il aura laissé d'impérissables souvenirs à son Eglise.
Il leur indique d'abord comment il faut affermir en i>< les salutaires impressions de la gr&ce, à quelle condition de persévérance et d'énergie le salut se fixe dans les âme?, puis il leur fait resplendir les divines prérogatives de la sainteté. A ces Juifs qui crurent en Lui Jt'sus fit entendre ces paroles : « [^ous serez vraiment mes disciples si vous persévérez dans ma doctrine. Vous connaitrr
* Joan., Mil, 30.
JfcM>-t.il«l>i Mx.M HLS DK DlRl! 269
/,, ^j.ii.'etia véritt- vous rendra iibrea^. Devenir les
du Fils (le Dieu ! Eire allacbés à sa Personne,
(i . - ' - ■ilimil»^, <•: !" ses dons, jouir ilo
-.. \;i; (.UniL-.c t;l des ni.;...... nccs de sa demeure
cili'sle I... Car ce sont tous ces biens que renferme an fWc iple parole : « Vous serez mes fi - ».
Au i ..-.-. -ela Vérilé Elemelle, un autre iim len
nous est départi : nous sommes inslroils « de toute véril«^ •, et, comme le dirait triomphalement sainl Paul ; « nous autres, nous savons toul ! ». Autour de nous il n'y aura qu'incertitude et ignorance, doutes et ténèbres ;
?(• la destinée ne trouvera ii>urera dans l'angoisse, lo C4eur dans les tortures d'une faim inassouvie, le présent sera >iu\- . e, l'avenir sans sécurité : aux Disciples
lie J.>u> ' - uls la vérité enverra ses rayons vivi-
fiants. Après l'honneur, après la vérité, viendra l'affranchis^ement ; ia vérité- vous rendra libres. Que de servitudes pour qui n'est pas attaché à Jésus-Chnsl et ne s'appuie pas sur ses révélations et ses promesses î Que I . ..-..t. i,jj^ gj exigeants font peser sur toute la vie : table tyrannie, sans compter la plus insup- |. 1. '■ (le i.iiitcs : celle du démon! Mais de ces diverses ^. ; . a 1 i'"« JZ-tM^-Christ nous délivre h jamais. A quelles . ..ii-iiii.!!- .' N >uî» l'avons dit : la fermeté, la persévéraii. . .1 i!i~ ,1 fui : Vous connaîtrez ta vérité et la vérité - vuu^ dciiimra de toute servitude,
Lm Juifs n'entendirent rien \ ces paroles. L'ordre
el leur échappait totalement; être esciaf es ou
. leurs péchés et de leurs vices ne leur importait
guère pourvu que leur vie roalérielle coulAt libre de ia
» i.uii. nu -wjLi
i'O JÉSUS-CnRIST VKAI FILS DE DIBU
tyrannie d'aucuns maux. El comme à ce matérialisme grossier ils juignenl le plus impudent orgueil» Us interrompent le Sauveur et lui mentent effrontément : .\nus sommes, di>ruf-iis, de la racr d'Ahraham rt lunts n'avons jamais été les esclaves de personne. Comment nous dites-vous : « vous serez libres ' ? »
Jésus pouvait, en leur rappelant leurs multiples captivités, les ramener à la vérité et à la pudeur. Qu'étaitce que la captivité d'Egypte? Ht celle de Itabylone ? Et celles si nombreuses dont les Juges les avaient délivrées ? Qu'étaient-ils, au moment même où ils se pr»'-tendaienl libres, sinon les vaincus et les tributaires des Romains ? Mais le Sauveur, uniquement préoccupé de l'ordre surnaturel, ne leur fait entrevoir qu'une autre plus terrible servitude, celle où nous jette le péché '. Or un péché monstrueux pesait sur la nation Juive, allait r ' \i mesure et mettre le sceau à ^ tive T^i I) : Ce péché était celui du d«-i dans l'élite juive dès les premiers temps de la vie publiqui de Ji'sus il avait pris racine et s'iHail f ' 'i nation entière. A Nazareth on avait vuu . i du haut de la montagne, en Judée les complots succédaieii ( aux complots, des émissaires de mort étaient en\o puur le prendre, et parfois les haines devenaient si \ ■ > que, «ans attendre aucune action juridique, des furieux le voulaient lapider. Voilà le péché dont ce maV - \ peuple devenait de plus en plus l'esclave et •: seul le pouvait délivrer, s'il avait voulu Tétre. Aucun autre secours ne lui était offert, ni d'Abraham dont il se prévalait, ni de ses prophètes, ni de sa Loi. Car sa Loi, la
« Joan., VIII « Joaii., Vlii
JÉSL'S-t.HR|>i ,nAi KILS DF. UIED 27i
I I Vnciennc, demeurait sous la malédiction du péch(> et
^tre rejeléc pour Taire place à la Loi Nouvelle.
—clave qu'on . ii cl qui ne pro-
me aide à qui i , /. /'.t ne det/ieure
/tas toujours dans la maison^ mais le Fils y est à
seul est ' ' ' ' est le Maître.
lueuesan , ■, nine lui ôlera
M>n péché ; Celui-là seul qui sauvera le monde est le
>[. Si donc le Fils vous déni libres. Je sais que vous tes de la race d Abraham. Mais que pourra Abraham pour vous faire pardonner un péché tel que celui du déîcide. car vous cherchez à me faire mourir * ?
Kiïrayunle extrémité où se trouvailalors la nation Juive !
I !;U' avait tant rejeté la lumière, tant méprisé ri repoussi-
( paroic du Sauveur, les ténèbres d'un diabolique
iveuf^lement s'étaient k ce point épaissies sur «ton âme
qu'elle avait résolu la mort du Fils de Dieu, de ce Verbe
qui lui apportait les véritésdivines puisées à leur source:
' ^ cherchez à me faire mourir, parce que ma
.-..itle n'a pas prise sur vous. .Moi c'est ce que f ai vu
n mon Père que Je vous rapporte. Vous c'est ce que
mus avez vu en votre père qur vous accomplissez '.
I^s Juifs comprirent-ils le mot du Sauveur les accu-
-nnt de leurs projets dial)oliques ? Kn tout cas ils cher-
r le coup. Sotrrpèreà nous, dirent'