ni *. L'orgueil et la perversité Juive
• nt ici pleinement. Pour se dispenser de toute vcriu el commettre à Palse tous les crimes, ils serecom-
> Joao..Vlll. 3S,3t)
• Joan Vin .17, •i.. l«.
' J.. \ ai.
i72 JÉSUS-CHRIST vrai fils de dibu
maudenl du sainl Hairiarche leur ancêtre. Ainsi faisaient- '\h pour Ifur Loi. Sans In v<" f-rver. ils s'en fai-
saient un iin^rilp et un litre <: ^ -•.:■. Tout cliarpt'-s <1< crimes qu'ils fussent, ils étaient saints de par leur Le ft 'iffi<nil d'avoir reçu celle Loi et de i!
d A 11 pour (échapper à toute accusati :. ->t
cette iilogicité gros8i^re que Jésus leur reproche : Si mus ('les ïrs fîh (FAbra/tamy faites les œuvres d*A~ brahatn. Mais à ce moment mt-me vous cherchrz n me faire mourir y moi qui vous ai réoéié lesvéritr apprises de mon Père. Est-ce iàce que faisait Abraham ' ?
La rage des misérables qui écoulaient le Sauveur montait à un tel degré, elle devenait si manifestement démoniaque, que le mot qui la dénonçait diH i'tr(> dit : Pour fot/5, vous faites les œuvres de votre père ' .' Ils étaient bien les fils du démon ces Juifs qui. dans un incompréhensible excès d'aveuglement, s'en n'féraient, non plus à Abraham, mais à Dieu même : Nous ne sommes point des enfants de fornication; notre seul père, c'est Dieu ». Dieu, leur Père ! Mais s'il en était ainsi, si vraiment ils avaient pour Dieu les sentiments de la piété filiale, persécuteraient-ils le Père dans l'objet de son amour, dans son Fils unique ? Persécuteraient-ils ce Fils qui, envoyé du Père pour le salut du monde ne faisait entendre que le langage de l'éternell'' vcrité ? Ne l'eussent-ils pas accueilli avec tous les tran^ ports de la reconnaissance et de l'amour ? Si Dieu était votre Père, assurément vous m'aimeriez; car c'est (h Dieu que je suis sorti et que je vienJ ; je ne suis pn
I Joan.. VIII. 30. 40.
* Joan., VIII, 4t.
* Joan., VIII. 41.
JÉSl S-t.liHIST VHAI nLS I>K DIBt 273
tf MM 'ir ,noi-m*'mf ; c'eit mon Père qui m'a envoyé. Pourquoi ne me reconnaissez-vous pas A mon langage ? Parce que ce langage vous ne le pouvez pas supporter *. Pnr un enchalnemenl naturel, si vous ne repoossiez pas ma doclrine vous y reconnaîtriez les cafi divins dont elle est empreinte, vous verriez en
-'• que je dis i*tre ; le Fils de Dieu, et en Moi vous
honoreriez mon Père qui m'a envoyé. Mais loin de cela, tez ma mort, et, animés des marnes haines ^..^ ., - aon, vous no m'»»»''*"/ -ine trop bien en lui votre véritable p*Te.
\''ifrf père, cV.nV le démon .' Ll ce sont les vouloirs
</>■ te pire que vous vous disposez à accomplir. Dès
'rigine il fut homicide *. Il avait été créé dans la
iiuii).!.> '[tlendeurde l'innocence et de la beaul»''. Mais
l.-i v.rii'- », dans laquelle en môme temps Dieule créait,
«lait que malgré son éblouissante perfection, il était
créature, créature bornée, soumise, devant à Dieu le
triple hommage de la recoonaissaoce, de l'amour, du
espccl. Dans cette vérité, il ne sut pas se tenir ' . 11
laiiM l'organl obscurcir l'éclat de la vérité ; il la mé-
connot, il M mentit à lui-même, se persuadant que sa
«'rfeciion était celle de Dieu même, et jetant le cri que
ité ne cesse de faire entendre : « ni Dieu, ni
• t ainsi devint-il menteur et père du mensonge,
•■ pouvant plus, ne sachant plus que mentir. Ainsi
- ' t-il deven* ' " -icnt mauvais cl le mal est à
:.ins ses H. l sa volonté qu'il est devenu
sa nature ». Menteur vi vicieux, il est cruel, il est bomi-
'ide, sa seule occupation est de haïr et de perdre. />rv
> Joan.. VIII. 41. 13.
> Joao., Vlil, i4.
* Joan.. Vlll. 44
274 jÉsiîS-cimisT vrai fils de dieo
Vorigine.il fut homicide^. L'homme était à peine crH
qu'il s'en a; • -
la mort cl } ; ,
« au commencemeDl >'. quand il jetait Adam dans le
p^^'cln^ct «lu pi'ih»' tlans la mort, il veull'ftlre m.ii ' t
en faisant mourir lHommc-Dieu, et les Juifs d<
ses enfants en accomplissant ce crime.
Et quel crime ! En m»^me temps qu u- n-jellent la parole de la Vérité Éternelle, ils adhèrent à la parolo de Celui qui en disant le mensonge parle de son propre fond : car il est le Menteur et le Père du mmsour/e^. ils repoussent Dieu pour se livrer au démon. Le démon les trompe et ils le croient. Kt Moi lorsque Je Je vous dis la vérité vous refusez de me croire ». Le démon est r«Hre ignoble en lequel toutes les souillures sont renfermées : Jésus est la Sainteté par essence : les Juifs sont au démon en crucifiant iésxisifjuide vous me convaincra dépêché? Pourquoi ne pas me croire alors que Je dis la vérité * .'
Mais la raison pour laquelle les Pharisiens n'accep- Uient pas la doctrine de Jésus-Christ, c'est que, c ayant le démon pour père et en en faisant les œuvres, ils répudiaient Dieu et avaient cessé d'en être les serviteurs et les fils : Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu, et vous autres c'est parce que vous n'êtes pas de Dieu que vous ne les écoutez pas ^
Le fer qui pénétrait jusqu'au fond de la plaie 1rs lii bondir, et ne pouvant réfuter, iU insultèreut. I>raruns-
' Joan.. VIII, U.
« Joaa.. VIII, i4.
• Joan.. VIII, 45
* Joao.^VIII, m ( Joan., VIII. 47
jÉsis-r.nniST viui fils dk dihi -T.;
nom pas raiaon de dire que rous né/es qu'un Sama-
rilam et un possMé du démon ' . Le blasphème élail
ise de Jésus esl slup«^fianle de
Jr «/• suU pas un po^sf'dé t/u
f^mon, mais /honore mon Père et vous^ vous m'ou-
" ' ^le point ma gloire; il
i et qui fera justice*.
iS que le Sauveur nous doaoe ! Quand
r*&re esl en cause, st colère éclate fou-*
<1 lèvres les parole» sorleul comme des
éclau de lonnerro. Est-ce lui-même qui est en jeu et que
l'injure atteint ? 11 n'y oppose que la sérénité de la patience.
Laissons, \ l'oxemple du Divin Maitrt*, notre cause entre
1ns maiDsdeDieu, Lui nous vengera quaud Theiire de sa
jus^lice aura sonné, c Ne cherchons pas notre gloi"'- "
est un autre qui la cherchera et qui fera justice •.
\ I. - l»f r«» que J«^'«us-Chri8t s'en remet continiielle-
1' !ii 1 -Mii l'i I' i!i:js-nou8 d'y rien voir qui infirme k*s
-< es de sa propre Divinité. Ce qu'il veut nous faire
ulre c*est que, comme Dieu, il ne fait qu'un avec son
i ' ; comme homme, inférieure son Père, il en appelle
à aa JDttice et à son amour. Le mystère de la double
nature en noe Personne unique nous apparaît manifes*
• ment, sans que l'éclat do sa Divinité en soit le rooin't
,j' • voilé.
I int, la suprême manifestation de cette Divinité
va nous apparaître dans let dernières paroles du Sau-
QoftUeMteetttftiiaiilfwtaUon ? Quel est le grand
QlWDunirjMe altrUwi de Dieu ? C'est qu'il c«l
> J<iati.. VlU. 4H.
' Joao.. Mil. 40, 34»
276 Jisus-rBRisT vrai hls dk diec
éleroel. Dieu ne coonall ni passé ni futur. OIëU EST. Son es«i ' (l'j^lre. Il c'sl l'Etre nécessai' tiel,
élernel. i ^ue l'homme n'occupe dans i^ . ,ii'un
poinl imperceptible du lemps, que le néant le submerge de toutos parts, Diou remplit également tous les temps. Dire de Jésus-Christ qu'il est antérieur à tous les temps, qu'il n*a ni passé ni futur, mais un présent étemel, c'est confesser qu'il est Dieu . Ajouter que par Lui l'homme mortel verra s'ouvrir devant lui une vie sans Gn, une immortalité céleste, c'est affirmer de nouveau que Jésus- Christ est Dieu, viviflantpourrélernité la frêle et fugitive créature humaine.
En vérité, envérité.je vous le dis : quiconque gardera m a parole ne mourra pas à Jamais \ Garder sa parole c'est d'abord y croire, puis c'est y conformer sa conduite ; c'est la foi et les œuvres qui, nous faisant vivre de la vie même de Jésus-Christ, nous immortalisent pour le ciel. Sans doute, nos corps connaîtront pour un temps la décomposition du sépulcre, mais nos Ames vivront de la vie de Dieu et un jour viendra où Dieu leur rendra ces corps dont une expiation temporaire les aura dépouillés.
Incapables de comprendre cette vie divine que Jésus- Christ nous communique et s'arrétant au phénorafcne de la mort naturelle, les Juifs prétendent < le
Sauveur, et l'essaient avec de nouveaux L ,.. :ncs.
Maintenant, disent^ih, nous voilà bien convaincus t/ue vous êtes un possédé. Abraham est mort ; les Prophètes sont morts et vous dites : quiconque gardera ma parole ne mourra pas. Etes-vous plus grand que notre père Abraham qui est mort? que les pro-
' Jean.. VUl. SI.
j6SUS-aiRIST VHAl FILS DE DIEU 277
''•$ qui sont morts ? Qui donc pre'trndez-vous
? Jésus n'avait cessé de le dire, et HfBrmanl qu'il
• lait le Fils de Dieu, coosubslantiel au Père, uni au
I'' •', tirant tout ce qu'il avait du Père, et en retour
ii.uurant le Père par sa flliale obéissance et son filial
amour, il n'avait cessé d'appuyer ses affirmations sur
iitanls miracles*. I «ur son Éternité qu'il les
..^ aie. Il est l'Éternel . ,'U, si un avec son Père
qu'il en a scruté toutes les profondeurs et en connaît tous
\i'yM'cr*'is. Si j'f nè^ i/fnri/ieni'>i ' 'r n'est
rien C est mon Père qui me ^ ; irre que
votu nommez votre Dieu sans leconnatlre.Je le eon"
' *f i. Et si je voiLs disais ne le pas connaître, Je
uime vous, menteur. Mais Je le connais el Je
i garde sa parole '. Quelle est celte parole que garde
'■''. ■ ' ' - révèle? « Celui-ci est mon Fils Bien-
je me suis complu : écoutez-le ». Et
^^kocore : c Je l'ai engendré aujourd'hui » dans l'élernei
^^Bajoard'lr n éternité. Et encore :« le Seigneur
^^K^adil: Mi Fils ».
^^0 Etemel comme son Père, Jésus-Christ domine tous les ^BtBjM et remplit tous les siècles de sa présence et de ^^Pm action. 11 créait le monde, il conversait arec Adam dans le Paradi» terrestre, il lui promettait le salut après 1.1 chutr, il sanrtiilait les Justes de l'Ancienne Alliance, il ite réTélait aui Patriarches et aui Prophètes «l c'est ' -s Saints de M i ,jg
irs el posséda.. j.. ,.... .^ '..... A ,,;;/i,
I nfre père^ a tressailli du désir de voir mon Jour; il fa vu el son cœur a été ravi de Joie '. Quel est ce
« Joan., viii. st.
• Joan.. VIII. U, bA.
* Joan.. Vtll, M.
278 Lr. .Min.M i.r. i-i i, a > r.v m.i.-.NK
« jour « du Christ qu'a vu Abraham ? U a vu son jour éternel, il a connu sa Divinité, il l'a adoré comme Fils de Dieu. 11 a vu le « jour » de sa n Me,
il a su que le Kédempleur, en m est
Dieu, serait Homme véritable. Enfin, il a tu le • jour » douloureux df son expiation, f' ' !.ras se levait
pour immoler Isaac, le drame li w tUit révélé.
y'ous navet pus cinquante ans S interrompent g^ossi^^emo^l les Juifs, et vous avez vu Abraham? Vous étiez quand était Abraham I
Dans un mot sublime, comme Dieu seul sait en dire, Jésus pour toute réponse affirme son Etre étemel. En vfritf^en vérité^ je vous le dis : avant qu Abraham fut, MOI JE SUIS •.
11 fallait tomber aux pieds de l'Hommc-Dieu et l'adorer : les Juifs coururent à un amas de pierres pour le lapider ! Jésus, en s'échappant de leurs mains par miracle, leur donna une nouvelle preuve de son divin pouvoir et à nous l'exemple de la patience humble et douce avec laquelle nous fuirons devant nos plus mortels ennemis : Là-dessus les Juifs ramassèrent des pierres pour le lapider, mais Jésm se déroba et sortit du Temple*.
LK MIRACLli DK L'AYKU6LK-N6
1 . — Jésus sort du temple pour ne pas donner à ses ennemis l'occasion d'une fureur plus grande. S'il se dérobe aussi aisément à eux c'est qu'il est Dieu, mais
• Jean., VIII, M.
* Joan.. VIIUS7.
« Joan VIII, :m
LK MIhA»:LK DK L'AVEUGLE-rcÉ J79
iiière c'esl qu'il est lioimn»' et j . >nde de voir en lui l'Homme
que le Dieu. L'homme se montre dans cette fuite, le Dieu allait se révéler de DOUTean par un éclatant miracle opér** sur un aveugle de naissance.
Quelle puissance humaine, quelles ressources de la - * réer dans un aveugle de nai une
>lepas? Si la défiance peui her
k la guérison subite d'un infirme qu'un accident a rendu avouclc, comment serait-elle possible dans la guérison •l'un avcuKle-né? Ce grand miracle Jésus-Christ l'opéra en témoignage de sa Divinité qu'il venait de si solen* nellement affirmer. Il l'opéra aussi pour suivre la pente de son bon cctur.
Comme il quittait le temple il vit un homme aveu-
f/fr 'fr nrjr once*. Jésus s'arréte, consid^re avec une
"^t iupassion ce malheureux, et telle est l'atten-
préte à sa misère, que ses Apôtres, d'ordinaire
.. Uuiis, filent l'homme d'un même regard attentif.
Snilement tandis que leur Maître le considérait pour le
t'I le guérir, eux le jugent d'après l'erreur ré-
ic la nation, qui, danH les maux physiques,
V \ lit invariablement le ch&Ument de quelque péché:
Mniir>\ '/fninnfl»rrnt-its àjt^atis, qui df$ deux a pé-
I lu , lui XII ^r^ /j'irritts, pour qu'il soit lié awuijle *.
Que d'erreurs danK ces quelques mots, el quelle igno-
• s de Dieu! Sans doute le péché, qui ton*
i\me, peut aussi parfois frapper le corps.