‹ Nos saint évangilesChapitre 58 sur 124 · L. /-b....;, l'immobilité, l'impuissance. Et si Jésus · texte numérisé non relu

L. /-b....;, l'immobilité, l'impuissance. Et si Jésus

'> la poussière, il montre néanmoins qu'il

:i d'elle puisque c'est à la fontaine de Siloé

i-io la vue sera rendue à l'aveugle.

Ainsi chaque circonstance de ce grand miracle « manifi'Ni.» la p divine •» et en J«*sus-Christ l'ouvrier

.liviii. Loi , . -luil ajoute à ses Apôtres en témoignent

mieux encore : // faut, dit-il. que^ tandis qu'il est ■'■'''■ «e le-i œuvres de Celui qui m a en-

' y V ' /*/ la nuit y nul ne peut plus agir.

Tant que je suis dans le mondcy je suis la lumière dti monde*. Jésus-Christ est tout dans le monde; lui -cul en a l'empiro, lui seul y conduit tout ; sa himiôre éclaire les intelligences, sa grftce sollicite les cœurs, sa rédempli' ' ' il*'s, ses exemples guident les

pas, ses - •ni les Ames, son labeur nu

milieu do nous e^t incessant et tout salut vient de lui. Mais fjsl (Imaiit ■ le jour > qu'il opère; quand la nuit -.1.1 tutiilié»' Mjr le monde, que les siècles seront révolus rt que t'élemité aura remplaré le temps, \é labeur de ! ' * risl cessera et sa rédemption sera close. El re ; ai de l'humanité prise dans son ensemble s'ap- |M..{it. a « hii un de nous avec une égale vérité. Durant !•• '■ juut •* que nous pusoDS tttrla terre, Jésus-Christ ne c«»He de travaillera nolr« salut. La nuit du tombeau nous surprend-elle? I^ gr&c« cesse d'agir el la Joslice entre en scène.

Mais contemplons le Sauveur dans l'accomplissemenl du miracle.

* Joan., IX. 4-5.

iSi LE MIRACLE DK L'AVEUGLB-MÉ

II. — // mouilla la terre de sa salive^ fil de la boue et en oignit les yeux de Vaveugle, en lui disant : « l'a et lave-toi dans la Piscine de Si' '

gnifie Messie) \ Nuus savons bien que 1 l> i

pouvait d'un seul mol, d'un seul acte de sa volonté, rendre la vue à l'Aveugle-né. S'il agit autrement c'est que de hauts mystères se dégagent de sa mise on sct^ne. Nous ne reviendrons pas sur notre remarque précédente, comment Jésus employant la poussière rappelait l'acte créateur du premier jour. Mais un autre sublime enseignement nous est offert. Il plait à Dieu de nous donner la grftce immatérielle par l'intermédiaire des agents sensibles. L'eau Baptismale crée en nous un être divin ; l'Huile Sacramentelle scelle le Chrétien et sacre le Prêtre ; l'Espèce du pain et du vin voile le plus divin de nos mystères : toute cette économie de nos Sacrements est figurée dans le miracle de l'Aveugle-né. « Les vertus s'échappent de Jésus •, la Divinité s'écoule 8u>' son Humanité Sainte, sa salive a une pleine eflicacilé curative; et en même temps, pour nous faire bien entendre qne la matière n'est rien et ne peut rien par ellemême, ce n'est pas au moment de l'imposition de lu boue sur les yeux de l'Aveugle que le miracle s'opèn*. mais seulement à la Piscine de Siloé. Le nom de « Siloé » est à lui seul un profond enseignement, qui n'a pas échappé à l'Evangéhste. « SiYo^, dit-il, ' V

sie ». C'est Jésus qui est le véritable San monde, la Source divine d'où la gr&ce qui illumine se répand dans les âmes. Aussi est-ce en allant se laver dans les eaux de Siloé que l'aveugle recouvre la vue.

I^a longue course, des alentours du Temple àSiloé, avait

> Joao., IX, 0-7.

LK MIRAI LK DB L'aVEUGLE-XÉ 283

d'ailleurs dans la pensée du Sauveur des raisons précises. La vertu de l'Aveugle était mise à l'épreuve. Aller à SiloéT Mais à quoi bon? A quoi bon encore cette boue qui le couvre ? Se moque-t-on de lui ? La boue aveugle bien plulAl qu'elle ne fait voir ! Jamais l'eau de >il"' î 11 la vue atix aveugles 1 Pas une seule de

1 1^ ' , > n'eut prise sur la foi bumble et ferme de

l'Infirme. Sans raisonner contre la Raison divine il tra- \<; -i J«rii>al"in. objet de < ' ' pour ton ' "ri-

-i.'U |)uiir 4ii«-,4iies-uns, d 1. , . ."U malvi-i .'-la

part des Scribes : Ainsi se préparait le grand éclat du nui ado.

I. Al fugU alla donc se laver. Quetnd il revint , U v>i/ait* ! L'œuvre divine est accomplie, prompte, facile, Il y : .,mme le miracle a avant tout pour but >i, il lui iaul le plein jour de la publicité.

m. — Celte publicité ne pouvait guère faire défaut. L'aveugle était connu dans tout Jérusalem où il menili.ut chaque jour; la singularité du spectacle qu'il offrait à la foule, quand, les jeux couverts de boue, il allait à la Piscine de Siloé, venait d'attirer plus poÏMamment l'nitenlion ; et cette attention fut changée en stupéfaction profonde quand on le vil revenir les yeux ouverts, î«> miracle était si • ira

;r de l'Aveugle gu« : ^e,

••t tous exprimaient diversement leur surprisse. Les unt^ ■jiii "'i' ■:'■ ' ' '' ' : • N'est ' ' ..' là

in. ■mil' I têt *!D'hli . 'III-

• Joan.. IX. 7.

• Joan. IX. n.

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