‹ Nos saint évangilesChapitre 59 sur 124 · LB MIRACLE DB L*AVBIGLE-KÉ · texte numérisé non relu

LB MIRACLE DB L*AVBIGLE-KÉ

pi'S sans doute par lo grand changement que ie miracle avait opéré dans les traits de Tavougle, ne pouvaient se résoudre à voir en lui l'ancien Infirme : Non, disaientils^ mais c'est quelqu'un qui lui ressemble. La plupart cependant rendaient le vrai témoignage : Cest b'r -

Le mirnculé ne tarda pas à faire cesser les b<-- ^

des uns et à fixer la certitude des autres. Cest bien moiy affirmait-il hautement '. Il se présente à nous dès ces premiers muls tel que nous ne cesserons de le voir : franc, vif, alerte, plein de cœur, et doué d'une merveilleuse présence d'esprit. D'ailleurs, la grâce a illuminé son ûme plus encore que le miracle n'a éclairé ses yeux. Il ne connaissait Jésus que de nom, n'ayant jamais pu le cuntempler, mais une lumière intime lui avait révélé que Celui qui l'avait guéri ne pouvait être que Dieu. De là l'invincible fermeté de ses affirmations successives. A la foule qui l'interroge: « Comment tes yeux se sontils ouverts? » 11 fait le narré rapide du miracle Cet homme qu'on appelle Jésus a fait de la boue qu'il a mise sur mes y eux ; après il m'a dit : « Va maintenant, et lave-toi dans ta Piscine de Siloé. J'y suis allé. Je me suis lavé, et Je voit^ ! Tout est exact dans ce récit jusqu'au menu détail. Il ne pouvait voir ni Jésus, ni In salive dont Jésus humecta la poussière, aussi ne fail-il pas mention d'eux ; et quand on lui demande : « Cet homme où est-il î II répond justement : « Je îi'en sais rien* t>. Jésus s'était dérobé, nous laissant une vive leçon d'humilité au milieu de nos plus éclatantes bonnes œuvres.

* Joan.. IX, 8-9.

* Joan., IX, 9.

* Joan.. IX. 10-11.

* Joan.. IX. 1i.

LX VTRACLS DE l'aVEI'GLK-NÉ 285

Mais qu'elle est d'un triste aspect cette foule dont nous oyons la curinsit.'- s^lrrile cl dont nous entendons les • •'^■' -nies inl«TrupaUons ! Le miracle était d'une incidence. Celui qui l'opérait était ce même Jéiis, dont mille fois elle avait contemplé la divine puis- '""'». dont elle avait écouté avec ravissement les insu)n8 célestes, qui venait dans le Temple d'affirmer •ûleaneUemenl sa Divinité : que fait-elle ? au lieu d'aller à Loi, de se jeter à ses pieds, de l'adorer, elle s'en tient à une curio«ité vaine et qu'elle satisfait avec la plus étrange indifférence. Pas an mol, pas une démarche vers Jésus ! Heureux encore si les indifférents eussent été les seuls ! racle. Mais nous trouvons au milieu d'eux : ^ haineux et perfides. A ces mots de l'aveugle : « II a fait de la boue et me l'a mise sur les yeux», r. * 'le suite le parti qu'ils pouvaient tirer

)]. I. Faire de la boue un jour de sabbat !

N'éUit-ce pas violer le saint repos? N'était-ce pas se I! • proranateur ? L'objet d'une accusation

■ •'•. El si Ji'-sus n'était pas sons leurs mams au rooips pouvaient-ils traîner l'aveugle devant ' ' ' '>■ ' Tiduifit aux Phnrisiens C homme qui

.Or c'était un Jour de sabbat, que Jf.iu-^ avait fait de la boue et avait ouvert les yeux de r aveugle ',

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