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J-.wi., IX. 19.
» J MI) , IX, %hil.
i88 LE MIHACLR HK l'aVKUGLB-NÉ
son. Les deux vieillards croyaient ccrlainemcnl à nne inlervenlion divine dans la guérison de leur Uls, mais, inrapables de soutenir une lutte contre le S ' ' ' lu, ils esquivèrent hubileinenl la réponse à la • des
questions posées : « comment voit-il maintenant » ? Que ce sait là notre fils, direni-ils, nous le savons rt nous savons aussi çu'ii est né aveugle . Comment voit-il maintenant, nous ne le savons pas. Qui lui a ouvert les t/eux, nous Pignorons. !nteirngez-le, ij est en âge pour parler lui-nv^me. Ce langage rtaii dicté par la crainte des Juifs ; car la décision était déjà prise de chasser de la Synagogue guivongue confesserait gue Jésus était le Christ. Aussi les parents avaient-ils dit : il est en âge, interrogez-le '.
Une seconde fois le Sanhédrin était vaincu. Il avait tenté d'établir juridiquement l'inanité du miracle : su réalité apparaissait plus indiscutable que jamais. Que restait-il ? Sans plus nier le miracle, de faire passer Jésus qui venait de l'accomplir pour violateur du sabbat et ennemi de Dieu, et c'était le miraculé lui-môme qui devait se prononcer ainsi contre son bienfaiteur. La terreur fut l'arme dont ils se servirent pour amener le mendiant au blasphème qu'ils désiraient de lui. Les Pharisiens rappelèrent r homme gui avait été aveugle et lui dirent : rends gloire à Dieu ! A' assures, nous, gue cet homme est un jj' prennent les devants, dictent la sentence, persuadés que le mendiant n'osera pas s'inscrire en faux contre le Suprême Conseil. Ils avaient compté sans l'esprit de
< Jnan.. IX, D-il-SS.
* Joaii., IX, U.
LK MIRACLE DK L'aVKUGLK-MÂ iSIO
^^^i6e qut' IH'ii rt'paiulail sur o" ' iir
du la fui. L uveugif s'ru linl au m de
laisser dévier la quesUon. Or la quesliou unique était celle^i : un miracle venait d'être opér('> qui lui avait rendu la vue : ^ue ce soit un pécheur. Je ne saù, mais il est une chose que je sais : étant aveugle, inaitUenanl jf vois ' . Un miracle était là : impossible de l'écarter de la cause. Visiblement décontenancés, les Pharisiens posent alors une question qui achève leur
* ' ■ ' du mendiant. Que t'a-t-il fait,
u-t-il ouvert tes yeux? L'sLUlrei^rO' lllant de leur embarras accentua encore le ridicule de leur = ■ ' /'- ■ ffvous V ai dit; vous l'avez entendu^ i :.-vous l'entendre encore? Est-ce que
vous aussi vous voudriez devenir ses disciples > ?
I ,.-.-;.... t,»rrible, aussi habile à manier Tarme du
rai- .1 que celle de l'ironie, l'aveugle ne leur
ilai^-t; ;- tucune issue pour échapper à ses décisives
[coiiciu»iuii». Comme ils venaient, en Tinjuriant el
Un If* chanrMint d'anathèmes, d'invoquer Moïse : « Sois
•iciple! Nous sommes, nous, les dis '^
., V. .J . ..' ; car nous savons que Oieu a parlé
par MoUe / Mais quant à celui-ci nous ne savons
li'.n li rst ».
I 'ul't qui est étrange ; répondil-il, que vous ne sachiez pas d'où il est ' ? Mais c'est Mulse que vous invoquez qui vous oblige à croire en lui ; Moïse qui l'a annoncé. Moïse qui l'a dépeint, el l'a, sous des traits iropossiltles à contrefaire, désigné à notre foi. C'est donc précisément parce que vous êtes les disciples
* J<an.. IX. fi.
Joau., IX, i5-i7.
' Jo«a..IX. fs-il>.
iîH) LK MIRACLE DE L*AVBL'OLK-ÎCB
de Moïse que vous devez aller à Jésus. Car enfin ce Jésus fail des ininu les, il vient d'en accomplir un plus grand que les autres ; il les opère en lénioii?nage qu'il vient de Dieu et pour appuyer la vi'rilé de sa mission, et Dieu pourrait faire servir le miracle à affirmer Terreur ! Ce Jésus qui fait des miracles pourrait iHre un imposteur !^oM55«tJO/w que Dieu n*écoutepas les pêcheurs ; mais celui qui f/ionore et lui obéit, celui-là il fexauce. Or, il est inouï que quelquun ait donné la vuê à un aveuglené. Si cet homme n'était pas de Dieu, il n'aurait pas un tel pouvoir '. Dieu ne se fail pas le complice d'une imposture.
U n'y avait pas à répliquer ; aussi les Pharisiens ne le tentèrent pas. Us se retranchèrent dans leur orgueil blessé et pour se débarrasser d'un conti * i-ml
ils le jetèrent dehors en l'injuriant : (Jn 'Ut
les Pharisiens, tu es né totU entier dans le péché et tu prétends nom en remontrer ! Et ils le jetèrent dehors'^.