IWK) LK BON PASTEUR
l'uube de l'élerniU^, alors nous « sorlirons », nous irons au ri V y goûter des salii^lés divines et des juuis>
Bnn(< a.
Après avoir vu ce qu'est Jésus-Christ et ce qu'en Lai nous obtenons de biens v^'^ritables, contrrr ' les maui qui nous viennent de ceux qui sont s. lais
et les nôtres. Ils sont nombreux ceux-là ! Us viennent h nous de toutes parts et sous toutes formes. Chaque &ge connaît leurs insidieuses tentatives ; chaque position en subit les assauts ; le riche est assiégé de leurs sollicitations perfldes; le peuple est indignement trompé par ses faux docteurs. Ces loups ravisseurs rôdent sans cesse autour de la bergerie du Christ, ces voleurs nocturnes font mille efforts pour en escalader la cliMure. El tous n'ont qu'un but : ravir aux ndèlcs le double trésor de la foi et de la grAce ; le ravir à la classe dirigeante, le ravir au prolétaire, le ravir à l'enfance surtout! Chasser Dieu de partout, livrer à Jésus-Christ, h son Eglise, à •rdoce, à ses œuvres, h ses institutions, une -fins merci. Lr voleur ne vient gue pour dérober, ifgorger, détruire '. I^ destruction est à la fois sa seule volupté et sa seule ivresse. Ne demandez pas aux ennemis de l'Eglise qu'ils édifient pour leur compte les œuvres catholiques qu'ils s'acharnent à détruire; ils n'y songent mf'me pas; mais y songeassent-ils qu'ils sont impuissants à les refaire. Leur seul pouvoir est dans la destruction ; ce sont les enfants de la mort, comme Jésus-Christ est le Dieu de la vie. Moi je suis venu pour que tes brebis aient ta vie et qu'elles t aient surabondante '. Jésus-Christ nous est la source de deux
• Jo.'m.. \, 10.
« Joan.,:X, 10.
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vies : une vie c abondante >, c'esl celle de la terre, 'onle sorte de secours et de bienfaits, mais ,. ^„. e à répreuve et amoindrie par les conditions de notre mortalité : la seconde « surabondante » •lie du ciel où elle jaillira intarissable jusqu'à Té- . aé.
Resta à TOUS dire la cause dernière de l'extraordinaire ortone que nous acquérons en Jésus-Christ : Celle a use n'est autre que sa Passion et sa mort. C'est parce {u'il est mort pour nous que nous vivrons éternellement en Lui .
m. — Je suis te Bon Pasteur. Le bon Pasteur
' '^ pour srs brebis*. Jésus-Christ trace un
• il : le sien et celui de ses prélrcs, en re-
i de celui du mauvais pasteur dont le vrai nom est
« mercenaire ».
Aux «iignes ordinaires qui marquent le bon pasteur el i|ui ont été énamérés plus haut, s'ajoute, comme con-
nt et suprême perfection, l'héroïsme d'une
le pour sauver le troupeau. Le Kiis de Dieu est (iiori puurnous! U est mort pour nous sauver de la •Umnation, car l'arrêt de la Justice était irrévocable : • sans effusion de sang, pas de pardon » ! El comme le •^.itic d'aï t lire n'avait de forte cl de valeur, le l 1 .; . fait homme pour pouvoir ver«
ser un sans divin, dont l'efllcacité fût infinie. Sa mort cause encore. Il se livra à la ' ' ve
, . ,.. -.!- cesser la prédication de la vér;: . - iire ' -lait apaiser cette baioe ; parler c'était l'enflammer et l exalter jusqu'au déicide; mois parler c'était nous uu-
> Jooa.. X, ti.
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vrir la voie du «ulul, nous retirer des ombres mortelles de l'ignorance et de l'erreur, nous enrirhir de lumière et de vérilt- : Jésus-Christ n'h<^silâ pas. 11 mourut pour avoir confessa la v^^rité. Une troisième cause est lu plus sublime et la plus suave : Jésus^Christ mourut pour nous témoigner de l'amour qu'il nous portail. Lui-m»'me nous donnait ce signe, c Nul, disait-il, ne pent montrer plus d'amour que de mourir pour ceux qu'il aimo.Osl ce qu'il appelait encore : « aimer les siens jusqu'au bout », jusqu'aux suprêmes frontières de Tamour.
« Le bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis • » . Un mol est h relever ici car il renferme un profond et très redoutable mystère. « Ses brebis ». 11 y en a doni qui n'.i voulu rire les siennes ne profit-^ .
de Tetl . sang que cependant il verse }
comme pour les autres? Mort pour tous les hommes, J^'sus-Christ ne sauve pas tous les hommes, car il en est qui le repoussent, sortent du bercail, outragent sa Uédemption et « demeurent sans Hostie pour le péché ». 0 désastre d'une vie « sans Christ, sans Dieu en co monde», sans nulle espérance de bonheur dans l'autre Effroyable malheur de ne plus être « de la famille <ii Dieu », ni t inscrit sur le Livre de vie », ni compl<' parmi « les citoyens du ciel », mais s'entendre dire n mol de répulsion glaciale : « Nescio vos », t je ne voii connais pas » ! Les sauvés sont les brebis dont le Bon Pasteur prononce : « Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent » .
I^ prêtre ne faisant qu'un avec Jésus-Christ doit s'appliquer la même définition du « bon pasteur ». Son premier signe est d'être un avec le suprême Pasteur : un
^ Joan., X.li.