‹ Nos saint évangilesChapitre 69 sur 124 · I.E BON PASTKUR 'MYA · texte numérisé non relu

I.E BON PASTKUR 'MYA

lins la roi. nn duns la cbariU, un dans la sainteté; jamais un vrai bon jt.isteup. Mais il

oucmenl ; il doit se donner, se sucri-

rer an bien do son troupeau : il doit lui donner », il doit lui consacrer se- . ses puis-

, jii temps, ses forces, son inlt — ^. ., son cœur,

tout lui-mAme, sans se rien réserver. Et le dévouement doit, s'il le faut, devenir la souffrance. Le vrai pasteur ne refuse pa.<t de souffrir pour ses ouailles et de ses iiailles. n ne saurait être moins généreux que la mère (j !nple pour rien ses souffraiv nd le bien

<i' «nts est en jeu. Et Jésus-* . rte le dé-

vouement jusqu'à l'héroïsme du martyre : Le bon Pas-

■ ' "s*. Le salut d'une

t j)s, et pour sanvnr

le flme le vrai pasteur est toujours prêt à mourir

Tout autre est le mauvais pasteur, que J)'sus-Cnris[

désigne sons le nom de « mercenaire ». Pour nous en

faire la peinture il nous suffît de prendre le contre- pied

do BoD Pasteur. Si celui-ci met son intt''rét propre Tort

iQ-dMtoiis du bien de son troupeau, lanlre, le c mer-

•>naire », n'en a vu que ses avantages personnels et y

icrifle tans hésiter le bien des Ames. Ses ouailles lui

'••meurent comme étranir^res et jamais il n'en fera sa

•^. Aussi s'inqui^te•t-il fort peu de lui donner la

ture et les soins. Le Bon Pasteur • nourrit ses

», le mercenaire se fait nourrir par elles. Et

;•• il leur refuse sa viifilanceel ses S'

moins encore compter sur son d< i..^ .ù. .N>

leur sacriflant pas ses aiset, ms distractions, ses jouis* nres, son repos, comment leur 8«criflerait-U m vie Y

* Joan.. X. n.

304 LE BON PARTBIR

Aussi toute menace d'un danger le fait fuir ; toute invasion de l'ennemi le trouve inerte : toule frayeur que lui inspire la Puissance hostile le rend muet. Quand le travail d'erreur et de corruption s'accomplit, quand Ic^ adversaires de la foi, les fauteurs de \

teurs des œuvres saintes multiplient . . ,

tout perdre, lui ne fait rien pour tout sauver. Il recule, il fuit, ildi'-laisse les Ames pour lesquellesle vr.v n'ijésilorail pas adonner jusqu'à sa vie. Oppce que dit Jésus-Christ: « quand on vous persécute, fuyez •) ? Mais Ji^sus-Chril dit-il de fuir quand fuir ^ abandonner le troupeau et le livrer à la perdition .' > assurément. Quant au mercenaire, quant à celui a qui n'appartiennent pas les brebis, dès qu'il roU venir le loup il abandonne le troupeau et prend la fuite. Il s'enfuit parce qu'il est mercenaire et n'a nul souci des brebis '.

Et le loup lex ravit et les disperse ". C'est la déplorable condition de toute population chrétienne qui a i sa télé un mercenaire et non un bon pasteur. Que' ' ; le c loup»? Le démon d'abord. Il travaille les k avec une malice et une astuce consommées; il enl<.'\' d'elles les bonnes semences et y jette les mauvaises : li les emplit de tentations violentes, soulève en elles lr-< tempêtes des passions, et sans trêve, sans merci, 1(> enlève du bercail elles disperse dans toutes les réiri<" du péché . Si le pasteur ne combat sans cesse son ai-i le troupeau sera dévoré. Il le sera par une sec . espèce de loups : les hérétiques, les fauteurs de iii.i::vaises doctrines, les ardents api^tres du scepticisme et

' Joan.. \, ii-13.

* Jean.. X. 12.

LR ROM PASTEUR ^iOS

de l'inri^dulité. A la propagande du mal, il est indisp« 10 le Pasteur oppose celle du bien : el plus

ie^ j.i. „.. .i.tls d<' l'errour d«''ploieDl de zM«' « h ravir cl à disperser » le troupeau, plus le pasteur doit (tre aclif, dévou<^, intrépide.

Intrépide, il doit VHre contre une troisième invasion de rcnnemi : la persécution des pouvoirs publics. Ceux-ci t)Tannisent avec d'autant plus d'insolence qu'ils trouvent un clergé plus craintif et plus facilement terrorisé. Les vrais Pasteurs, durant le cours des siècles, n'ont jamais reculé, pour le salut du troupeau, devant la pauvreté, la prison, l'eiil, la mort. Tandis que le mercenaire fuit lâchement la persécution, le bon pasteur raffronle 0! 'affronta Jésus-Christ.

Moi, Je >>i- i>'jn Pasteur. Je connais mes brebis mes brebis me cotmaissent, comme mon Père me cimna/tet f/ue Je connais mon Père '. C'est le plus délicieux trait du tableau qui nous est fait de la bergerie divine el du divin Pasteur. Il nous connaît notre « Bon Pasteur • ! II sait nos ' nos

dangers, nos misères ; il entend la voix d<>.. equi

• happe de notre être entier, nos aspirations vers le ' ' ' — ' que nous font couler les déceptions

•nnall le chemin des cœurs ; seul il >ris les replis de l'ftme, seul aussi il a des ij I -ur nos blessures, des pardons pour nos

Irr des consolations pour nos amertumes. Le

le chantait : c Vous m'avez éprouvé, Sei* . et vous m'avez connu. Vous savez mon orit ma fln, le Jour où Je succombe, celui où Je me • < M ■<, pensées sont pénétrées par vous bien avant

' im., X. I4>1S.

30B LE BOÎI TASTEUH

que je les conçoive ; mon chemin vous le scnitez, U trame de ma vie, vous la déroulez sons voire reeard . El la science que vous avez de moi esl merveilleus**

Mais nous aulrcs pouvons-nous dire que nous connaissons Jésus ? Pouvons-nous surluul ajoater que c nous le connaissons conwne lui-m<^me connaît son Père » ** Non, assur«''ment. s'il s'agit d'une connaissance adéquat* parfaite. Qui connaît Dieu comme il doit être connu, sinon Dieu lui-mAme ? Mais s'il ne peut y avoir «'quation, il y a similitude et c'est le sens des paroles du Sauveur. Comme il connaît son Père k la lui divine qui n'est autre que Lui-même, il nous comm -:. que un rayon de cette surnaturelle lumière, et nos yeux ai "''s le peuvent apercevoir. En Lui nous r**' "ii-

na. .. :i adorons notre Dieu. En Lui, avec d('li<<<, nous élreignons un semblable et un frère. Comment son coeur nous serait-il inconnu, n" révélés la longue suite de sesdév mes de son amour ? Nous avons trop éprouvé sa misricorde et sa compassion pour les pouvoir ignorer. De nn'me sa gloire, de mêm«» sa sainteté, de même sa juslice. Nous le connaissons dans les splendeurs de s vil ' !l.î, dans les travaux de sa vie publique. daii> 1«'- - do son expiation, dans les douiours de son

calvaire, dans la gloire toute puissante de sji résurre<

lion, dans l'éclat de son asoension. dans sn • '

la droite du Père, dans rhumilité de sa vie 1 tique, dans le terrifiant appareil de son secontl Avi-n» ment. Ainsi a-t-il pu dire en tonte vérité : mes brebù w connaissent .

IV. — Oi, iHJUs le reconnaîtrons comme Dieu, sans m«'prise possible, c'est dans la plus gigantesque et la

LK BON PASTBt'R 307

t? surhumaine des œuvres : la conversion el la Irans-

rmation du inonde. J'ai tncore d'autres brebis qui II' ' ' 1 II faut quf jr lef. aiiii II'

/. »'t ilny ouro /<///> 7 '

til bercail et un seul pasteur *. Transligurer d'un

couple monde mal/'riel, changer ' ' ' de la nature,

domuT à lous les Mres d'autres us d'exislenre,

nx nations d'autres frontières, aux astres un autre

cours.... : " • '>-'',» puissance! Nul nuire

ijn'un Pieu une nouvelle création.

'r, bouleverser le monde moral, intelligences, cœurs,

volontés, coutumes invéK'rées, lois s<^culaires.

tion de la vie telle qu'une longue habitude l'a >

cela contre les instincts naturels, en d«^pit des

ui.itions fî!-:""' - f^es passions; voilà une œuvre i.

fois plus il <• aux forces humaines. El si Jésus-

Christ l'a accomplie, c'est qu'il est Dieu. Les Ames d'»Mite ,1,, ...... r.io Juif lui ont servi de première assise, les

aMnnt remplis, les premières, son bercail.. Mais

■rs de païen qu'il était est devenu chrétien ; là où

- ont fleuri de surhumaines vertus ;

... . :....ait en maltresse absolue, la vérité a

>ndé«on empire, où tout était terrestre tout est devenu

mps que le Sauveur annonce le fait, il rit lea conditions el spéciOe comment on entre dans • ' titre par préd»

<Burre élabor e sort d'une conception divine, le Père en a conçu

< loan..X. 19.

308 LK BON l'ASTEirR

11! plan et en u confié h son Verbe Incarné Texécu- Uon. «Je te donnerai les nations en hériUge ■>. On entre par vocaiion. // fnai, dil Jrsu\-C/irisf. Je iés atninr • ; parlant de tous ceux qui ipartie de son P.glise. L'homme ne s'y introduit ni par sa volonté, ni par ses mérites ; il y est « amrn ' par la gràco de Jésus-Christ. On y entre et on s'y m i .tient par la justification, dont les parties diverses sont nettement spécifiées. La foi d'abord : les brebis rnfrndrofil ma voix*. L'enfant de l'Rglise est celui qui s'attache à la doclrine de Jésus-Christ, sans rien ychan^fi ni diminuer, ni altérer. Catholique par l'adhésion de li foi, il faut l'être par la garde de la charité. Dès que !•• schisme en rompt le lien, on n'est plus de l'Église. Il n'y aura plus qu'un seul bercail et un seul pasteur '

Profonde et touchante vérité ! C'est au Calvain' c'est en mourant sur la croix pour le rachat du mond»que Jésus-Christ a reçu de son P^re l'investiture d( sa royauté sur les peuples, et, en héritage, son universelle Église. L'amour du Père s'est fait irrésis! infini, quand il vil son Fils expirant, et il lui donnu . nombrable postérité de ses fidèles : Le Père m'aitm parce quej'r donne ma vie *,

Puis, comme sa Divinité pourrait être voilée sous son état de victime et de moribond, Jésus-Christ prend soin de rev»^ ' ■ " <•

et de (".'1 ,' .. '•,,■-, . .1' '

pour la reprendre à nouveau. Personne ne me f enlève, je la dépose de mon plein gré, ayant le doublf

> Joan.. X, i6.

» Joan..X. 16.

» Joan., X, 10.

» Joao., X, 17.

Ll. ii"3 l"A>i r,i IV

MVJ

fMJUvoir dt ta perdre cjmme de la recouvrer '. Et eomme je ne fais qu'un avec mon Père, c'esl sa volonté que j'exécute et sa mission que je remplis : cette mis-

*îiin r'r<f miiii Pi'/r ifi/i)nr Cil Cnnfiéo ^ ,

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