LE BO» SAMARITAIN
d»-in . Dans le même biil, le
Sauv' i - lin, un étranger, un babi-
tanl d'une lerre demi paienne, Texercice de la plus émineolê charité : la charité peut se rencontrer chez les plus humbles pour les ennoblir magnifiquement. Un Samaritain qui faisait le même voyage^ arriva près de la victime, et la voyant fut ému de compassion '.
Quel est l'urdre de la charité et la succession des actes qu'elle inspire ? Hs^approcha^ dit le Sauveur. La cause la plus ordinaire de notre insensibilité à l'égard des malheureux, c'est que nous ne nous approchons pas d'eux . Leur misère et leurs souffrances restant loin de nos y eux, n'agissent en rien sur nos coeurs. C'est le spectacle du pauvre qui éveille en nous les douces el fécondes émotions de la charité. Et dès qu'elle est éveillée el active, la charité devient ingénieuse ; Elle arrête les effets du mal, ou elle corrige les vices qui ont amené la misère, ou elle pare aux accidents qui l'ont causée, elelle fait cela avec la mansuétude dont 1' « huile »esl rimais et la fermeté que représente le c vin > . // s*ap- '■ ■ banda les plaies après y avoir versé de
i ' t du vin*. La charité pratiquée par un seul
deviendrait difflcile et onéreuse ; aussi cherche-t-elle à multiplier les secoure en augmentant le nombre des bienfaiteurs. Puis il le mit sur son cheval, le mena dans une hôtellerie et t'y assista *. Le rrti serviteur des misérables ne les saurait abandonner alors même que des ab^nces n«*cessaireit l'éloignent d'eux. Avanl le départ il leur ménage des secoure. Èje lendemain il tira deux deniers de sa bourse «t les donnant à C hôtelier :
* Loc. X, 13.
* Lor.. X. U,
* Lue.. X, U.