LA PÉKITENCK OU LA MORT ÉTERNELLE
pour le genre humain toul entier au oiomenl du juge» meal g<^néral! Quels déchirements! Quelle désolation sijpr'ine! Entrevoiries splendeurs de l"»': " deincun', delà patrie de toutes les joies, du " :. ne »• que couronnent toutes les gloires, et s'en voir chassé ignominieusement ! Vient le jour où Jésus se retire de nous, viendra celui où il quittera définitivement la terre, quand les siècles seront révolus ; alors il n'y aura plus que les Elus du ciel et les réprouvés de Tenfer ; la porte du bonheur éternel sera close, et celle de l'éternelle expiation s'ouvrira à jamais. Quand le Père de famille sera entré et aura fermé la porte ; vous^ à r extérieur, vous commencerez à frapper ^ disatU :
• Seigneur, ouvrez-nous» ! Et il vous répondra : t Je ne sais d'où vous êtes » ' /
N'oublions pas que c*est au peuple Juif que Jésus* Christ s'adresse, et quelques mois avant son déicide. Ce malheureux peuple a refusé en masse d'entrer » par la porte •. Or, nous le savons « la porte » c'est Jésus- Christ. « Je suis la Porte, disait-il, quiconque entre par moi sera sauvé ». De plus en plus ils le délaissent, ils le persécutent, ils l'ont déjà dans la préméditation de leurs complots arrêté et mis à mort. Pour eux le petit nombre de sauvés est certain : la nation en masse court à sa perte, et se prépare la sentence d'exclusion après avoir abusé de tant de grâces dont elle fut comblée. Alors, poursuit Jésus-Christ, vous commencerez o din . « Nous avons bu et mangé devant vous ; vous avez enseigné dans nos pUices publiques. Et il vous dira :
• Je ne sais d'où vous êtes ; retirez-vous de moi, vous élet tous des ouvriers d'iniquité. Là, sera le pleur et
» Luc, XIII. SS.
LA PéltlTE-ICK OU LA MORT ÉTERNELLE :Ui.">
* ' ' ' ' /^ verrez Abrahfi/Hy
I • dans le finyaume
de Oieu, et vous chassés dehors « .
A la K'prohation des Juifs, Jésus joint inconlinenl la conversion dt^s pmiples iddlalres. Si, le peuple JuiT :io au ciel peu d'élus, les nations lui en amènent !i.<mhrnl>le8. // en viendra de fOrient et de COcciili II!, il' i A'/uifonei du Midi^ et ils prendront part au banquet. Ai/isi il y odes derniers qui deviendront lt'< premiers, tandis que les premiers seront ies (irrnii I ^ ^ La gentUité prendra la première place, celle •{n'avait occupée IsraM, IsraM lui-m^roe, chassé du ru\aunie du Christ, sera relépn*' '"• 'î*>rnier rang des peuples.
Saint f*aul demeurait terrifié Uevaul ! iliim* de ce donltlf jugement de Dieu. Pas plus que sua .Maître il II*- T' [iMod à notre question : t Le nombre des sauvés <^> r.i-t I. le plus grand ou le plus petit»? Mais, comme '^•>:l M litro il nous rappelle au sentiment d'une crainte -I util-- . t Vous dites •>, A peuples chrétiens: «les r ;!ii. » i\ ont été bris»*» afin que nous prenions leur p;ii>-. t. est vrai. Les Juifs ont été brisés à cause de leur incrédulité, et nous nous sommet affermis dans la r les- TOUS d*aucoji orgueil ; tremblez plut«^t. Car,
ta pas épargné les rameaux naturels, craignez qu'il ne nous épargne pas plos vou^-méroes •. Les Juifs s<jnt chassés dn royaume pour n'avoir pas accepté les conditions du salut, dont la première el la plus fondamentale est d'obéir à Jésus-Christ et de mettre sa doctrine en pratique : prenant le même chemin qu*eax,
> LocXtll. 1M7-«I.
> Luc.. XIII. S»«.
366 LA PÉXITEÎICE OU LA MORT frfKRNKLLE
comment n'aboulirions «nous pas au m^me terme? En voyant nos foules d^^christiaaisées ne plus songer qu'à l'ambilion, au luxe, à la volupté, aux plaÎRir», fouler aux pieds les Lois divines et n'ob«'?ir qu'à leurs pires instincts, ne nous occupons pins « du grand nombre des ^•lus», mais tremblons d'être du nombre des réprouvés.
VIII. — Los populations de la Pérée pouvaient ne pas ' \ fond. peut-<M • ' i** ne pas goûter les ignemenls du r : au moins conser-
vaient-elles pour sa personne la sympathie, pour ses I ' il ion et la reconnaissance. Et ce sont
I en veillantes qui achevaient d'exaspi^rer les Pharisiens. Haine, jalousie, crainte pour leurinfluence ■ ' ' s, se parlag' ■ * ^ âmes v. " n^s. I inment Jésu^ >.'ul bien . . i.iis
ils redoutaient le peuple, et recoururent à leur perfidie coulumi^re. Sons couleur d'un bienveillant intérAt et comme pour le soustraire aux coups de force d'H^'rode, Antipas, auquel la Pérée était soumise, ils l'abordèrent avec une terreur simulée ; Fuyez, partez d'ici^ Hi'Todc veut vous faire mourir*. Espéraient-ils quelque sentiment de crainte chez le Sauveur? Us furent vite déçus. C'est en Dieu, avec le calme, la hauteur, la puissance d'un Dieu, que Jésus leur répondit : Allez et dite fi à ce renard que je c/iaxserai lex démons et (jitérirai les malades^ aujourd'hui et demain, et çtt*au troisième Jour mon sacrifice se consommera '*. Lf Sauveur s'adressait bien plus aux Juifs qu'à llérode, car si llérode était comme le renard à la f(jis santrui-
« Luc. xiri. 31
> Luc. Mil. 3i-M.
LA l'KXITfMT. or LA MORT ÉTERNKLLF 367
' ' -iianl la peur, après avoir fait
•■ et 6'eDtouranl de précaulions
~ chacun de ses manTais coups, les Pharisiens
— visaient encore dans ses passions viles el
Sans cesse ils dressaient des pièges sons les
i us, ils avaient résola sa mort, mais enmrme
u-iiip-- 1.9 redoutaient le peuple f '*"••- • f-vt'galait leur
cruauté.
Violence et lâcheté : telle sera, durant tout le cours
des fièclrs, la caracU^ristique des ennemis du Christ
i>t de son Eglise. Violents devant fai faiblesse désar-
ils se montrent lâches et fuyants sitôt qu'un
ries menace ou qu'une force leur résiste. Un
trait de ressemblance avec Hérode et les Juifs,
M te et l'étemelle \ <^ Dieu.
J- ^... i...... i : « Je chasserai i^ . -i ..ions, je
rai les malades », je poarsuivrai ma carrière, j accomplirai mes œuvres, sans qu'aucune puissance humaine ne puisse m'arréter, l'Eglise forte de la vitalité qne lui communique son Chef» le redit après Lui à ses perséeuteor». Sans doute, elle dit comme lui : « Je consommerai mon sacrifice >, on me mettra en croix, n me livrera au bourreau, Je eerai laissée san^nte mUé non g3»et. Mais, ma mort n'est qu'apparente el perpélelU est ma résnrreelionl
Jéstts-Chrut laisse aller sa pensée aux désolations de
Aa passion et de sa mort, et e'sst avec nne tristesse
amère qu'il ajoute : // ne convient pas qu'un Pro*
phètf périsie hors de J/rusalrm '. Quand tous y ont
' 'Massacrés, pourqutd Celui qui est leur inspirateur à
t leur Chef n'y sublrait>il pas le mémo sort? On
> Lac . XIII, ai.
368 LA pfcfrrc*(CB ou la mokt érRRFmxK
peut voir dans les paroles du Sauveur une sanglante ironie, mais c'est surtout la tristesse qui les suggère. Jésus approcha de la cité déicide, sa mort n'est pas éloignée, le châtiment effroyable qui paiera le plus grand des crimes n'est reculé que de quelque trente ans, toutes ces visions douloureuses oppressent l'&roe de THomme- Dieu et lui arrachent une déchirante exclamation: Jérusalem y Jérusalem, toi qui tues les Prophètes et lapidex ceux qui te sont envoyéft, combien dr fois fai voulu rassembler tes enfants^ comme la poule ramasse ses petits sous ses ailes ' / Depais de longs siècles, le Verbe de Dipu témoignait de cet amour et faisait ces suprAmes efforts. Il envoyait Moïse, il envoyait les juges et les libérateurs, il députait les Prophètes, il faisait naître' et prêcher les docteurs et les saints. Lui-m('*me, quand fut venue « la plénitude des temps », ouvrit son amour, sa sagesse, sa puissance, ses incessantes voix, ses innombrables miracles, comme la poule ouvre ses ailes, pour recueillir, abriter, sauver les enfants d'Israi^l; il leur donna ses sueurs et ses larmes ; il leur donnera bientât son sang. Hélas! tout restera inutile. Jérusalem et son peuple demeureront obstinés dans leur incrédulité et leur haine, et quand ils auront à la fois lassé et exaspéré la miséricorde, la Justice tirera d'eux le plus terrible cb.\timent. Jérusalem, mise à feu et à sang ne sera plus qu'une ruine silencieuse, vos maisons seront désertes *. Le temple n'y est plus, le culte est mort, le salut s'est retiré, tout ce qui faisait sa gloire a disparu avec le Sauveur qui la visii.iii Je vous le dis, vous v
titr t'firrf
> Lu.., XIII, 88.
* Luc, XIII. 88.