‹ Nos saint évangilesChapitre 79 sur 124 · JÉSUS A JÉRUSALEM POUR LA FÊTE DE LA DÉDICACE · texte numérisé non relu

JÉSUS A JÉRUSALEM POUR LA FÊTE DE LA DÉDICACE

^ fiisies : t Béni soil celui qui vient au

Ces dernières paroles éclairent une tradilion constante

■■".'Use, appuyée sur des révélations de saint Paul,

■ e dans la plupart des Pères et des Docteurs,

tradition d'après laquelle le peuple Juir, après tant de

siècles <!' * ' lion et de châtiment, ro viendra un peu

avant la /lunde au Sauveur lésus qu'il a crucifié.

Alors, dans un élan immense de repentir, de conversion et de joie, il poussera vers lui le cri, dont au jour des Rameaux, il ne fit entendre, qu'un écho fugilir : « Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur I • « A ce moment, dit saint Paul, quand il reviendra au salut, ce sera la vie qui jaillira de la mort ». L'Eglise, au sein des douleurs de la dernière persécution, tressaillera d'allégresse, le monde en recevra un renouveau de sainteté, et Dieu l'hommage de sa miséricorde, de sa sagesse et de sa puissance.

Bt Jéxui allait^ rmeiynant par les villff •'' ^'-^ bourgade» et il se dirigeait vers Jérusalem.

JKSliS A JKKISALEM POIRLA FETE DE LA DEDICACE

On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace et c'était r hiver *. Aussi brillante et aoisi joyeuse que la fête du Tabernacle, celle-ci rappelait le souvenir des Tictoiret des Macbabées et de la purification du Templ<qu'svaient souillé les orgies palenoes. Le peuple envahissait les Portiques des palmes à la main, et chaqu** soir la tille entière s'illuminait. Une dernière fois, avaia

> Lac, XIU, as.

•Joaa., X, S-B.

:t70 JÉSUS A JÉRUSALEM POUR LA F^TE DE LA DÉDICACB

(l'y venir mourir, Jésus entra dans la Cit<^ dont il «'tait la vraie lumière et l'unique salut. Il ne prit part à au- 'iiasances, mais se dirigea aussitôt vers le ' . I - y P"*f *1 y instruire.

Sa Tenue à peine révélée, les Pharisiens se rassemblèrent autour de lui et de nouveau lui dressèrent des embûches dont ils devaient protiter pour le perdre. Un mol de Jésus : « Je vous le déclare, je suis Dieu !» « Je

'<- votre Roi ! » et ils le traduisaient devant le Conseil

i]:<me, devant l'opinion publique, devant Pilate, qui le condamnaient comme impie et usurpateur. Désirant a ' re mot^au ni' "; Jésus se pron ' ns

1' . '•, sousle porl , - ilomon, ils l'r ut

et lui dirent feignant un sincère désir de croire et d'adorer: J/Kt/ut-i à iptand nous tieniirez-votts dans l'attente? Si »<»//> r/rs le Christ, déclarez-le ouvertement '.

Le mot, ils ne l'auront pas, la chose ils la possédaient •^t la savaient depuis longtemps.

Bien des Tois Jésus avait déclaré qu'il était le Christ, le Fils de Dieu, le Messie Tenu dans le monde pour t>auver le monde. A la Samaritaine, à l'aveugle-né, à la foule, aux Pharisiens eux-mêmes, il avait ouvertement parlé de sa Divinité, de son union avec le Père, de sa consubstantialité, de son égalité de puissance et de domination. Ces mêmes Pharisiens qui se prétendent « tenus en suspens», oand tout à l'heure Jésus leur dira ^r/ 7/ est UN avec son Père comprendront de suite qu'il afBnne qu'il est Dieu. Mais leurs intentions sont perverses et leurs dispositions iniques. Quand Jésus appuie la révélation de sa Divinité par des miracles, ils exigent une parole ; quand Jésus parle ils veulent « nn signe », on

JÉSLs A Ji m ^Ai . M roi R LA fj'tk de la dédicace 371

miracle. El m p.irolt^sni miracles ne Iriomphent de leur obsliDaiioo. Ausiù à leur interrofçation le Sauveur iA'.Quon^' ■ '■ — tte me

< ^ , ^<)USDenl• , . j»^ parle,

TOUS ne me croyez pas davantage quand j'agis en Dieu. A ■■■ ,/'^ ,, .,:, ■', m .,, Père,

,.■:,■■■■'■"' .'/'■ <'Ous ne croyez point '.

. '1 ne %f ' '-. pas à révidenceî

i ialement : rn'deàtiofs à la dam-

nation? A Dieu ne plaise! Dieu les appelait au salut comme les a ' lus pour ainsi dire qui' les autres, puisqu'ils

avait . plus de grâces, entendu et vu davantage

rUomme-Diea « venu avant tout pour les brebis perdues d'Israël •. Mais volontairement, obstinément, ils avaient fermé les yeux à la lumière et sVtaienl retranchés du nombre des prédestinés. Vom ne croyez pa.^y leur dit Jésii r - - vous n'êtes pas de mes brebis^.

Ii> .ai qui suivent un tel Pasteur ! Elles

écoutent et elles croient. Et Jésus les connaît, les aime, les garde, les vivifie, leur assure une éternelle existence, \p* lit^nt si fortement dans sa main et celle de son Père, .«• force humaine ne les en arrachera : Mes i., .... . iuNtent ma voix ; je trx connais et elles me nuit'fnt^ je leur donne la vie étemelle^ elles ne ' pas, nul nr les arrachera de ma main. Ce <,.,. „.w/4 Pèrr m'a donné est plus yratul que tout^ et personne ne peut ravir ce gui est dans la main de mon Père Tout est dooc égal entre Jésus el Dieu son Père ; ils uni i-- in'mes brebis; leur mtio, à chacun,

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37i JKSt s A JÉRUSaLKM roi h la FÊTE DE LA KKIUCACE

a la m^me force pour retenir, la m^me puissance pour repousser toute agression des ravisseurs. Ce qu'est l'uni l'autre l'est pareillement. Comment dire plus clairement que Lui et son Père sont un seul el même Dieu ?

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