‹ Nos saint évangilesChapitre 80 sur 124 · MON PÈRE ET MOI NOUS SOMMES \JK · texte numérisé non relu

MON PÈRE ET MOI NOUS SOMMES \JK

C*était par excellence le mot révélateur. Les Juifs ne 'y trompèrent pas et ils crurent que le moment était venu de faire périr Jésus, et qu'enfin ils trouvaient le prétexte pour se débarrasser de Lui. Des pierres étaient accumulées pour l'achèvement des constructions du Temple, ils s'y précipitèrent et les prirent en main pntir le lapider *.

Ils purent voir ce qu'est un Dieu. Debout, calme, devant - * ■ V T te de sa volonté arrêta leur ' , • s de leurs mains.

Puis, avec une majesté douce et sereine : Tai, dit'il, <tc( ompli braucnup de bntiw - s dr par mon

l'i rr : pour laquelle mr la/jt ^ ' ? Toutes té-

moignaient hautement de Lui : doctrines surhumaines, inénarrable charité, bienfaits incessants, insignes mirades, établissaient irréfutablement que Jésus était l'homme de Dieu, qu'étant l'homme de Dieu il ne pouvait être que véridique, et qu'étant véridique il était donc bien ce qu'il disait être : Dieu. Par une grossière contradiction les Juifs, en concédant la réalité des œuvres divines accusent d'impiété et d'usurpation sacrilège le Dieu qui les fait, n'y ayant qu'un Dieu qui les puisse faire. Cr n'est, répondent-ils, pour aucune de vos bonnes œuvres que nom vous lapidons^ mais pom- >nt

' iotn.,|X "V « loan., \ Vioan.. .\, ^:.

JK>( ^ .\ JKHl «^ALKJI fmn |,A PftTE DE LA DIHICAt E M3

hld'-p/ièmf, panf f/'f''^'"'' '"ttrun^ rons- voti< faites Dieu • .

Jamais poul-.'ln' l.i .jut>ii()ii .le la DiviiiiU' n'avait été aussi neltrineiit ol aus.>t sulennellement posée. Jésus l'avait ini<i> dans une telle lumière, les Juifs par leurs furt' . lifîil (lo Ini donner tant dï'clat, que l'in-

crédiu. (vii prétend que le Dogme de la Divinité du

Christ ne s'est établi que bien après le Calvaire, ne trouvera pas à asseoir son aFIlrmation. D'aulnnl moins le pourra-t-elle que le Sauveur continue et acb^v.• .)« «•■ dire et de se montrer Dieu.

Tel est son ra «'ni. Dans l'Êcrilure, ceux-là

qui n'ont avec Di- , le union de ressemblance, de grAce, d'adoption, sont appelés « des dieux >, et l'Écriture ne saurait mentir, et Israël a constamment adopté, sans crier au blasphème, ces appellations. Et quand Celui qui est Fils de Dieu, non plus par adoption mais par plus p.ir similitude, mais on pleine

ré«M -le nom de « Dieu », vous, ô Phari-

siens, vous le voulez lapider comme blasphémateur I Do simples créatures sont appelées c d< \ , et le

Créateur ne saurait l'être ! N'eut- il pa^ •, , us votre

Loi : « Je C ai dit : Voua êtes des dieux • '/ Si donc la

la, , .

être désavouée, comment pouves-vous dire à Celui que le P^rf a sanctifié et envoyé dan.i le monde : vous hlasphémez ! parce que j'ai dit :Je suit If Fils •h lh> u • ? • Il e!»i Dieu Celui que Dieu déclare son 1 1^, Mia Bien-Aimé, daof lequel il a mis tes complai-

• Joan.. X. as. > JOMI., X. S4,3S.

.174 J^US A jftRii>Ai.r.M IMI.H LA FÊTE DK LA DÉDICACE

sances, qu'il a engendr*'' de toute éternité. Il préexistait dans le sein de son Père, Celui que son Père a envoyé dans lo monde. Il est Dieu < iile, n'a

cessr d'accomplir des œuvr-- ... : .. .-. ^ complir

par une puissance commune au Père et au Fils. Toute la (jiM-'ion de la Divinilr de Jésus-Christ se résume dans une question de fait. A-t-il accompli des miracles? Ces miracles les a-t-il accomplis comme preuve qu'il f tiou ? Encore une fois, tout est là. Si je ne fais pas / jL'Uvres de mon Père, ne me croyez point. Mais si Je les fais, croyez à ces œuvres, alors même qtie vous ne croiriez pas aux paroles. Vous reconnaitrez alors tt vous croirez que le Père est en moi rt que jp suis dans le Père ' .

y ■ ' " "i u{)p(js('r à (!«• si

jH I y -> druils cl di'sco'Urs

loyaux se seraient rendus et eussent adoré ce Jésus si III iiiif-'> m lit Dieu. Mais ces misérables en étaient vi:, M i. gré d'obstination et de perversité où la conversion est devenue comme impossible ; leur baine

î nbla en raison môme de la vérité mt-prisée. Us se

.ni sur Jésus pour le prendre et le faire périr. Mais

Jésus était Dieu et l'heure où il avait résolu de mourir

"lit pas venue. Il les arrêta, et passa tranquille au

• Il d'eux.

Outre une preuve nouvelle de son pouvoir surhumain, il nous donnait un exemple pourles jour- ^- -^—r' eu lion ( l nous apprenait à fuir nos ennemis, qi. :(; fuite

•Huit sans détriment pour les âmes : Et Jésus s'échappa de lfur<! mains*.

> Joan., X. 37. 38.

• Joan., X,39.

DFRMEH SÊJOIR DE jftîîCS DA-^S LV l'I-'riKK ^^75

DPRNIKR SÙOI R DE JÉSUS DANS LA PÉKKE

. la Ju(l»-e lui <'tait hostile,

.,..v - .0 Filsde l'Homme n'avait paF

Une région m'^anmoins lui restait

.'•, c'était c«lle Pérée qu'il venait de quitter et où

.. . . ..jurna. Jésus se retira de nouveau de Vautre cât^

du Jourdain, dans le lieu où Jean avait commencé de baptiser. Cest là qu'il fixa son séjour •.

f! V r'!'*ouvait les grands souvenirs du début de sa \ ne. C'est là que son Précurseur l'avait désigné

\ au de Dieu • à la reconnaissance et li iiiwijr lit » boules, comme « Fils de Dieu o à ses adoraas. Dans ces eaux du Jourdain il avait été baptisé par in « pour accomplir toute justice », en mémo trmps .juc du ciel entr'ouvert descendait sur lui TEsprit-Saint et que la voix du P^re se faisait entendre. Ses premiers Ap/^tres dataient de ces premiers jours, et ses [ prédications comme ses premières œuvres avaicui ^ ,. ..: témoins ces rives. Les populations n'avaient pas perdu la mérrt ' •• s divines; elles lui demeuraient

fldMes . I en grand nombn- ' . (hiTnlAhïl

mieux encore, on le reconnaissait comme 1 hi'U

que Jean avait annoncé ; on le e<)>' riiraeuretde ce parallèle reMori> ^ -

•rite et la vérité de sa mission. Kt Von disait . •• Jean tt ■ ■' . mais ton r ju

d' El beauc .

ni., X. 41.

> J >i> .\ II. 4i

376 DBfUflER SÉJOUR DE JÉSUS DANS LA PÉRÉR

I. — Peu après son entrée dans la P^rée an Pharisien de la rtV'ion donna un repas à de nombreux amis et y convia J^6us '. Jusqu'au bout le Sauveur poursuivait de son amour t ces brebis perdues de la maison d'Israël » les plus perdues de toutes, et, sachant bien que celle invitation cachait des embûches et lui m<^nageait des déboires, il accepta. Les dispositions mauvaises des convives apparurent dès son enlrée dans la salle du festin. Tous l'épiaient, espérant le surprendre dans quolqu'unes de ses paroles ou de ses actions et pouvoir enfin le Iralner en jugement. Us avaient aperçu parmi le peuple un pauvre bydropique ; on était en Subh<ii Jésus allait-il le guérir et donner prise à accusation C'est ce qu'ils attendaient << en épiant ». Mais un Dieu perce le secret des cœurs, Jésus vil leurs pensées mauvaises et c'est lui qui prit l'ofTensive et de façon à les r-' ' ■ ■ " /' " ' iir

di . >■':>• ■■ ', ■. s , • \ .;in

question ne pouvait les embarrasser davantage. Di: non, c'était se montrer cruels et irriter la foule ; dir< oui, c'était réduire à néant leurs accusations. Us yardèrent le silence. C'était se conda.-nner et donner libre champ à la bienfaisance du Sauveur ; c'était surtout lui fournir l'occasion de mépriser le scandale pharisaîque et nous apprendre à le mépriser quand le bien l'exige de nous. Jrsus prenant l'infirme par la mniu le guérit et le conyvdia *.

La leçon aux Pharisiens ne lui semblait pa.s cou pK'te encore, ni leur mutisme assez justifié, il se tourin vers eux et les prit dans leurs propres filets. Que

• Luc, XIV, !.

» Luc, XIV. î, 3.

> Luc, XIV. A.

DERNIER SÉJOUR DE itSUS DANS LA PÉRÉE 377

nt-iU quand leur avoir est exposé et leur cupidité [ipeuve? S'absliennent-ils en raison du repos .i..,..o? Lfqufl (ffiUrti vouSf si son due ou son if tomb»' (ia/i-i un puits ne t'en retire aussitôt, fut-cf un jour df Snbhat '/ De dépit autant que d'impuissance à rien répoudre de raisonnable, les Pharirisiens et les Scribes se turent cl se détournèrent du ur.

... luéritèrent et reçurent bientôt une nouvelle leçon. >i leur avarice et leur cupidité étaient grandes, leur oi pas moins; aussi sans ordre, sans

au.. j a de leur hôte, ils se poussaient et

se bousculaient pour parvenir aux premi^res places. Jésus ••ment à quoi les exposaient leur

vaniu , is haut que ce mince incident,

traça les Krandes règles de Thumilité chrétienne, en Qt p! ( apprit aux siens à

fi qu'avec un cœur

ïoblcment indifférent aux honneurs de ce monde. Elle est mauvn: u.-

dans son •<. us

ses recherches qui, outre, qu'elles sont téméraires, sont le plus souvent souteoues de manœuvres inavouables. Mauvaises enfln dans ses suites, car, ou bien l'ambitieux t dans tes efforts et les bonneart l'exposent à

' ''■ ns qu'il n'avait pas prévues, ou il échoue

lui est par dessus tout douluurcuse. El

i encore que U plus légère partie do son

Un bien autre Taitend, quand, au dernier

1 le relègnera au dernier rang pour placer nu

ur les humiliés de U terre. AyatU remarque

* Uc, XIV. s.

378 DBRÏfim SftJOIR IiB JÊsrS DAKS U P^RÉC

ajrc quel ftmprtfisement le* convives $e choisissait/ Il ' 'S, Jésus leur proposa ci" /-

/> srr/>« conviés à des U".

desr-vous d'aller vous asseoir à la première placent/ peur qu'un cnnrià plus con.ùdârable que vo\i ' /•

aussi au festin et qur Ihùte, qui vous a in ut

et l'autre, ne vienne vous dire : « Cédez-lui la place >. Humilié alors il vous faudrait aller vous asseoir au dernier rang '.

Combien plus avisé est Thomme humble, qui, en dépit de son mérite, va d'emblée aux places inférieures I Souvent dès ce monde il reçoit sa récompense et monte aux honneurs, porté par sa valeur personnelle et en raison même de sa modestie. Mais, si d'ordinaire le mérite qui se cache est peu apprécié e( demeure dans l'ombre, c'esl dans celte ombre que Dieu viendra ' chercher pour l'exalter magnifiquement, di'S cette vit, par la profusion de ses grAces, dans l'autre par la plus splendide illustration. Lorsque vous serez invité^aliez, tout au contraire, vous asseoir à la dernière placp Quand Ihôte vous y verra, il viendra vous dire <• Mon ami, montez plus haut ». L'honneur voir couvrira alors devant tous les convives '.

Agrandissons la scène. Le banquet est offert dans l'élernité par Dieu h tous les hommes ; tous y ont tlé conviés. Mais il est des orgueilleux qui ont passé leur vie à briguer les honneurs, négligeant la sanctUicatioi de leur &me. A ceux-là, au dernier jour, la p1 ' minieuse de la réprobation, tandis que les huii méprisés, les rebuts de ce monde, occuperont le ran-

' Luc, MV,7-»^.

• Luc. '\IV. lO-il.

DERMKR iiÉJOrR DB JÉSUS DAi«S LA PÊRÉR .'HO

dlioiuiear auprès de Dieu : Car^ conclut le Sauveur, c» ^^lève sera humilié^ et celui gui s'aôaisse

(les humbles et ces petils, Jésus les avait, sans doute, soos les yeux. Car, on le sait, la coutume orientale était d'ouTrir à la foule la salle où se donnait un festin ; die Tenait eo admirer le luxe et la belle ordonnance, «n l'admettait à ce spectacle, comme nos foules assistent aux réjoniisanees publiques. Dans cette foule, beaucoup de pauvres, d'infirmes, d'estropiés, attendaient la Bn du repas pour assiéger de nouveau Jésus et en obtenir le miracle de lear gaérison. La vue de cas malheureux inspira au Sauveur un nouvel et sublime ensei> gv\' ' iir la di^il<^ des pauvres. Jéstfs dit em^'f fi teu qui tavait invité : Quattà vous ti', li-

rez à diner ou à souper n'appelez ni vos amis, ni fin frères^ ni vos /- ' ni vos voixins opulents^ de peur qu'en vou il à leur tour ils vous ren-

dent ce qu'ils ont reçu de vous *. Qu'est-ce à dire ? Jésaa défend-U ces réceptions de famille ou d'nr ' vqnellet le devoir ou les simples convenances

us engager? Non, sans doute, mais il en montre la nicrilité an point de vue du salut et des étemelles rérompeniet. On nous re^it à notre tour, on nous rend pour amitié, politesse pour politesse : nous som* iii<-n i'ityés. Si nos festins ne sont pas pour nou« '-occasions de faste, de prodigalité, de dépenses sra leoses, de lansualité grosaièra, novs en sortirons sans p«^elié, malt nous en sortirooi sans mérite sumatord et par eonséqaeot sans réeooipaDsa dans le cial.

M . XIV. n.

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