‹ Nos saint évangilesChapitre 82 sur 124 · I. u. It · texte numérisé non relu

I. u. It

396 PARABOLE DB LENFAMT l'ROniGl'K

Pour bien comprendre ce qui va suivre rappeloii'>-.i.Mi.> l'hisloire entière de rhumanit(^,depuissacliule au Paradis terrestre jusqu'aux jours du Messie el delà conversiuo des peuples. Cette humanit<^ se sépare en deux portions, qui sont comme les deux fils du Père de famille. Pendant que la gentilité abandonne le culte el jusqu'à la notion du vrai Dieu "el se plonge dans d'affreuses débauches. IsraM conserve la foi primitive et reste au service de Jéhovah : La terre de démence el de crimes où s'exilent les nations idoUtres est de plus en plus « lointaine » et tout rbéritage venu de Dieu y est dissipé. Aux extravagances de l'esprit, la Sociét»'' païenne joint 1» co: du cœur, et cette corruption est telle, aux plu ... siècles de la civilisation grecque el romaine, qu'elle déHo tout exposé qu'on en voudrait faire, l.'ne ' délresse de vérité et de vertu ne cesse plus d'y s' âmes faméliques poussent vers une rédemption des clameurs déchirantes. Mais I' ' la peut sauver de sa propre dégradation. Le p< , i est assurément plus fidèle, mais il ment quand il ose dire : Depuis tant d'années que Je vous sers je n'ai jamais tranfigressé vna ordres\ Il les a si bien inmsgressés qu'il est tombé maintes fois dans l'idolAlrie et les débauches des Gentils ; et quand Dieu vient sur la terre, les deux peuples, Juif el Gentil, ont besoin d'une égale rédemption.

Aux appels de Jésus-Christ el de l'Eglise la gentililé répondit comme le Prodigue : je me lèverai et f irai n mon Père. Elle vint, se convertit et fut pardonnée.

Los Juifs conçurent un dépit violent de celte conversion de la Gentililé, et c'est leurs murmures que Jésus- Christ met en scène dans la fin de sa Parabole. Or le (Us

' » t). . XV, ?5-»-S7-«-«-30.

PARABOLK UK I. ECOROME IXIDELE 399

atné était dam les champs ; à son retour, quand il approcha de la maison il entendit la musique et les bruits de la dame, et, appelant un serviteur, il lui demanda ce qui fe passait. — Votre frère est revenu^ lui répondit-on, et votre père a tu^ le veau gras pour le retour de son /Us qui lui est rerulu sain et sauf\

Et Catné fut saisi d'indignation et refusa d'entrer*. Tel fut l'cfTel de la jaloasie et de la haine. Voyant les nalions idolâtres se convertir et former l'Eglise, euxmêmes refusèrent d'y entrer; et |»liis Jé8u»>Cbri8t fut tendre, aimant, patient dans ses appels, plus les Juifs les repoussèrent. Plus Dieu raisonna avec eux, leur faisant comprendre que la conversion de leurs frères leur était ' 'iilôl un sujet de joie que de pcino, plus ils

t'ol)- t dans leur haine contre Jésus-Christ et son

Bgiiae. Plus Dieu fut Iwn, plus ils devinrent mauvais.

11. — Deux dernières Paraboles nous découvrent une autre cause du refus des Juifs de se convertir à la foi et aux Tertm du Christianisme. La Loi Nouvelle élève l'Ame ao-deetnsdet biens périeeablee de la rie prétente : eux restent les bommes de lucre, de vol, d'avarice et de coMiiMionB. Pour Jéeus-Cbrist, le pauvre est an être noble el sacré dont on ne se détourne ni ne se désintéresse impunément : pour eux le pauvre Lazare est nn objet de dégoût et de mépris. La Parabole de 1' « Econome infidèle * ou?re à leurs rapacités coupables nue voie au pardon ; l'autre, rello du « Mauvais riche », tente de les ramener par la crainte h la conversion et an

« Ijic.. XV, f7.

• LOi-.. XV, 28.

400 PARABOLE DE l'ÉCONOMB INFIDÈLE

salot. Toutes deux visent les Pharisiens, voleurs et impudiques, concussionnaires et jouisseurs, mais Tenseignerii' ' 'n découle nous regarde Ions et s'étend à tous !•

Sous peine de nous étonner de quelques expressions qu'emploie le Sauveur dans la première des deux Paraboles, nous devons nous rendre compte du double but qu'il y poursuit. Il veut tout d'abord nous laisser voir le mépris et l'aversion que lui inspire la richesse. Il la met aux mains d'un homme malbonn^'le et d'un dissipateur ; il la stigmatise sous les noms les plus sévères, 11 l'appelle « étrangère ». Elle n'est pas notre vraie fortune, c'estunbien que nous ne possédons qu'un moment sur une terre d'exil ; notre vrai patrimoine est au ciel, là où s'écoulera notre éternelle vie. II l'appelle « trompeuse », elle nous jette le plus souvent dans des illusions étranges ; nous la croyons à nous tandis qu'elle est à Dieu, et que nous n'en sommes que les dépositaires et les gérants responsables. Il la montre « dangereuse ». Elle précipite l'Econome infidèle dans une ruine honteuse et le Mauvais Hiche dans les flammes étemelles. Enfin il la nomme « inique » ; non pas sans doute en elle-même, elle peut Mre pure dans son origine, sage et vertueuse dans son emploi, mais elle est appelée « inique » et mérite cette sévère épitbète par beaucoup de cAtés. Combien rarement on peut en remonter jusqu'à sa source première, sans y découvrir qu' , justice I A quelles tentations d'orgueil, d'ambition, de sensualité, de luxure, elle nous expose ! C'i ' ' "i varice s'en 7ait souvent la compagne ! Quel! • ités, quelles dépenses folles, quel oubli des pauvres, dont une grande richesse est trop soQvent entachée! Si bien que u étant pas mauvaise en ell^Hoadme, elle devient,

PARAROLR DR L i-.< <iM)MP. i>i IHKLB 401

par le» maux qu'elle engendre, ce '!"•• i"' 'V'^ii'- i^^ <;*'irear : « une richesse d'iniquité ».

Le riche n'a-t-il donc aucune issue au sulur.'lll'a sans aucun doute, et le second but de Jésus dans sa première Parabole est de nous montrer cette issue. Copions l'Econome infidMe, non pa^ assurément dans ses vols, mais dans son habileté à éviter une imminente détresse, non pas en prenant l'argent des autres pour en faire des largesses, mais en employant à nous ménager l'entrée do ciel ces biens qui, par leurs dangers et les maux qu'ils enfantent, méritent le nom d' « iniques » .

Un riche, dit Je<ux- Christ, avait un / '/"i

lui fut dénonct' comme ayant dissipé "-. Il

V appela et lui dit : Qu'est-ce que fenteiuls dire de Vfnj /'■ ' i*fe de votre administration^ car

Viiu . / fi gt'rance de mes biens '. Voilà la

désastreuse tromperie de la richesse dont nous parlions pin ' l.e riche se croit possesseur de sa fortune ot

n'* il pas d'autre maître ni d'autre dispensateur.

Qu'il y ail un Dieu dont il est la créature et le sujet, qu'il doive rendre compte à ce Dieu des actes de sa vie, de la gestion de «es biens, que le premier emploi de ces biens, soit d'alléger la détresse des indigenU : voilà qui ne l'a préoccupé à aucun moment de son existence, et on le jetterait dans un profond étonnement si on lui affirmait que sa vie de luxe, de plaisirs, de di^ coûteuses, sans que les pauvres bénéflcienl ci. .... son opulence, constitue pour lui un sujet de rigounii^.> condamnation. Elle vient cependant, elle vient Thnin* terrible, où la mort lui enlève tonte espérance do m* réhabiliter ; le voici au tribunal de son Juge : « Rends

I Lac. XVI, I. i

402 PABAROLR DF. l'ÊCONOME INnn^LlC

compte de ton adminislralion, car désormais tu n'auras plus la gérance de mes biens » !

Qu'est-ce qui sauverait le riche ? Jésus-Christ nous montre à Tœuvre le rusé Econome de sa Parabole. Assurément il n'approuve pas sa déloyauté ; mais il engage les « fils de lumière », les fidèles, à se tirer de l'éternelle détresse avec la même habileté sinon par les mêmes moyens. Qur vais- je faire, se dit en lui-même l'Econome infidèle ? Voici que monmaitre m'eiUêve C administrât ion de ses biens. Labourer, je n'en ai pas la force ; mendier, J'en ai honte. Mais Je sais ce que je ferai, afin que, chassé de mon emploi, il y ait des gens qui me dowietU Vhoipitalité. Les débiteurs furent convoqués. Combien dois-tu à mon maître, dit-il au premier ? — Cent barils d'huile. — lieprends ton obligation et écris-en utie de cinquante, Ettoi,if f'i-t-il à un autre, que dois-tu ? —

Cent ii<- '/'■ froment. — Voici ton billet, écris ;

quatre-vingts •.

Et le Mattre loua cet économe infidric de ce quHl venait d'agir en homme avisé. Car les enfants de ce siècle sont plus habiles, dans le maniement de leurs intérêts que les enfants de lumière *.

Que doivent donc faire ces « enfants de lumière », ces disciples de Jt'sus-Chrisl, quand la fortune leur aura él/* providentiellement dispensée'' De cette fortune, toujours « inique • par les dangers et les maux où elle entraîne, qu'ils se fassent, eux aussi, des amis dévoués qui leur ouvrent l'entrée de l'étemelle demeure. Les pauvres seront ces amis, et l'aumAne sera cette introductrice.

• l.ur., XVI. 3 K. » Luc, XVI. 8.

PARABOLB DB L*toOIIOIfB OtFfB&LE 403

Et moi aussi Je vous le dis : employez les richesses ditûquiti à vous faire des amis, qui, à V heure où

im manquera^ f'ous recevront dans les taber-

' ternfis '.

Ce sont de pelites choses que les choses de la terre, une fortuae de mince inlérM que la fortune d'un jour ; Mais celte • petite chose i peut avoir pour dous des résoltaU d'nne incalculable importance. Gérer saintement des birr - 'mères c'est assurer un avoir spirituel d'une v.i nie. Comme aussi mal gérer ces biens, c'est dissiper des trésors de sanctification et de saint. Le riche charitable sera aisément un saint; le riche avare sera sûrement un r<^prûuvé. Celui qui est fidèle dans les petites choses ^ le sera aussi dans les grandes. Et celui qui dans les petites ie montre infidèle le deviendra aussi dans les grandes '. Si vous eoaaies fait l'aumône. Dieu vous eût comblé en ce monde de toolea sortes de grâces et en l'autre d'un immense poids de gloire. Mais vous avei abusé des richesses 1erretires qu'il vous avait confiées : Comment vous confierait-il les biens eéleates tout anlremenl importants ? Infidèles dans les richesse» trompeuses^ qui vous eon^ ' ' Déloyaux >' . qui vous m, une fortuiu per ' '.

Que r ■■ ' -''i-

gnemeiu ' lâ-

ché de l'amour des biens i ; car si l'amour des

eiioeee larrealret noua rtmpiii, aocone place ne reeto pour Diea dans notre ea«r; ei noue dtTtooDilet eeclaTes

> Lac., xn. 9.

» Inc.. XVI. ,10.

> Uc. XVI.. Il, It.

404 PARABOLf DB l'ACONOMB DfnDÉUI

de notre or, nulle esp<^rance que nous soyons les serviteurs de Dieu ; Dieu et le inonde s'exclueol. Aucun serviteur ne peut être au service de deux maîtres à l<i fois. Car nu il haïra l'un et aimera tautre, ou ii s'nitachera à tun et méprisera Vautre. Vous ne pow,: tout ensemble être les serviteurs de Dieu et les estiu ves de for *. Il est une différence essenlielle entre posséder la richesse et en ôlre poss<^dé, la servir, s'en faire l'esclave, se prêter aux mauvais instincts qu'elle engendre et aux passions qu'elle entretient : c'est cela qui est incompatible avec le service de Dieu.

A ces paroles les Pharisiens « qui étaient avares » éclatèrent, non plus en injures, mais ce qui est pire, en rir f s et en sarcasmes : L/'5 Pharisiens se mo-

qu' '■ Jésus*.

La moquerie était publique, elle pouvait avoir sur In foule des auditeurs un désastreux effet : le Sauveur n*la laissa pas sans répression. Leur fastueux dehors. !• prestige que leur fortune exerçait sur le peuple, étaii tout à leurs yeux : Jésus leur montre que c'est bien moins que rien, puisque ce leur sera le sujet d'un* inexorable condamnation ; et plus ils font parade d'une vertu dont ils sont vides, plus Dieu les jugera sévèrement Vous affectez d'être justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; ce qui apparaît grand aux yeux des hommes est pour Dieu un objet d'abomination '.

Si Jésus eût consenti, à ce moment, à discuter avn ces misérables, sans doute ils lui eussent opposé le^ bénédictions terrestres, promises aux observations de la

» Lac, XVI, !3.

• Lac. XVI, 14.

» Luc, XVI, 15.

PAft\BOLE DE L'éC0!<OMB INHOÈLF. 405

Loi ancienne», «-l los grands biens quo possédaient les plus 8ainl> parmi l«'s ancAlres. Mais d'abord, violateurs comme ils le celle Loi, de quel droit en poti-

▼aienl-ils i .. .. ,uer le» riches récompenses? f*ui surtout ils se méprenaient sur les temps. Le temps d la Loi imparfaite, qui régnait d»-; -e et fini--m

virtuellement à Jean précurseur u . - > uvelle A-Uiuiic. ce temps expirait el faisait place aux jours du Messie . Les prospérités terrestres passaient an dernier rang, au premier les biens célestes, les richesses de réternel Royaume. En se croyant justes parce qu'ils étaient riches, les Pharisiens méconnaissaient gros " il

Tesprit et la lettre de la Loi Nouvelle elles* >>

d'admission au Royaume de Dieu. La Loi et tes Propfi'' ' ' Kqnn Jean. Depuis Jean cV«/ /'

ro/ - qui ett annoncé et chacun fa>

viotence pour y parvenir ' . Les énergiques seuls en on* '■ - •- pux qui ont le courage de se dépouiller dea\ :es pour devenirles* pauvres en esprit

Celle condition est absolue. Le ciel et la terre p" ront plutôt qu'un seul point de la loi n'ait son eff- 1

El ce n'est pas seulement comme avares et cupid' ■ qae les Pharisiens sont exclus du Royaume q>

û Nouvelle Loi ; ils le sont déplus comme inii ,

dignes rejetons des vieillards infâmes qui teni< • ni

Se l.ilteurs complaisants de 1 1

»i L. ..;... lans leur luxure que pour CL ^ . ..

qu*un jeu de tous les jours. Or. quiconque renvoie >>

femme rt en épouse u>

Conimtt dr même un , ,

• Luc, XYI. <«.

• Lue . \y\. 17

It*

406 PAiUBOLB DU HAUTAIS RICHB

femmr qi/e'son mari a renvoyée * . Ainsi avarice et impureté : voilà la double tare de cet prétendus justes. El où celle tare les In^nera-t-eUc ? Aux flammes d'une étemelle expiation. Qu'ils se reconnaissent dans la tragique histoire du Mauvais Riche.

III. — Histoire oo parabole, car il n'est pas sAr que le Riche n'ait pas existé et ce fut une tradition constante que Lazare ou Eléazare fut céU>bre par son extraordinaire détresse. Jésus ne nomme pas le Riche. A quoi bon le nommer, puisque l'opulence sans religion et sans charité ne compte pas aux yeux de Dieu ? Il fait connaître le nom du pauvre, car les saints pauvres sont les dignitaires de son Royaume.

La peinture du Riche est saisissante de vérité. // y avait un homme riche qui était vêtu de pourpre et de lin et gui faisait tous ies Jours grande et spleu' dide chère '. Son inhumanité, nous le verrons, entrera pour une large part dans sa condamnation ; mais sa vie n'eût-elle été marquée que des traits qui précèdent, c'en est assez pour lui rendre impossible l'entrée du ciel. 11 ne vit que pour la terre, ne songe qu'à y jouir, enfouit son &me dans la chair, enferme dans la matière les dons de Dieu les plus excellents: inlelligence, cœur, conscience, pensées hautes et nobles, ambitions et espérances célestes. Pour ce malheureux rien n'existe que la richesse, comme la richesse elle-même n'existe que pour la jouissance. La prière est morte sur ses lèvres, le culte de Dieu n'est plus, son Ame elle-même a totalement disparu de son regard. Dieu l'avait créé pour la

' Lac, XVI, 18.

•Luc. XVI, 19.

PARABOLE DU MAUVAIS RICflE 407

soblime vie de l'esprit, il est devenu « rbomme-aairoal qui D entend plus rien aux choses de l'Esprit de Dieu ». Le sensualisir ' "rrade, le voilà ravaU'* au niveau « des t>^le> s.< 11 », ne vivant que pour mangert

n'ayant d'ai^piraliun qu'au plaisir. Jésus le peint dans les trois c^ract^res de sa vie abiÎAsée : orgueil, mollesse, gourmandise, il es! veto « de poorpre », rien de trop éclatant ni de trop riche dans sa mise, et il prétend éclipser SCS rivaux par la somptuosité de son train de maison. II est vêtu « de lin t. C'est l'étoffe délicate et souple que sa moUesae peut seule supporter. Sa gourmandise est de tous les jours. 11 pourrait, sans encourir de reproches, réunir de tempe eu temps des amis et des parents, à une table plus richement servie que de coutume ; mais lui c'esl « tous les Jours • qu'il donne en pâture à sa seoMialité les mets les plus exquis, les vins les plus rares et les plus coûteux. Voilà le type achevé de la vie du monde ; de ce monde sans Dieu, sans vorlu, sans anvres roéritoiret, que le Sauveur a maudit.

Rajêlé an dehors, gisant à la porte, vol* i !«• pauvi e, si parfailMDent leroblable à •• l'Homme de il<>til«-urs • que

I on croirait sa description empruntée aux détresses de la Passion. // y avait un mendiant nommé Lazare qui était couchéà ia porte du riche, couvert d'ulcères.

II aurait bien voulu se rauasier des miettes qui lomf ' fe la table du riche et personne ne lui en

. mais les chiens venaient et léchaient ses ulcères *. Tout était ménagé par Dieu, non pM Molement pour préparer le triomphe de ce martyr dt la pauvrtU-, mais pour offrir au riche les plus sûrs moyens de salut. Laxare « gisait », immobile dans sa détretae*

' Lnc^ XTl. «.

406 PARABOUt DU MAUVAIS RICBB

et en en présenlanl jour el nuit le pitoyable spectacle. Etcebt « à lu porte > même de la den .•

qu'il gi&ail. Impossible d'entrer ou do , -

cevoir ce dénuement et ces souffrances. Or, non seulement le riche demeura in ' aux maux <]> mais il Ht partagera ses - s, à sa maisoi , cette même insensibilité : « personne ne donnait ». Et le pau\ redemandait si peu 1 « des miettes », des débris, le superflu du superflu. Ne nous «Huunons pas des rigueurs sans merci de la Divine Justice sur une richesse qui ne distribue pasmAmeaux indigents ce qu'elle laissr se perdre de ses quotidiennes profusions. Quel tra sanglant termine le tableau ! L'animal sans raison donne au riche inhumain une leçon el un exemple. Les chiens du moins s'approchaient de Lazare, le réchauffaient de leur haleine el de leur salive s'efforçaient de cicatriser ses ulcères !

Ainsi sont les choses durant les années rapides de la vie. La richesse, oublieuse de Dieu et des pauvres, se livre tout entière à ses grossiers plaisirs. La pauvre!»' et la souffrance poursuivent héroïquement leur «■ Voi douloureuse •. L'une va à la perdition, l'autre à l'éternel triomphe. La vie u été rapide, rapides les jouissances, rapides aussi les douleurs, et voici venue l'heure où tout s'immortalise : récompense comme châtiment.

Or^ il arriva que le mendiant mourut et fut porté par ien anges au sein d'Abraham. El te rie/" ut

aussi et fut enseveli dans l'enfer '. Lazare a , ip

souffert, mais quelle splendide issue de sa souffrance patiemment, saintement supportée ! Quel changemeul •

* Luc. XVI, 31

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