PARABOLE DU MAUVAIS RICRR
zare*. Les damnés ne perdent pas la mémoire de« cbosef; de la vie, cur le souvenir de leurs crimes, des grAces reçues et méprisées, des scandales donnés, des ruines accomplies, des vicUmes de leur luxure, de leur avarice, de leur inique oppression, demeure comme an élément nécessaire de leur supplice- Le damné « lève les yeux >, il est dans les bas-fonds des geôles éternelles, el c'est c au loin », bien loin, dans d'inaccessibles hauteurs qu'il voit « le sein d'Abraham », c'est-à-dire la bienheureuse demeure où les élus jouissent du bonheur auprès du u Père des croyants ». Voir cette félicité des saints, des justes qu'il u connus persécutés et méprisés sur la terre, des pauvres dont il a dédaigné la misère, est sans doute pour le damné une torture insupportable, « un vers» qui luidévore le cœur et déchire ses entrailles; mais, d'autres supplices lui sont réservés et lui arrachent de lamentables plaintes. Abraham, s'écria le ricfie, tnnn pt^re^ ayez pitié de moi! Envoyez Lazare : qtiil trempe son doigt dans Ceau pour rafraichir ma langue car je souffre horriblement dans cette flamme '. Dans toutes ses révélations sur l'enfer Jésus-Christ nous parle du feu qui dévore les damnés sans les consumer ; feu obscur, qui laisse aux « ténèbres extérieures » toute leur horreur sans donner aux suppliciés la consolation d'un peu de lumière. C'est du sein de ce feu que le riche implore Abraham et espère en Lazare : supplication inutile, vaine espérance. Durant la vie, l'intervention des saints nous est toujours offerte et elle peut être toujours efficace ; dans l'éternité cette intervention n'a plus d'objet, ni pour les élus dont Dieu
« Luc. XVI, tt.
•ILuc, XVI. i4.