‹ Nos saint évangilesChapitre 89 sur 124 · JÉSUS ET LK JEUNE HOMME RICHE · texte numérisé non relu

JÉSUS ET LK JEUNE HOMME RICHE

Cette dernière parlicularité n'est pas oiseuse. La générosité et le dévouement se trouveront souvent dans les situations médiocres, beaucoup plus rarement cl avec plus de peine parmi les hautr-s rorliincs. nù t»1uv on a plus on veut avoir.

' » " lut ce pauvre : I

en ^ tut ; plus iiKi^. ^ • > ■ i ; »•

exclamation du Sauveur : Jésus étendant alon son regard sur ses disciples, s'rcria : « Oh ! qui! est difficile aux riches d'entrer dans le Royaume desCieux ! Il est plus aisé à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'il ne l'est à un riche d'enh le Hoyaume des Ci^ux*. Deux sentences li. sont à distinguer dans les paroles de Jésus-Christ. La première s'adresse aux riches qui savent bien user de leur opulence. Pour ceux là l'entrée du ciel n'est pas impossible, elle n'est que difficile, à cause des mille séductions que la richesse emporte avec elle. Mais il en est qui n'entreront pas plus dans le ciel « qu'un chameau ne passe par le trou d'une aiguille », ce sont ceux qui font de leur or un mauvais usage, ou en l'entassant par avarice, ou en le jetant au jeu coûteux des passions, deux fois traîtres au bienTail de Dieu et à la pratique do la vertu et voués comme le " M.-ni^ins i-iiJni » .niv n.ninmes d'une éternelle expiation

Les Apôtres écoutaient leur Mailir. d'aliuni puis saisis de crainte, non pour eux-mêmes ^ .. ,- . étaient pauvres, mais pour le monde, dont il leur semblait avoir déjà la sollicitade et la garde. Ils saient le luxe oriental et les scandaleuses profn . -

cités galiléennes des bords du Lac. La cour d'Hérode, en

t MatL. X, S3. Uc, XVUI, U4B. MaU , XIX. H-U.

iisus rr ue jeutts romms riciie 429

pt^r^e, ne le ridait ni en richesse ni en ilissoliition ; les Pharisiens eui-m^ines laissaient apparaître à tout pro pos leur avide recherche de l'or : qui donc serait sauvé quanti tout leur semblait possédé de Tamoiir dos biens terrestres : qui donc poitrra se sauver, dirent-ils à Jésus ' ? Jésus les rassura d'abord de son tendre regard ^ puis il leur rappela la toute puissance divine W on peut sans crainte confier les œuvres les plupéréet. Si Dieu ne peut admettre dans son Royaume un mauvais riche, il peut le convertir. Si la ricbesi^< le» meilleurs à des tentations mortelles, Dieu |> y donner de victorieux secours. Ce gui est impossiô/e art 'V Jésus ^ ne Vest p€U à Dieu. A Dieu

tnit. ' *.

Pierrf avait sans doute partagé Tétonnement et la terreur dctt autres, il y ajouta bientôt un retour sur luim«^me. Si les riches trouvent l'entrée du ciel difiicile ou impossible, quel plus heureux sort leur sera réservé, à eux qui ont tout abandonné pour suivre Jésus ? iVorix, s'écria Pierre, qui avons tout quitté pour vous suivre : que nous donnerez'vous * ? Mille fois plus qu'il ne sonfreait et qu'il n'eût osé demander ! Dans l'incomparable srJ^ne du dernier jour, quand du haut du ciel, entouré de sa rour. ayant à ses pieds le |(enre humain qu'il vient jiifrer, JéfiUH-Christ apparaîtra dans sa splendeur et dans «a (iiii«>sanrc, ses Apôtres partageront son trône, et jugeront le monde avec Lui, Kn '. je vous Ir di^. lorsqu'au jour de In , f''ii.< de r Homme siégera sur son traite de gloire^ vous qui

> MatL. XIX. tS. Marr . X. S6. Lac. XVIII, fa.

• Marc, X. r. V ^ A

• Mart.. X. t7. M 18. Lac. XVIII. t7. ' Lac. XVIII, n. Mue, X, IB. Mail., XIX, t7.

430 jéSOS ET UC JBUIfB SOMIR RICRS

m'avez suivi VOUS siégerez sur douze trônes, Jugeant les douze tribus d'Israël*, c'est-à-dire la loUliU* du genre humain, les Juifs premier-nés de Dieu puis les Gentils qui se sont soudés à eux et ont iormé avec «uix l'ensemble de rbumanilé représentée par le mystérieux chiffre douze.

Ti'lle sera la récompense propre des ApAtres. Mais ils ne seront pas les seuls à tout abandonner pour suivre Jésus dans les voies de la vie de perfection. Le cours des siècles verra se former, loin du monde, dans de pieuses solitudes, dans des cloîtres fervents, les glorieuses phalanges des pauvres volontaires. Quelle sera la récompense des religieux ? Elle sera double. Le ciel leur est promis, et, en attendant, sur la terre, ils retrouveront plus sereines et plus abondantes les choses qu'ils ont quittées pour Dieu. Saint Paul s'écriait en leur nom : t n'ayant rien, nous possédons tout! » S'ils ncnt le toit paternel, le cloître s'ouvre à eux cu...... .ai

asile saint et tranquille. S'ils disent aux leurs un adieu d<" \. une aimante et joyeuse famille les reçoit

da: i-in. Ils rolruuvonl au ff*nlu|»lt' loul r»» tprils

ont quitté.

Mais quoi ? bcront-ils, dans une vie tun . - 1 li <*, privés de l'auréole de la souffrance, chassés <i*> gi<)i dux abords du calvaire? A Dieu ne plaise! Jésas-Christ les VHut à sa suite sur la voie douloureuse, et il leur donne comme prérogative plus précieuse que les autres d'être au sein du monde d'étemels persécutés : Nul ne quittera sa maison ou ses frères^ ou ses sœurs^ ou son père, ou sa mére^ ou sa femme, ou ses fils, ou ses champs, à cause de Moi et à cause de rEvangilf

t HaU.. XIX, ».

PARABOLE DU lUITHK KT DBS OUVRIERS 43i

qu*il ne remiv^ au centuple^ dè^ cette vie m^mey des mni<ofis, da frères, des santrs^ des mères et des

nts et den terres tout cela avec des persécu-

. P''--' dans le siècle à venir /" • •> t^tr ruelle '.

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