LA RÉSURRECTION DE LAZARE
partager ses Irislesses? N'est-ce pas au Calvaire, durant l'épreuve, que nous nous unissons à lui, pour parlaf^ci ensiiile les m^iii -; et les m <'S de su Ré-
surrection? Au . M* de non- .<r et de nous
scandaliser des épreuves que subissent les amis de Jésus, c'est leur constante prospérité qui aurait lieu de nous surpn'ndre. Si, l'homme religieux souiïre c'est que l'épreuve lui est bonne et que Dieu la lui donne comme la sauve;îarde de sa vertu. Si Lazare est mala<l« l meurt, c'est que la gloire de Dieu et sa propre j:! :• doivent germer dans son sépulcn-.
C'est l'issue heureuse de la douicur, mais a . :
c'est l'heure des larmes. Elles étaient am»'n> .il. mais elles étaient confiantes. Les sœurs du malade envoient un message à Jésus : Seigneur^celni que v-'î/^ aimez est malade ', exprimant dans ces simples m.; d'admirables sentiments de foi, de conilanceet d'amour. Elles sont si assurées du cœur de leur Céleste Ami qu'il doit lui suffire de connaître leur détresse et le danger où est tombé son ami, pour le secourir. Nul besoin de longues prières, ou des cris suppliants que d'autres fontentendre, ni des pressants appels des malades ordinaires. Voir € son ami » sur une couche de douleur et de mort, c'est pour Jésus voler à son secours et le sauver.
Mais, que souvent nos pensées diffèrent de celles de Dieu! Jésus demeure au lieu où il était et se contente de répondre aux messages des deux sœurs : Celle maladie n'est pas pour la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soi/ ' par
elle *. Jésus a dessein, si près do. acs liiimi <i de
< io«n., XI, 3.
* Joan., Xf.4.
LA Rfi<:i'RRECnO!< DE LAZARE 441
ï-a CMort, •!•■ 'iMjiii. r aux Juifs ri au montie l'une des plus l'tlalaulLS preuves de sa Divinité dans la résurrection de Lazare. Non seulement il le laissera mourir, mais il V* Ml n'avoir plus devant Lui qu'un cadavre en putréfaction, et que durant quatre jours, la foule des Juifs affirme par ses lamentatious funèbres la réalité du trépas. Dès sa réponse aux messagers do Marie et dt^ Marthe, nous entrevoyons clairement sa Divinité. Si celte maladie « n'est pas pour la morl >, alors que meurt Laz.t ' ■ us va le ressusciter? Et s'il le
ressi- - st Dieu, maître comme est
Dieu seul des pouvoirs sur la morl et des puissances - ' * " />nd sa gloire avec celle do son P6re, . n'ayant qu'une même Divinité n'rn ont aussi qu'un rayonnement unique.
Lazare mourra donc, car sa mor' ' ik i i^i manifestation de la Divinité de .^ . *t les larmes versées k son sépulcre seront plus que compen« sées par les joies de son n-tour h la vie. Ainsi Dieu «ail unir sa gloire au salul de ceux qu'il aime, el quand il semble nous délaisser c'est alori» que son seeotirs est plus proche et plus magniflque. Ji^sus aimait Marthe rt ut sœur Marie et Lfisare, alors m/me qtte, maigre' '■■ sa maladie^ il demeura deux jours au lait '.
A Béihanie, l'angoisse était grande, mais la con-
iis grande encore que l'angoitM. Lazare se
. Jésos n'apparaissait pas« mais l'amour des
BUBurs et leur espoir demeuraient inébranlables, alors
' orantletgrandidesMint de Jésus, elles no
t pas son absence.
' Joan.« U. 5, e.
\\i \.\ RÉSUBRBCTION DE LAZARE
Quand les jours se furent proloriL' norl
de Lazare devtiil nii fuil connu <!• . rc,
J^sus annonça à ses Apôtres son intention de se rendre en Judée. // dit à ses disciples: retni en
Judée '. Celte seule annonce les terrifia. Jt- i »Hé
excommuni<^ par le Sanhédrin, sa mort était résolue; déjà, à son dernier séjour, la fureur de ses ennemis s'était portée aux pires violences : retourner au milieu d'eux c'ét^iit aller à une mort certaine, et si les douze redoutaient cette mort pour leur Maître, ils tremblaient an moins autant pour leur propre vie. Ces hommes qui devaient un jour affronter les attaques du monde entier, étaient maintenant encore laissés à leur timidité native, car tout dans leur apostolat futur devait ^tre l'œuvre de Dieu. Jusqu'au jour de leur divine force, Jésus prenait soin de ménager leur faiblesse ; quand ils lui eurent dit, tout tremblants : Maitre^ il n'y a qu'un moment les Juifs cherchaient à vous lapider, et vous songez à retourner au milieu deux"*? Jésus leur fit apparaître sa divine et invincible puissance. Sans doute, comme il le leur a déjà prédit, il souffrira et mourra, mais pus avant que sa souveraine volonté ne donne à la mort la permission de l'atteindre ; car, sa carrière en> tière, comme un jour complet, doit s'écouler en pleine assurance avant que s'étende sur lui l'ombre sanglante de sa Passion. ATy a-t-il pas douze heures dans le jour? Quiconque marche durant le jour ne se heurte à aucun obstacle parce qu'il voit la lumière. Il ne tombe que quand il s avance au sein des ténèbres^ parce que la lumière n'est plus avec lui *.
> Joao., M, 7.
* ioan., XI, 8.
> ioan.. XI. 9, 10.
LA RÉSl'RRECTfON DE LAZARE \A'.\
Lf I' furent pas rassurés et un mol qiio Ji'sus
ajouta ^ . ,.. ..s comprirent mal leur (it réitérer leur
supplication. Jésus leur avait dit : Lazare noire ami dort,
• de le réveiiler de son somme U '. Le
. -ur les lèvres de rilomme-Dieu. Depuis
■nue sur la terre, son expiation, son sacrifice, sa lion, exemplaire de la nôtre, re de ce mot n'existe plus ; « la mort est dévorée par la Vie i, elle n'est pins qu'un - sommeil » et nous appellerons t dortoir » le lieu où nous déposons pour un temps la dépouille de nos défunts. Le « réveil » de Lazare était dans la pensée du < la première annonce et l'image de la résnr-
.«•s morts à la fln du monde. Ce mot : • Je purs [tour le réveiller • est merveilleux encore à nous exi>rimer la totite-pnissance de Dieu qui la prononce, et qui un- mi>^i l'ai ilcment un mort.de son tombeau que nous un endormi do ea couche. L'esprit toujours lent à com- ITf^n'lre des Apôtres ne s'éleva pas à ces hauts mystères. l'iur «iix le sommeil de Lazare était l'heureux assoupis- ><iiii>nt prélude d'une guérison, et ils se bAlèrent d'y tr iivr" Tin pn'-if»Tip pour renoncer à un voyage péril- ., i:\ > , , ' ' . li: ntih^ s'il dort ^ le voilà sauvé*, Jésos alors leur découvrit, avec la mort du malade, le grand œnvre que cette mort lui donnerait occasion d'arroropUr. Loutre est mort. Pour vous et ta/fermis^ '• «MIS heureux de n'avoir point . j. ..„. ,.u...;.. à la fois en homme et en Dieu. cas mots : « Je sols heureux de n'avoir point été là », il suivait noa manièrM de dire, comme si secourir
• Joao.. \l. 11.
I Joao.. XI, lf-13.
* lOM.. XI. 14-18.