‹ Nos saintsChapitre 12 sur 105 · MARS — B. JEAN DE PARME · texte numérisé non relu

MARS — B. JEAN DE PARME

« Pendant qu'il habitait ce lieu, dit-il, deux oiseaux de la forêt venaient faire leur nid dans sa cellule et reposer familièrement sur sa main. Un matin. Frère Jean ayant appelé de fort bonne heure son servant de messe parce qu'il voulait célébrer,, celui-ci répond d'abord à l'appel, mais, accaljlé par le sommeil, il se rendort. Réveillé bientôt après, il se reproche sa somnolence et court à l'église. Le Frère Jean était à l'autel, assisté par un religieux inconnu, et à l'aspect angélique. Dans la journée Frère Jean dit à son servant : « Soyez béni, mon fils, car aujourdTiui vous m'avez servi la messe avec grande révérence, et à cause de vous, je le pense, le Seigneur m'a accordé une grande consolation durant le saint sacrifice. » ht jeune religieux répondit : « Pardonnez-moi, mon Père, je ne vous ai point servi la messe aujourd'hui : car, lorsque vous m'avez appelé j'étais appesanti par le sommeil et n'ai pu me rendre aus.sitôt. (^uand je suis venu, j'ai vu qu'un inconnu avait pris ma place, ce qui ma fort surpris, car je .sais qu'aucun étranger n'est venu dans la maison, et je me suis assuré qu'aucun des Frères ne vous a servi la messe.» Frère Jean répondit : » J'ai pris pour vous cet étranger ; quel qu'il soit d'ailleurs, je le bénis : béni soit notre Créateur dans tous ses dons. » J"ai vu, entendu et appris bien d'autres choses admirables concernant Frère Jean de Parme, qui fut Ministre Général : mais je dois les taire, ayant à rapporter ici beaucoup d'autres choses, et aussi parce qu'il est dit : « Xe louez aucun homme avant sa mort. »

Le Bienheureux ne sortit de sa solitude que lorsque les papes l'appelèrent à Rome, à cause de sa haute doctrine et de sa sainteté. Il s'endormit du sommeil des justes au couvent de Camérino, en 1289.

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Saint Bienvenu

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X'oiti ce (|uc nous savons de saint Bienvenu :

Après avoir terminé ses études du droit à l'Université de Bologne, Bienvenu revint à Ancône, sa patrie, entra © ^^ >ï=i4 ^tij: -1=1^ >t=t< ■t=t<. >»=t^ © dans les ordres et fut nommé archidiacre de l'évêque, puis administrateur du diocèse d'Osimo, puis enfin évêque de diocèse.

Loin de se laisser éblouir par l'éclat de la dignité épiscopale et la faveur du Souverain i'ontife, le serviteur de Dieu montra par une démarche inattendue comment il entendait gouverner lésâmes confiées à ses soins. 11 voulut, avant sa consécration épiscopale, revêtir le pauvre habit des Frères Mineurs et faire profession de la Règle, le plus sûr moyen d'attirer les bénédictions célestes sur son ministère, c'était, croyait-il avec raison, de l'exercer dans la pauvreté, l'humilité, la pénitence et une prière incessante pour les péchés de son peuple. Ses vœux furent exaucés, et juscju a la mort il porta l'habit de Saint Franc^ois, en observant toutes les austérités de la Règle (|u'il avait embrassée.

Osimo avait trouvé un pasteur selon le C(eur de Dieu, attentif à tous les besoins de son peuple, /élé pour la gloire du Père céleste, et digne de servir de modèle à tous le?; pasteurs des âmes. On le verra ferme et inébranlable dans la défense des droits de l'Eglise, visiter son diocèse en répandant partout la parole évangéliciue. Après treize ans d'épiscopat, sentant que sa fin était proche, il se fit porter à son église cathédrale et là, à l'exemple de saint François, se fit étendre sur la terre nue afin de sortir de ce monde dans une complète pauvreté. Pendant qu'il se livrait aux plus doux élans de l'amour divin, il rendit son âme à Dieu. Son corps repose à l'église cathédrale d'Osimo, où il est honoré par les fidèles.

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