Bentivoglio
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Prêtre, Franciscain (1188-1232)
On lit dans les Fioretti de saint François : « Comme un beau ciel parsemé d'étoiles, la Province de la Marche ;fll d'Ancône fut jadis embellie de pieux et saints frères, qui W semblables à des astres brillants, resplendissaient sur l'Ordre de Saint François et sur le monde tout entier par la lumière de leurs exemples et de leur doctrine. » Parmi ces saints frères il faut compter notre Bienheureux. Il naquit à San Sévérino, en Italie. Durant sa jeunesse, il fut vivement impressionné par les prédications d'un disciple de S. François, le frère Paul de Spolète. Il se sentit attiré, par son exemple, à embrasser la vie pénitente du Pauvre d'Assise, et renonçant aux espérances du siècle, il alla trouver saint François et demanda à revêtir les livrées de la Pauvreté. Son sacrifice fut pour sa famille une source de bénédictions : car plusieurs suivirent son exemple.
Rempli de zèle pour le salut des âmes, Bentivoglio devint un apôtre mfatigable ; du haut de la chaire, comme au tribunal de la pénitence, il embrasait les âmes des ardeurs de l'amour divin. Un jour qu'il prêchait au peuple, une étoile vint se reposer sur son front et illumina toute sa personne. Dieu voulant autoriser par ce prodige la parole de son serviteur. Un autre miracle récompensa sa charité pour un pauvre lépreux qu'on avait confié à ses soins. Bentivoglio avait reçu ordre de changer de couvent. Ne voulant pas abandonner son malade, le Bienheureux le chargea sur ses épaules, et se mit en marche, au moment où l'aurore commençait à poindre ; il fit ce voyage avec une telle rapidité qu'un aigle n'aurait pu le suivre.
Ce grand serviteur de Dieu était aussi favorisé de communications célestes : on le voyait souvent en extase, et élevé de terre. Le curé de San-Sévérino l'ayant aperçu un jour en oraison, élevé dans les airs et environné de lumière, en fut si frappé qu'il embrassa la vie religieuse dans l'Ordre de Saint François et y vécut saintement sous le nom de frère Massé.
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§. Antoinette ^c Jf lorcnce
Vruve, Clarisse (14011472)
Née à Florence, d'une fa- \^ millenoble, Antoinette s'était '^ engagée, bien jeune encore, dans le mariage ; mais quelques années après, elle eut la douleur de perdre son époux.
^k'i&aB^-m^Y^mB^^^^i^^^ Malgré les désirs de ses parents qui voulaient lui faire contracter une nouvelle union, elle résolut de n'appartenir plus qu'à Dieu et alla revêtir l'habit de la Pénitence dans un institut de Tertiaires Régulières de saint François. Son mérite éminent et sa grande vertu la firent appeler à diriger successivement, en qualité de supérieure, deux monastères de son institut. Elle se montra dans les fonctions de sa charge une supérieure accomplie et ses filles trouvèrent en elle la tendresse de la mère unie à la prudence du guide spirituel.
Cependant, quelque fervente que fut la vie des religieuses du Tiers-Ordre Régulier, la Bse Antoinette éprouvait le besoin d'une règle plus austère, d'une pauvreté plus complète, d'une abnégation plus entière. Sur le conseil de saint Jean de Capistran, l'illustre apôtre franciscain, elle se retira avec douze de ses religieuses dans un monastère d'Aquila pour y suivre dans toute sa rigueur la première Règle de sainte Claire. Etablie abbesse de la communauté, elle y fit régner la ferveur, le zèle pour le service de Dieu, l'esprit de pauvreté : elle y maintint surtout avec sollicitude la pureté de celte Règle qui forma une pléiade de Saintes pour le ciel ; on pourrait compter par centaines, dit le Nécrologe de l'Ordre, les religieuses, qui dans ce saint asile ont mérité l'auréole de la couronne céleste et de la virginité.
A la tête de cette sainte phalange Antoinette brille d'un vif éclat. Fidèle imitatrice de sainte Claire elle offrait à ses filles l'exemple de toutes les vertus. La première quand il fallait remplir quelque office humble, toujours au dernier rang quand il s'agissait de paraître, son humilité transpirait dans toute sa
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