‹ Nos saintsChapitre 17 sur 105 · M PRETRE. FRANCISCAIN · texte numérisé non relu

M PRETRE. FRANCISCAIN

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Le B. Archange était de ia noble famille Placentini, bien célèbre en Sicile. De bonne heure il se retira dans un lieu désert, peu éloigné de la ville, et se cacha dans une caverne, où il passait les jours et les nuits, appliqué à la prière et à la méditation des choses saintes. Sa tendre dévotion à Marie lui mérita dès lors de fréquentes apparitions de l'auguste Vierge. Le B. Archange mena ainsi la vie érémitique, jusqu'au jour où un décret de Martin V ayant aboli tous les ermitages qui peuplaient la Sicile, il se pré.senta au couvent des Frères Mineurs de Palerme et y prit l'habit de l'Ordre. Après son noviciat il fut renvoyé à Alcamo où un hospice, jadis confié à ses soins, lui fut rendu pour devenir une maison de son Ordre. Ce que le Bienheureux avait été dans la solitude, il le fut dans cette sainte demeure qu'il embauma des parfums de ses héroïques vertus. On le vit s'appliquer à l'oraison, à l'humilité, à l'obéissance et aux plus rigoureuses austérités. Rigide observateur de la Règle, il s'employa de toutes ses forces à la maintenir dans sa pureté primitive. Il exerça la charge de Provincial, et remplit avec le plus grand fruit pour ses frères tous les devoirs d'un zélé et d'un charitable pasteur.

Le désir de procurer la gloire divine arrachait souvent notre Bienheureux à sa chère solitude ; débordant d'amour et de zèle, il allait évangéliser les pays environnants et inviter les hommes à la pénitence. Dieu rendit sa parole efficace et la confirma par de nombreux miracles. Enfin, après de longues années passées dans la pénitence et employées à l'œuvre du salut des âmes, il quitta le théâtre de ses combats comme un athlète sort de, l'arène où il a conquis tous les applaudissements pour sa valeur et ses exploits. Les anges et les saints vinrent au devant de celui qui méritait tant de leur être associé.

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