‹ Nos saintsChapitre 28 sur 105 · LES MARTYRS DE GORCUM · texte numérisé non relu

LES MARTYRS DE GORCUM

S. Jérôme de Verdi.

S. iS'icaise Jansstns.

trouvaient dans la citadelle, soit laïques, soit ecclésiastiques, et que liberté entière leur serait accordée. Mais ceux qui étaient traitres à leur Dieu et à leur roi, devaient-ils se mettre en peine de leur engagement vis-à-vis des vaincus ? Les laïques, après une journée des plus humiliantes pour eux, furent enfin mis en liberté; les religieux et les prêt* es furent jetés en prison ; leur martyre commençait. Les Gueux, qui ne dédaignaient pas l'argent, commencèrent à torturer leurs victimes pour leur faire avouer quelles étaient les cachettes où ils avaient mis leurs trésors. Ils s'acharnèrent d'abord sur les plus jeunes religieux, espérant vaincre plus facilement leur constance ; mais ceux-ci auraient été bien en peine pour les leur découvrir : leur seul trésor était la pauvreté. Vaincus de ce côté, les soldats cherchèrent le supérieur: « Où est-il le gardien de ces traitres? s'écrient-ils.» Et comme ils s'emparent du vicaire, le Père Jérôme, celui-ci accepte volontiers d'être pris pour son supérieur et de souffrir à sa place; mais le Père Nicolas intervient, en se déclarant le gardien qu'ils cherchent. Les bourreaux le chargent alors de coups et le somment d'avoir à livrer ses trésors. Le patient leur déclare que son seul trésor était l'aumône des fidèles. Alors ces forcenés s'emparent de sa corde, la roulent plusieurs fois autour de son cou, et, l'attachant par un bout à la porte de la prison, se mettent à tirer, à élever le patient en l'air pour le laisser retomber ensuite lourdement ; ils continuent ce supplice jusqu'à ce que l'extrémité de la corde se

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S. Théodoric d'Emden.

S. Willchald.

rompe ; alors le corps s'affaisse et reste sans mouvement sur le sol. Les bourreaux, désappointés d'une mort si prompte, continuent cependant d'exercer leur fureur sur le cadavre. Ils lui brûlent cruellement les oreilles, le front, la bouche et le menton ;

S. Godefroy van Mervel.

S. Antoine de Weert.

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