‹ Nos saintsChapitre 37 sur 105 · m4^ 44mu- 4 mut M · texte numérisé non relu

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25 AOUT. — s. LOUIS ROI DE KRAN( K 193

jamais coupable d'un seul péché mortel. » Ces paroles furent comme un bouclier pour l'ànie du jeune prince, il les eut sans cesse présentes à l'esprit ; elles le conservèrent toujours dans la crainte du Seigneur. Il n'avait pas douze ans, quand la mort de son père, arrivée le 8 novembre 1.226, le mit en possession de la couronne de France.

Durant tout son règne, h une attention continuelle aux affaires de l'Etat, à un amour singulier de la justice, à un courage héroïque dans les dangers, il joignit les austérités du cloître, visita souvent les hôpitaux, et consacra, tous les jours, plusieurs heures à la prière. Comme on lui en faisait un reproche, il répondit avec sa douceur habituelle : « Les hommes sont étranges, en vérité : on me fait un crime de mon assiduité à la prière, et l'on ne dirait mot si j'employais les heures que j'y donne au jeu ou cala chasse. » Il était âgé de 19 ans, lorsqu'il «se maria avec Marguerite, fille aînée du comte de Provence. En 1239, Louis racheta des mains des Vénitiens la sainte couronne d'épines engagée par Baudouin II de Constantinople, comme gage d'une sonlme considérable qu'il ne put jamais acquitter. Possesseur d'un trésor aussi précieux, il construisit, pour l'abriter, un magnifique monument, encore aujourd'hui une des gloires de la France, la Sainte-Chapelle, qui est devenue la chapelle du Palais de justice à Paris.

Quelques années plus tard, Louis, victorieux de ses ennemis, résolut d'aller porter la guerre en Orient et secourir les chrétientés chancelantes de la Palestine. Il s'embarqua donc, le 25 août 1248, et aborda à l'île de Chypre, où il campa jusqu'au mois de mai de l'année suivante. Il battit les Sarrasins devant Damiette le 14 juin. A l'automne, le saint roi se dirigea vers Le Caire. La peste se mit dans son armée et bientôt, grâce à la trahison qui vint au secours des Arabes, Louis et son armée tombèrent au pouvoir des Musulmans. Captif et enchaîné, le roi de France se montra digne de souffrir pour la cause du Sauveur ; sa vive et tendre piété ne l'abandonna pas un instant, sa résignation ne faiblit point : la mort tous les jours suspendue sur sa tête ne le troubla point ; il était héroïque dans la prison, comme sur les champs de bataille, vraiment roi, dans les fers comme sur le trône.

Il y avait déjà 6 ans qu'il avait quitté son royaume lorsqu'il revint en France le 10 juillet 1254. Son amour pour la justice le fit admirer des nations étrangères : les Lorrains et les Bourguignons, dans leurs différends, sollicitaient ses arrêts. Henri III d'Angleterre, le choisit pour arbitre entre lui et les seigneurs de ses états ; les seigneurs français lui soumirent, de leur côté, toutes leurs querelles particulières, s'en rapportèrent à ses paternels

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