‹ Nos saintsChapitre 4 sur 105 · JAN VI I K · texte numérisé non relu

JAN VI I K

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Puisse cette mère, cette veuve admirable, puisse ce iiKjdèle des vertus domesti- (jues, trouver un grand nombre d'imitatrices parmi les mères de famille iiue le 'l'iers- Ordre de Saint l-'rançois apiCK * >: * >: * V * >: * >:>: P^''^; aux plus sublimes degrés de la' perfection !

Issue d'une famille qui appartenait à la plus haute noblesse de Rome, cette Bienheureuse parut, dès l'âge le plus tendre, comme prévenue des bénédictions du ciel. Mariée à un riche et pieux gentilhomme romain, elle continue, commedansla maison paternelle, à vaquer aux exercices de piété et de charité, à fuir les divertissements du monde, à se distinguer par la sim|jlicilé de ses vêtements. Le Seigneur lui donna trois filles dont l'éducation attira tous ses soins : le temps que les autres femmes emploient à la vanité et aux visiies inutiles, Louise le passait auprès de ses enfants, qu'elle formait à la crainte et à l'amour de Diei .

Devenue veuve à làge de trente-trois ans, Louise prit l'habit du Tiers-Ordre des mains des Frères-Mineurs de rOb>-er\ance, et consacra sa vie à la prière, à la pénitence et aux (cuvri s de miséricorde. Elle avait une très giande dtvolion à la Passion de Jésus-Cnrist ; les larmes qu'elle versait au souvenir des souffrances du Sauveur étaient si abondantes qu'elle faillit en perdre la vue. La visite des pauvres était son O'xupaiion quotidienne, et, pendant une nnnée de famine qui tlésoia la ville de Rome, cette digne fille de Saint François vendit tous ses biens et se réduisit elle-même à l'indigence afin de secourir les malheureux. Dès lors Dieu prodigua ses gnàces à cette âme généreuse ; il la favorisa d'extases, de ravissements de visions ; il lui accorda le don des miracles et de prophétie.

On voit son tombeau dans l'église franciscaine de l'Observance, à Safi Francesco a Ripa, sur les bords du Tibre à Rome. Le culte de la Bienheureuse Louise a été approuvé en 167 1 par Clément X.

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1er FEVRIER

Prêtre, Franciscain" (1302)

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vertu caractéristique André fut une profonde humilité jointe à une vie toute cachée avec Jésus- Christ en Dieu. Il naquit à "é Agnagni, dans la campagne i^•^^•^^•§♦^•^^•î•>^•î•^•^^ romaine, de la noble famille

des comtes de Segni, qui avait déjà donné à l'Eglise un grand nombre d'évêques, de cardinaux, et plusieurs papes, protecteurs de l'Ordre. De bonne heure, il renonça aux grandeurs du siècle pour entrer dans l'Ordre de Saint- François, et il parut n'avoir vu le monde de près que pour en mieux constater le néant et la vanité. Une fois entré chez les Frères- Mineurs, le Bienheureux obtint de ses supérieurs l'autorisation de se retirer dans une petite grotte, voisine du couvent, et c'est là qu'il passa sa vie, dans la contemplation et les plus rigoureuses austérités.

Dans cette solitude le démon lui livra de rudes assauts, mais le Bienheureux fut toujours victorieux, en employant contre son ennemi les armes de la prière et de la pénitence. Le Seigneur, pour récompenser son serviteur de ces luttes héroïques, lui accorda une grande puissance sur les esprits de ténèbres ; on l'invoque efficacement dans les moments de tentation. Au milieu de ses pénitences, André se livrait à l'étude ; il devint un des premiers théologiens de son temps. Humble et caché, il refusa constamment l'honneur que lui firent le pape Alexandre IV, son oncle, et plus tard Bouiface VIII, son neveu, qui le supplièrent d'accepter la digniié du cardinalat. Les dernières années du B. André furent plus angéliques qu'humaines. Il mourut en 1302, riche de vertus et de mérites : son corps est à Rome au couvent de Saint-Laurent.

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l'KftTRE, KrANCISCAIN

Dix-sept années de tra- \aux apostoliciues, dans les pays les plus reculés, la conwrsion de plus de vingt mille infidèles : voilà l'œuvre de notre Bienheureux pour le ^ salut des âmes et la gloire de M Dieu. Nous n'avons que peu ^' de détails sur son enfance ; la légende de l'office nous dit seulement qu'il passa sa jeunesse dans l'innocence. Il revêtit l'habit de saint François au couvent d'Udine, alors capitale de la province du Frioul, en Vénétie, où il était né. Dès qu'il eut compris que Dieu l'appelait à l'apostolat, il se mit à évangéliser sa patrie et convertit ainsi une multitude de pécheurs ; mais son zèle le portait vers les contrées où il pourrait trouver plus de souffrances et de périls. Envoyé en Orient, il s'embarque à Venise, passe à Constantinople, parcourt la grande Arménie, la Perse, la Tartarie, semant partout la parole évangélique et la confirmant par des prodiges. Il prend ensuite le chemin des Indes qu'il visite en entier, puis passe en Chine, et dans le Thibet, pays jusqu'alors inconnu des hommes de l'Occident. Enfin, comme il rentrait en Europe pour recruter des ouvriers évangéliques, Dieu lui révéla que le moment était venu pour lui d'aller recueillir au ciel le fruit de ses travaux.

On l'obligea à dicter le récit de ses voyages apostoliques ; mais l'humilité de cet homme infatigable nous a caché ses souffrances et ses tribulations de chaque jour. On peut cependant se faire une idée de ce qu'il eut à souffrir, des dangers qu'il courut, des privations qu'il eut à endurer dans ses courses à travers ces immenses régions. Une fois il est saisi par les infidèles qui, après l'avoir horriblement torturé, le relâchent, pénétrés d'une religieuse frayeur devant le courage du martyr.

Le B. Odoric mourut à Udine à l'âge de quarante-six ans : son corps s'y conserve, préservé de corruption. Les Chinois catholiques de Pékin lui ont consacré un autel dans leur cathédrale comme au premier Apôtre de leur cité et de leur pays.

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'i Reine de France

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^ Fondatrice de l'Ordre royal

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'1 Cette princesse était fille 4 flu roi Louis XL La grâce ':" (,1e lEsprit-Saint, qui habitait ?i cil elle, lui inspira dès l'âge le plus tendre l'amour de la solitude et de la prière ; son cceur était dès lors épris d'amour pour la Très Sainte Vierge, et les souffrances de la Passion du Sauveur étaient l'objet habituel de ses méditations. Là, elle puisera la consolation et la force à travers les dure-; épreuves (]ui formeront, on peut le dire, la trame de sa vie. Sa jeunesse s'écoula partagée entre les mauvais iraitemenls de son père et les suaves consolations dont il plut à Dieu de récompenser sa fidélité et sa résignation.

A 1 âge de sei/e ans, .sainte [eanne nourrissait le projet de se consacrer à Dieu dans la vie religieuse, lorsqu'un ordre e.xprès du roi, son père, l'obligea à épouser le duc d'Orléans : or, ce prince qui contracta cette union contre sa propre inclination, affecta de traiter Jeanne en étrangère et ne lui témoigna que de l'aversion. Notre .Sainte, toujours résignée, agit envers le duc comme si elle n'eût eu qu'à se louer de sa conduite et elle remplit fidèlement et courageusement tous les devoirs de l'épouse chrétienne. Ceptndanr, le roi Charles VIII, fils de Louis XI et frère de Jeanne, étaiu venu à mourir sans postérité, le duc d Orléans monta sur le trône sous le nom de Louis XII, et sainte Jeanne di vint rené de France. Dieu réservait à la pieuse princesse de nouveUes épreuves. Louis XII, en effet, sollicita et obtint du .Saint Siège un décret qui annulait so 1 mariaire, et cet arrêt fut yjour Jeanne le coup le plus terrible cjue son cicur eût jamais enduré ; mais elL se .soumit humblement et courageusement à la volonté divine, elle se retira à Bourges, où le roi lui donna la province de Berry comme apanage.

C'est dans cette ville qu'elle passa les quatre dernières années de sa vie, entourée de l'amour de ses sujets et uniquement appli-

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