‹ Nos saintsChapitre 43 sur 105 · SEPTEMBRE. — B. GENTIL DE MATHELICA · texte numérisé non relu

SEPTEMBRE. — B. GENTIL DE MATHELICA

furent pour l'Italie. Cependant bientôt, comme Notre Séraphique Père, l'Egypte le captiva ; souvent il tournait ses regards vers ces plages inhospitalières assises à l'ombre du Coran. Etait-ce pressentiment du témoignage glorieux qu'il devait donner à la foi catholique? ou bien était-ce le désir de sauver les âmes innombrables qui se perdent malheureusement dans ces lointains pays ? Nous ne saurions le dire. Mais toujours est-il que son cœur avait soif de plus grands combats.

Le saint religieux s'arrache donc à sa chère solitude de l'Alverne et s'embarque pour l'Egypte. Là, malgré tous ses efforts, il ne put arriver à apprendre la langue. Il crut voir en cela un signe évident de la volonté de Dieu et il se résigna à repartir pour l'Italie. Déjà il était en route, lorsque le Seigneur lui apparut et lui dit : « Voici que je mets mes paroles dans ta bouche ; tu iras partout où je t'enverrai, et tu diras à ces nations infidèles tout ce que je t'ordonnerai. »

Ce n'est point une illusion ; celui qui vient d'être établi apôtre de ces nations infidèles commence immédiatement à annoncer l'Evangile aux Perses, qui par milliers touchés de la grâce veulent recevoir le baptême, et lorsque plus tard on leur demandera quelle est leur religion, ils répondront en toute simplicité : « La religion du Frère Gentil. » Avec le don des langues, notre Saint avait reçu le don de prophétie ; en effet, avant de partir pour l'Egypte, il avait promis à son père de venir l'assister dans ses derniers moments. Un miracle devait prouver la vérité de cette prédiction. Il accompagnait dans un voyage, Marc Cornaro, envoyé extraordinaire de la république de Venise auprès du roi de Perse, lorsqu'il disparut tout-à-coup. Huit jours après, il reparut au milieu de ses compagnons stupéfaits qui n'osaient en croire leurs yeux. Le Saint leur avoua fju'il venait d'assister son père à ses derniers moments.

Cependant, le saint religieux n'épargnait ni courses, ni fatigues pour répondre aux desseins du ciel ; il voyait les conversions se multiplier dans les diverses contrées où il annonçait la parole de Dieu ; rien que dans la Perse, en effet, il baptisa plus de 10,000 infidèles. Mais ses ennemis se multiplièrent dans la même mesure ; ils ne pouvaient, sans frémir, voir ses conquêtes de chaque jour, et, au retour d'un pèlerinage qu'il venait de faire au tombeau de Sainte-Catherine, ils le massacrèrent en haine de la religion, le 5 septembre 1340. Les historiens ne nous font pas connaître les circonstances de son martyre. Un noble Véni tien racheta son corps à prix d'argent et le rapporta à Venise où il fut placé dans l'église des Frères Mineurs.

Le Pape Pie VI le mit au nombre des Bienheureux et autorisa le culte que lui rendent les fidèles.

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Ce Bienheureux, natif d'Aquila en Italie, fut élevé par ses parents dans la crainte de Dieu et fit présager de bonne heure l'éminente sainteté à laquelle il devait un jour arriver.

Désireux de servir le Seigneur avec plus de perfection, il prit l'habit de saint François chez les Frères Mineurs de l'Observance, au couvent de Saint- Julien, voisin de sa ville natale. Cette pieuse communauté fondée par le Bienheureux Jean de Stroncone fut bientôt comme tout embaumée du parfum de ses vertus. On voyait notre bienheureux fuir le monde, rechercher la solitude, consacrer les nuits entières à la prière et à la contemplation ; aussi le Seigneur le favorisait-il fréquemment d'extases et de ravissements.

Exerçant sur son corps les plus rudes pénitences, il ne prenait pour nourriture qu'un peu de pain et quelques herbes crues mêlées d'absinthe. Humilité profonde, angélique pureté, ravissante simplicité, patience inaltérable au milieu des peines, des travaux et des injures qu'il eut à supporter, pauvreté évangélique : toutes ces vertus brillèrent en lui d'un éclat merveilleux. La parole appuyée de tels exemples avait une efficacité étonnante pour porter les âmes à suivre les traces de Jésus. Après une vie plus angélique qu'humaine, le bienheureux Vincent s'endormit dans le Seigneur au couvent de Saint-Julien le 7 août 1504. Le ciel a manifesté ses mérites et son crédit par les innombrables miracles opérés à son tombeau.

De nos jours encore, les fidèles viennent nombreux vénérer ses précieux restes qui sont conservés intacts, dans l'église du couvent où il quitta cette terre pour s'envoler vers le ciel.

Le Souverain Pontife Pie VI confirma le culte qu'on lui rendait et permit aux Frères Mineurs de célébrer sa fête, le sixième jour de septembre.

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Sforsa

Clarisse (1434-1478)

Gui Antoine, comte de Montefeltro, et Catherine Colonna, eurent le bonheur de donner le jour à la Bse Séraphine, dont nous allons essayer de retracer la vie.

Encore jeune, Suéva, car c'est le nom qu'on lui donna au baptême, sous la douce influence de la grâce, s'attacha à Jésus. Bien souvent, sa pieuse mère lui parlait de l'amour du Dieu fait homme : et alors cette enfant bénie du ciel lui demandait :« Mais que pourrais-je faire pour l'Enfant Jésus ?» Et sa mère de lui répondre : « L'aimer, lui offrir chaque jour ton cœur et le lui conserver fidèle.» — « Oh oui, reprenait avec joie la naïve enfant, je vous offre mon cœur, ô Jésus, je vous offre mon cœur.»

Les parents voyaient avec bonheur les heureuses dispositions de Suéva, aussi n'épargnaient-ils rien pour la porter, de plus en plus, au mépris des richesses et des honneurs. Grâce à leur sollicitude, notre Sainte croissait tous les jours en générosité : déjà son cœur éprouvait le besoin de souffrir ; au récit des tortures que le divin Sauveur a voulu endurer pour nous, on l'entendait s'écrier : « Que ne puis-je souffrir quelque chose pour celui qui a voulu mourir pour moi ! » Et elle recourait à des pénitences extraordinaires pour prendre part à ce calice damertume. Mais Dieu voulait satisfaire le désir de sa servante, dont le cœur devait passer par toutes les amertumes, et tous les délaissements.

Bien jeune encore, elle perdit son père et sa mère ; elle dut se retirer à Rome, auprès de son oncle, prince de Colonna. A l'âge de 20 ans, sa main fut promise à Alexandre Sforza, comte de Cotignola. Quelque temps après leur mariage, les deux époux durent se séparer, car le comte se vit obligé de prendre les armes pour secourir son frère, duc de Milan. Les épreuves de notre Bienheureuse commençaient déjà. Le comte fut absent pendant 6 ans. Ce furent 6 années de tourments pour la jeune épouse. Seules ces paroles, que jeune encore elle aimait à répéter : « Mon

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Jésus, je vous dt)iiiK' mon (m'ur,» étaient comme un Iniume salutaire qui portait la paix et la consolation dans son âme troul)lée. I^ guerre était terminée et Suéva eut la joie de revoir son époux aj)rès une alxence qui lui axait coûté tant de larmes. Hélas ! ce retour, après leiiuel elle avait soupiré avec tant d'ardeur, devait porter la nu)rt dans son cœur. Son époux était devenu infidèle ; et l)ientôt il installa dans son palais, sous les yeux de sa femme légitime, l'objet de son coupable amour. Plus sensible à l'offense de Dieu cju'à l'injure qui lui était infligée, la pieuse princesse ne cessait de verser au pied de la croix ses larmes et ses prières. Elle essaya d'abord de ramener son époux à de meilleurs sentiments ; elle lui fit, à plusieurs rei)rises, entendre la douce voix de la religion et montra en toute occasion une patience inaltérable.

l^in de ramener le prince, ses avis ne firent que l'irriter davantage. Il n'était point d'insultes, d'outrages et de mauvais traitements cju'il ne prodiguât à notre Bienheureuse ; il poussa sa fureur jusqu'à vouloir attenter à sa vie ; trois fois il essaya de l'empoisonner ; une autre fois, il la prit à la gorge et tenta de l'étrangler ; mais le Seigneur veillait sur les jours de sa fidèle servante et lui inspirait une patience que rien ne pouvait altérer.

La, vie de la pieuse princesse était donc un martyre de tous les jours ; mais plus les mauvais traitements augmentaient, plus elle redoublait ses prières, ses austérités, ses exercices spirituels, afin d'y puiser la force de souffrir avec patience et résignation. Cependant le prince, de plus en plus aveuglé par sa honteuse passion, en vient à ne pouvoir supporter davantage la présence de celle dont la vie était la condamnation de sa propre conduite. Un jour donc, il se jette sur elle, l'accable de coups, la traîne par les cheveux hors du palais, et lui ordonne d'aller s'enfermer au couvent des Clarisses de Pésaro.

Dans le monastère, la pieuse princesse garda tout d'abord l'habit séculier, mais elle se soumit à toutes les observances du cloître, comme la dernière des religieuses, espérant par là fléchir la colère divine et obtenir le pardon de François, son époux.

Mais bientôt les parents de notre Bienheureuse demandèrent à Sforza raison de sa conduite : afin de se justifier, le comte égaré par sa passion, inventa les calommies les plus atroces pour noircir sa fidèle épouse. Cependant Séraphine, qui avait pris le voile, sur l'exhortation de sa bonne Mère du ciel, ne cessait de prier pour son époux et sa malheureuse compagne, lorsque le Seigneur exauça ses prières. Le comte et sa complice qui mourut quelques jours après, reconnurent enfin leur faute et se reconcilièrent avec Dieu. Elue abbesse de son monastère, Séraphine s'endormit paisiblement dans le Seigneur le 8 septembre 1478. Aussitôt après sa mort, un parfum délicieux s'exhala de ses précieux restes.

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Frère lai, CAPuei>i

Employé dès l'âge de 7 ans à la garde des troupeaux, Bernard se livrait déjà à l'oraison avec cette facilité et cet attrait que l'Esprit-Saint communique aux âmes pures. Il invitait les autres bergers à la prière et récitait avec eux le rosaire ou les entretenait des choses du salut. Le dimanche, il employait tout son temps à fréquenter les églises, il y priait avec ferveur et se préparait de son mieux à la réception des Sacrements. Aussi mérita-t-il d'entendre aux pieds des autels, l'appel du Dieu qui réjouissait si bien sa jeunesse.

La vie édifiante des Capucins lui ayant inspiré la pensée de revêtir dans cet Ordre, les livrées séraphiques, 11 réalisa son pieux projet en l'année 1626. Après sa profession, notre Bienheureux fut envoyé au couvent de Fermo et chargé du soin des malades. Là, il édifia ses frères par sa ferveur, son zèle pour la perfection et sa grande charité pour le prochain. Envoyé successivement dans plusieurs communautés, Bernard laissa partout après lui la bonne odeur de Jésus-Christ.

Il avait atteint l'âge de 60 ans, lorsqu'on lui confia l'ofifice de quêteur, au couvent d'Offida. Dans l'exercice de cet emploi, sa vue seule était comme une prédication muette qui portait les âmes à Dieu ; il marchait les yeux baissés, la contenance modeste, et inspirait à tous la vénération par sa charité, sa douceur, et son aspect tout angélique. En soUicitant les biens temporels, Bernard donnait à toute la contrée des secours spirituels mille fois plus précieux ; il consolait les pauvres et les affligés, faisait rentrer en eux-mêmes ceux qui vivaient dans le péché ; il avait surtout un don particulier pour apaiser les différends et rétablir l'union dans les familles.

Lorsque les infirmités toujours croissantes du vénérable religieux, ne lui permirent plus d'exercer l'office de quêteur, ses supérieurs lui confièrent celui de portier. Ce fut pour lui un nouveau

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II SKPTEMRRS. — B. RBRNARt) D'OFKIDA 209

moyen de pratiquer la charité envers le prochain ; les pauvres qui accouraient à lui en foule, il les assistait avec toute la tenilresse d'un saint ; les affligés (jui venaient lui confier leurs peines, il les consolait par de bonnes paroles cju'il allait, pour ainsi dire, chercher au ciel ; les ignorants excitaient surtout son zèle, avec une inaltérable patience il les instruisait des vérités de la religion et les disposait à la réception des sacrements. La haute opinion que sa vie toute sainte donnait de ses mérites était si bien établie qu'on venait tout simplement lui demander des miracles, avec la certitude confirmée par l'expérience, qu'on les obtiendrait de lui. Une mère lui porta, un jour, son jeune enfant dangereusement malade, et le lui remit entre les bras, en le suppliant de le guérir ; mais l'enfant rendit aussitôt le dernier soupir. Egarée i)ar la douleur, cette pauvre femme se mit à crier que frère Bernard avait tué son fils, et voyant qu'il se retirait, elle le saisit par son habit en lui disant : « Je ne vous laisserai point aller que vous ne me l'ayez rendu vivant. » Le saint homme alla déposer l'enfant sur l'autel de saint Félix de Cantalice et s'adressant au Saint, il lui dit avec une admirable simplicité : « Voici le moment de m'assister, mon bon saint Pélix. » Quelques instants après, l'enfant était revenu à la vie.

Il semble que quelque chose aurait manqué à la perfection de notre Bienheureux s'il n'eût eu à supporter des humiliations et des calomnies ; la Providence ne l'oublia pas dans le partage des épreuves. Sa sollicitude pour les besoins des pauvres et les peines qu'il se donnait pour les soulager déplurent à quelquesuns de ses frères. Mus par le malin esprit, qui profite de toutes les occasions pour faire souffrir les serviteurs de Dieu, ils le dénoncèrent au Père Provincial, comme dépourvu de discrétion dans la distribution des aumônes. Le Provincial, religieux fervent et délicat sur le point de la pauvreté, fit venir le saint frère en présence de toute la communauté et lui adressa une sévère réprimande. Notre Bienheureux, convaincu de son innocence, recrut cependant en silence ces reproches durs et donna ainsi à tous ses frères un exemple mémorable d'humilité. Encore une fois, le démon avait été dupe de ses propres machinations.

Le Seigneur voulant récompenser les grands mérites de Bernard, lui accorda le don des miracles, de pénétration des cœurs et le gratifia d'extases et de ravissements continuels ; la Ste Vierge même, daigna un jour se montrer à lui, pour l'assurer qu'il avait trouvé grâce devant Dieu qui lui avait pardonné tous ses péchés.

Il avait quatre-vingt-dix ans, lorsqu'il s'endormit paisiblement du dernier sommeil, au mois d'août de l'année 1694. De nombreux miracles opérés à son tombeau déterminèrent Pie IV à lui décerner les honneurs de la béatification, le 19 mai 1795.

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BB. Apollinaire Pranco, François Galvez, prêtres : François de S. Bonaventure, clerc : Paul de Ste Claire, fr. lai.

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Contpaononô

p Martyrs Franciscains 1617-1632

Déjà, depuis quelque temps, les chrétiens japonais jouissaient de la plus grande liberté dans l'accomplissement de leurs devoirs religieux, lorsque soudain s'éle- M^SMMS^^^^^^^S'^S^^SS^ va une grande et sanglante

persécution qui ruina et anéantit de fond en comble ces magnifiques chrétientés.

Les bonzes, ennemis toujours acharnés du nom chrétien, s'efforçaient par tous les moyens d'agir sur l'esprit de l'empereur, favorable aux disciples de Jésus- Christ, et le menaçaient des vengeances des dieux de l'empire, s'il différait de détruire la religion chrétienne : certains favoris appuyaient de leur influence les coupables insinuations des prêtres des idoles, et faisaient valoir en outre les raisons d'Etat qui avaient servi de prétexte à la première persécution, sous Taïcosama.

D'autre part, les Hollandais protestants, voulant supplanter à tout prix les Espagnols et les Portugais, dans le commerce avec le Japon, ne manquaient pas de les calomnier auprès de l'empereur, de calomnier surtout les missionnaires qui, pour la plupart, étaient venus d'Espagne. Ils lui représentèrent donc que ces prêtres étrangers, sous le prétexte de prêcher l'Evangile, n'avaient pour but que de préparer au roi d'Espagne la conquête du Japon ; comme l'empereur hésitait à rompre avec les Espagnols, à cause des avantages commerciaux qu'il en retirait, les Hollandais s'offrirent à lui fournir les mêmes denrées européennes, en plus grande abondance, de meilleure qualité et à des prix inférieurs. Ces perfides manoeuvres, inventées par l'avidité mercantile, et la haine de l'Eglise catholique, obtinrent enfin leur but, et en l'année 16 14, l'empereur pubhait un décret de proscription contre tous les missionnaires, il ordonnait de renverser toutes les

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12 SEl'TEMHKK. — H. APOLLINAIRE ET SES COMPAGNONS

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BB. Pierre de l'Assomption, Jean Marta, Richard de Sle Anne, ptres; X'incentde S. Joseph, fr. 1.

BB. Pierre d'Avila, prêtre ; Lucie Freites, Léon Sazurna, du Tiers-Ordre.

églises et de faire apostasier, sous peine de mort, tous les chrétiens qui se trouvaient dans son empire.

On vit alors les disciples de Jésus-Christ, marchant sur les traces de leurs maîtres dans la foi, affronter la mort avec un courage dont on ne retrouve d'exemple qu'en remontant aux premiers âges de l'Eglise. Les uns sont attachés à des poteaux et consumés à petit feu ; d'autres ont la tête tranchée ; ceux-ci sont horriblement déchirés et coupés en morceaux ; ceux-là suspendus sous le cratère d'un volcan, y perdent la vie, après avoir été longtemps torturés dans des eaux sulfureuses et bouillantes ; queUiues-uns plongés, pendant l'hiver le plus rigoureux, dans un étang glacé, y endurent une mort des plus cruelles par sa lenteur. Tous se montrent forts dans le combat, et dignes disciples du divin Crucifié.

La multitude des martyrs fut innombrable. Ce sont des princes issus d'un sang royal, des femmes opulentes, de tendres et délicates vierges, des vieillards courbés sous le poids des années, de candides adolescents, des enfants de quatre et même de trois ans. La famille franciscaine eut aussi son contingent dans cette phalange de martyrs. A la tête de ces héros qui étaient au nombre d'au moins 200, l'Eglise a placé le B. Apollinaire.

Issu de parents nobles et vertueux, en Espagne, il fit ses études

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