‹ Nos saintsChapitre 45 sur 105 · B. APOLLINAIRE ET SES COMPAGNONS · texte numérisé non relu

B. APOLLINAIRE ET SES COMPAGNONS

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BB. François Cusioie, Luc Chienion, Michel Cliizaimon, Louis Maziia, Martin Gomez, Louis Maqui et Jean son fils. Tous du Tiers-Ordre.

lui imposa le nom de frère Fran»;ois de Saint Hunaventiirc. Un autre chrétien du nom de Paul fut admis comme frère lai ; un troisième fut re(,u dans le Tiers- Ordre. Apollinaire leur fit suivre dans la pri.son les exercices du noviciat, et après Tannée de probation, il les admit à la profession.

Dans les premiers jours de septembre, les captifs durentse séparer; 2od'entre eux furent conduits à Nangazaki pour y consommer leur sacrifice, et les 8 qui restèrent à Omura furent condamnés à être brûlés vifs et exécutés, le 12 septembre. C'étaient le B.Thomas Jermarraga avec deux frères de son Ordre, les BB. Apollinaire Franco, François de S. Bonaventure, Paul de Ste Claire et les deux Tertiaires Jean d'Irenda et Mathias Piaschi. Leurs corps, dit un annaliste, furent consumés par le feu matériel et leurs âmes s'envolèrent au plus haut des cieux, purifiées par le feu du divin amour.

Avant eux, les BB. Richard de Ste Anne et Pierre d'Avila, prêtres ; le B. Vincent de St. Joseph, frère lai ; le B. Léon de Satzuma, clerc japonais, tertiaire et catéchiste ; et la Bse Lucie de Fleites, tertiaire, avaient déjà versé leur sang pour la foi. Ces dignes enfants de S. François firent partie du Grand Martyre qui eut lieu le 10 septembre sur la sainte montagne de Nangasaki et qui compta jusqu'à cinquante-cinq victimes.

Disons un mot des principaux. Le B. Richard de Ste Anne, d'origine belge, fut d'abord frère lai, il demanda et obtint d'être envoyé aux Philippines. Ses grandes vertus portèrent ses supérieurs à l'élever au sacerdoce malgré ses résistances. Envoyé de là au Japon, il en fut banni et rentra aux Philippines ; mais bientôt il reprit sa route du Japon avec le B. François (ialvez. Pendant plusieurs années, sans que rien ne pût l'arrêter, il tra vailla à convertir les païens, à fortifier les nouveaux chrétiens, comme aussi à encourager les martyrs qu'il accompagnait souvent

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