SEPTEMBRE. — B. APOLLINAIRE ET SES COMPAGNONS
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jusqu'au lieu du supplice.
Avec lui travaillaient les BB. Pierre d'Avila et Virîcent de S. Joseph qui furent livrés et trahis par un apostat ; ce malheurenx qui connaissait la retraite du Père Pierre d'Avila vint le trouver le priant de le confesser, le Père lui dit d'aller se préparer et de revenir, mais le traître se hâta d'avertir le gouverneur que le moment était propice pour s'emparer du missionnaire, et il envoya ses satellites qui se saisirent des deux religieux. Ils furent d'abord enfermés à Nangasaki, puis transférés à Omura; le long du chemin le Père Pierre d'Avila prêcha la foi de Jésus Christ.
Averti, le B. Richard conçut le projet de convertir l'apostat et alla le trouver ; mais loin de se laisser toucher, ce malheureux dénonce le serviteur de Dieu qu'on arrête dans la maison de Lucie de Fleites, dont on confisque aussi les biens et qu'on met en prison à Nangasaki même, où sa famille occupait un rang des plus honorables.
A la nouvelle de l'arrestation du B. Richard, son catéchiste le B. Léon Satzuma, clerc japonais, court à Nangasaki, se dénonce lui-même au gouverneur et obtient d'être associé à son maître.
Ensemble ils allèrent à la mort, en louant le Seigneur, et périrent dans les flammes, en conjurant leurs bourreaux d'ouvrir le? yeux à la lumière de la foi.
Le fang franciscain devait couler encore sur ces plages inho.spitalières ; le 4 décembre de l'année suivante 1623 le P. François Galvez se trouvait à Yédo ; dénoncé au gouverneur il est arrêté, jeté en prison avec quarante-huit chrétiens, parmi lesquels se trouvait le courageux Faramotido, neveu de l'empereur. Tous ensemble ils furent condamnés à être brûlés vifs. Au moment de l'exécution, un seigneur du premier rang vint demander au chef de la justice pourquoi tous ces hommes allaient périr. — «Parce
BB. Louis Nifachi ei son hls, Jean Tomachi et ses fils Dominique, Michel et Thomas. Mathieu Alvarez, Michel Tomada, Romain et Louise. Tous du Tiers-Ordre.
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BB. François de Ste Marie, |
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3S Maiie Thomas, du Tiers Ordre. |
qu'ils sont chrétiens, w — Je suis chrétien comme eux, s'écria-t-il alors, je vous ad jure de m'associer à leur sort.ii A cette vue trois cents chrétiens viennent aussi demander le martyre. Dans la crainte d'une révolte, on les éloigne de force et on se hàlc d'allumer les bûchers 'our en finir de suite. Les lints martyrs montrèrent tous au milieu des flammes une invincible constance.
Après cette immolation, le feu de la persécution ne fit que s'activer ; trois cents chrétiens à Yédo furent jetés en prison et, le 29 décembre, vingt-quatre d'entre eux remportèrent la palme du martyre ; on peut admirer parmi eux seize petits enfants qui, joyeux et
souriants, allèrent à la mort comme à une fête.
Après sa mort, le B. François (ialvez apparut au B. Gabriel de la Madeleine pour lui dire que lui aussi serait martyrisé et que la persécution allait recommencer avec plus de rage que jamais. Et en effet, l'Ordre séraphique en 1624 donna encore bon •nombre de martyrs au Japon, parmi lesquels il nous faut faire une place spéciale au B. Louis Sotelo, évêque du Japon oriental.
Le B. Louis Sotelo fut l'un des plus illustres missionnaires du Japon. Un de nos grands écrivains a dit de lui : « L'histoire de cet insigne martyr franciscain exigerait un travail spécial qui renfermerait le récit des événements les plus importants de l'Eglise du Japon. Une fois son apostolat mis dans tout son jour, Sotelo serait l'une des plus splendides figures de l'Ordre séraphique et de l'Eglise de Jésus-Christ.»
Bien qu'issu de sang royal, à 20 ans il quitte le monde et entre chez les Observants de Séville. Il demande et obtient de partir aux Philippines. Trois ans après, en 1603, nous le voyons au Japon où son zèle et son intelligence opèrent des merveilles de conversion. Le monarque japonais se prend d'affection pour lui et lui permet d'annoncer partout l'Evangile. Qu'il nous suffise de dire que la sainteté et les oeuvres du B. Louis Sotelo
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