‹ Nos saintsChapitre 54 sur 105 · I" OCTOBRE. — BIENHEUREUSE LOUISE DE SAVOIE · texte numérisé non relu

I" OCTOBRE. — BIENHEUREUSE LOUISE DE SAVOIE

une aumosne en forme de petite amende dans une cachemaille, qu'elle tenoit dans sa chambre à cet effect, et puis distribuoit le tout aux pauvres. »

Au reste, les deux vertueux époux étaient admirablement faits pour s'entendre et pour marcher d'un pas égal dans la voie de la perfection. « Quand on dansait en leur présence, nous dit Catherine de Saulx, l'une des plus illustres dames d'honneur de notre bienheureuse, eux n'y estoient point attentifs, mais parloient ensemble de Notre-Seigneur, des liesses du benoist paradis et de moult autres et dévotes matières. » Souvent aussi, la Bse Louise répétait que les bals et les comédies sont comme les champignons, dont le meilleur ne vaut rien, et qu'il est plus facile de s'en passer que d'en bien user.

Devenue veuve à l'âge de 27 ans, notre Sainte ne voulut plus entendre parler d'alliance nouvelle, mais n'ayant point eu d'enfants de son mariage, elle résolut de se consacrer totalement à Dieu dans une maison de sainte Claire. Les membres de sa famille, ses sujets et surtout les indigents, dont elle était la mère, cherchèrent par tous les moyens, à la détourner de son pieux projet, mais tout fut inutile. Après deux ans de luttes et souffrances, ayant distribué ses biens aux pauvres ou aux églises du voisinage, elle entra avec Catherine de> Saulx et Charlotte de Saint Maurice, au monastère d'Orbe, que sainte Colette elle-même avait fondé, en Bourgogne.

Li vie de la bienheureuse devint à partir de cette époque un parfait miroir de vertu et de perfection religieuse. D'une obéissance prompte et entière, d'une charité sans bornes à l'égard des malades, d'une humilité parfaite en tous temps et en tous lieux, Louise de Savoie fut un modèle et un sujet d'édification pour toutes ses compagnes. Vigilante en tous ses actes et mortifiée en sa conduite, elle parvint bientôt à un sublime degré d'oraison, qui l'unit étroitement à l'Epoux de son âme. Jusqu'à sa mort, elle eut un grand amour pour l'Ordre Séraphique et se montra pleine de respect et de vénération pour les Franciscains, desquels dépendait sa communauté. » je pense, disait-elle, que Notre- Seigneur nous fait grand bénifice, les jours et tems qu'il nous envoie ces dits bons Pères et Frères, et ne pouvons manquer avoir beaucoup de biens quand viennent scéans des fils de notre benoist Père Monseigneur sainct François. »

Cette servante de Dieu s'endormit paisiblement du sommeil des justes, le 24 juillet 1503, à l'âge de quarante-deux ans. Plusieurs miracles s'opérèrent sur son tombeau, et en 1839 le pape Grégoire XVI approuva le culte immémorial qui lui était rendu.

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Fondateur et Patriarche des Frères Mineurs des <'liirlsses el de rOnIre de la Pt^iilteiice

Résumer en quelques pages la vie de S. François d'Assise ; dans un cadre si restreint, faire un tableau fidèle et complet de ses vertus; raconter en si peu de lignes tant de faits étonnants et héroïques qu'on Veut lire tout au long pour en savourer la poésie naïve et pieuse : en quelques mots, redire les transports d'amour de ce Séraphin, ses hymnes brûlantes à sa dame la Pauvreté et ses conversations naïves avec son frère le loup, ses soeurs les tourterelles et toutes les créatures du bon Dieu ; rappeler même simplement les grandes œuvres qu'il a si solidement fondées, et qui sont ses trois Ordres admirables, sources fécondes et intarissables de sainteté pour les âmes et de force pour FEglise; grouper en si peu d'espace les traits innombrables de sa simplicité, de sa charité, de sa sublime folie : voilà une tâche que nous n'osons entreprendre, parce qu'elle nous semble impossible. Ce serait enlever à cette vie si originale, tout ce qu'elle a de ravissant dans sa simplicité subhme. Le Bréviaire lui-même, si fidèle, si complet et souvent si gracieux dans les abrégés qu'il donne de la Vie des Saints, a reconnu ici son impuissance et nous fait lire, le 4 octobre, un passage seulement de la Légende du Saint composée par saint Bonaventure.

Un génie toutefois s'est trouvé qui, plein d'admiration pour Celui qu'avec des millions de chrétiens, il appelle son Séraphique Père, nous a résumé sa vie en quelques traits puissants et a envoyé cet abrégé aux quatre coins du monde, afin de faire connaître saint François à tous les chrétiens et de le faire aimer de tous. Ce génie dont tous admirent l'élévation et vénèrent la divine autorité, c'est Léon XIIL Nous ne pouvons rien faire

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