JANVIER. — YEN. FRANÇOIS XIMENES
l'approchaient familièrement, recevaient de sa main leur nourriture et chantaient avec lui les louanges du Créateur. Il mourut à Lorenzana, le 10 janvier 15 18, et six ans après sa mort, son corps fut retrouvé intact et flexible comme s'il eût été vivant ; il n'était point étendu dans la position où il avait été placé, mais à genoux, la face tournée vers le Saint Sacrement, et ayant en ses mains la couronne de la sainte Vierge. En 1880, Léon XIII approuva le culte immémorial qui était rendu à ce serviteur de Dieu.
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Archevêque et Cardinal, Franciscain (1436-1517)
François Ximénès, une des gloires de l'Ordre Séraphique, naquit en 1436 à Torrelaguna, d'Alphonse Ximénès, serviteur dévoué du roi, et de Marie (zarzia, femme d'une grande piété ; elle parait avoir eu de Dieu le don de connaître l'avenir ; en effet son fils était petit enfant encore, que déjà on entendait sa mère répéter souvent : « Où est mon petit cardinal, faites venir ici mon petit cardinal. » Cet enfant, béni du ciel, devait un jour revêtir la pourpre des princes de l'Eglise.
Envoyé à Alcala, le jeune Ximénès y fit de brillantes études, et étonna plus d'une fois ses maitres par la sagacité de son esprit, et sa précision dans les questions philosophiques les plus obscures. Désirant se créer une position, il partit pour la ville éternelle en 1455. Là, Ximénès devint l'avocat du consistoire ; il montra tant d'éloquence dans cette position si difficile que le Pape lui promit, par une bulle, le premier bénéfice vacant dans l'archevêché de Tolède. De retour en Espagne, Ximénès demanda sa place à l'archevêque de Tolède qui le fit enfermer dans la tour du château d'Uzéda. C'est là qu'un prêtre, comme lui prisonnier, lui prédit sa grandeur future : « Mon père, réponditil en souriant, d'aussi tristes commencements ne présagent pas une pareille fin.w Six ans après, mis en liberté, il devint le grand vicaire de l'évêque de Siguenza. En peu de temps Ximénès sut gagner le respect et l'affection de tout le monde, tant par la dou-
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