JANVIER. ^ VÉN. FRANÇOIS XIMÉNÈS
et de toute religion, c'est là et non ailleurs qu'il faut chercher la démonstration du catholicisme et les raisons pour le défendre contre les attaques des impies ; voilà pourquoi j'ai tant désiré pendant toute ma vie et pourquoi je suis si heureux aujourd'hui de contempler l'achèvement de ce bel édifice. «
En l'année 1507, un bref du Pape nommait Ximénès Cardinal d'Espagne, en même temps qu'une lettre du roi lui conférait le titre de grand inquisiteur de Castille et de Léon. Nous ne suivrons pas notre illustre Cardinal, devenu régent du royaume d'Espagne, dans les affaires qu'il eut à régler, dans les dissensions qu'il eut à réprimer, dans les expéditions qu'il dut organiser contre les Maures ; le cadre de notre ouvrage ne nous le permet pas.
Cependant, le grand Cardinal, sentant tous les jours que sa mort approchait, ne songeait plus qu'à se préparer au grand pas sagt de l'éternité. Il montra au milieu de cruelles souffrances le courage d'un martyr et reçut avec piété le sacrement de l'Extrême-Onclion ; souvent il pressait sur son cœur un crucifix d'ivoire, en demandant à Dieu pardon pour ses péchés. Les assistants ne pouvaient retenir leurs larmes. Quelques minutes avant d'expirer, il murmura les paroles de David « Ayez pitié de moi Seigneur, car j'ai mis en vous mon espérance, » Il s'éteignit peu après dans le calme le plus parfait. Il était âgé de 90 ans.
Un mot suffit pour qualifier son rôle public : il fut le plus grand homme d'Etat que l'Espagne ait jamais possédé. Un seul mot suffît également pour caractériser sa vie privée : il demeura jusqu'au bout, disciple de François d'Assise, humble, pieux, austère, recherchant la solitude, tel enfin qu'il nous est apparu au début de sa carrière. L'histoire nous rapporte plusieurs traits qui nous font voir qu'il plaçait sa confiance, pour le gouvernement des affaires publiques, en Dieu seul. « Prier, disait-il, c'est gouverner. )) Quand il était en vnyage. il méditait souvent et ses médi tations avaient en général pour objet la Passion du Sauveur, dont il portait toujours, sur la manche de son habit, le signe rédempteur.
m^' ^(ê^t^j^' ^^t^)^ ^.^ia^ ^ééfe»i^ Wê
^ftc (lu (Triomphe du î. J^, ilom de ^csiu^
T Fac-sim>le de l'image t
X COMPOSÉE PAR S. BERNARDIN DE SiENNE W
Cette fête a pris naissance chez les Franciscains de l'Observance. Saint Bernardin de Sienne fut le promoteur de la dévotion au Nom de Jésus ; saint Jean de Capistran en fut le défenseur, saint Jacques de la Marche, le B. Mathieu, évêque de Girgenti, le B. Gabriel Ferretti, saint Léonard de Port-Maurice et un grand nombre d'autres saints religieux de l'Observance travaillèrent à l'étendre parmi les fidèles. .
Cette fête est appelée Triotnphe du Nom de Jésus, parce qu'en ce jour saint Bernardin de Sienne et saint Jean de Capistran remportèrent une victoire éclatante sur les adversaires de cette
mi ^^¥^^ ^^f?«fs m'¥»<t. m'\^^
ÎI4