JANVIER. — FÊTE DU TRIOMPHE DU T. S. NOM DE JÉSUS
dévotion. En 1427, une discussion mémorable eut lieu à Rome, en présence du Pape Martin V, entouré de tous les Cardinaux. Plus de soixante docteurs s'étaient chargés de démontrer que la dévotion au Nom de Jésus était entachée d'idolâtrie et devait être réprouvée par l'Eglise. Saint Bernardin de Sienne et saint Jean de Capistran confondirent leurs accusateurs et justifièrent si bien cette pieuse pratique que le Pape ordonna une procession solennelle dans Rome, en l'honneur du Nom Sacré de Jésus. La fête en fut établie dans l'Ordre en 1 530, et étendue à toute l'Eglise en 172 1.
Que les enfants de saint François invoquent souvent ce Nom béni ; ils y trouveront la source des joies les plus pures, le remède à tous leurs maux spirituels, et le soutien le plus inébranlable contre tous les assauts du monde et de l'enfer.
Une indulgence de 50 jours a été accordée par Pie IX à la récitation de cette prière de saint Jérôme Emilien : « Dulcissime Jesu, ne sis mihi judex, sed salvator. Mon très doux Jésus, ne soyez pas mon Juge, mais mon Sauveur. » Une indulgence de 100 jours à ceux qui récitent l'oraison jaculatoire si familière à saint Léonard de Port-Maurice : « Mon Jésus, miséricorde ! » Indulgence de 25 jours chaque fois que l'on invoque pieusement les saints noms de Jésus et de Marie.
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CAruciN, EvKi.iUK (1707-1792)
CTest le 10 mars, 1707, cjue naiiuil, à Sagoiicgro, au royaume de Naples, ce grand serviteur de Dieu. Il re(;ut au baptême le nom de Joseph ; son père Charles Molinari, homme vertueux, veilla sur sa première éducation avec le plus grand soin, et ses biographes nous rapportent que sa mère chrétienne, au cœur noble dans sa pauvreté, le conduisait souvent devant les images de Jésus et de Marie: « Mon fils, lui disait-elle alors, voici Jésus, ton véritable Père, sois-lui fidèle ; voilà Marie, ta Mère bienaimée, cherche toujours un refuge dans ses bras. »
L'enfant eut soin de pratiquer ces grandes vertus, il ne connut pas les écarts si communs à la jeunesse. Aussi est-ce avec bonheur et sans regret du passé, que, le 25 novembre 1730, à l'âge de 23 ans, Joseph revêtit les livrées séraphiques. 11 reçut en religion le nom de Nicolas ; dès lors il se mit à pratiquer toutes les vertus de son état avec une telle perfection, qu'au jour de sa profession, le P. Michel Ange de Mana, le Maître des novices, disait de lui : « Je n'ai jamais vu de novice aussi accompli.» Son ardeur ne devait pas se ralentir. Ses études terminées, il reçut l'onotion du sacerdoce avec une humilité admirable et, durant cinq ans, fut employé au ministère apostolique, au couvent de Lauria, distant de Lagonegro de quelques lieues seulement.
Il fut ensuite Maître des novices, puis Gardien à Lagonegro, sa patrie. Partout il prêchait d'exemple, il vivait de pain et d'eau, ne faisait qu'un repas, sa cellule n'avait ni chaise, ni table, il couchait sur la terre nue et travaillait à genoux. Aussi ses prédications portaient-elles des fruits merveilleux. Enfin, Dieu faisait descendre sur lui la rosée de ses faveurs célestes en lui accordant le don des miracles.
Un jour qu'il prêchait sur la place de Sizi, au diocèse de Tursi, le soleil dardait des rayons si ardents que ses auditeurs incommodés étaient forcés de se retirer. A cette vue, le Père Nicolas s'arrête, récite à haute voix un Ave Maria, et aussitôt un immense nuage s'étend comme un dais gigantesque au dessus de la foule émerveillée de ce prodige.
Un autre jour, les habitants de Castel-Sarrasin le supplient de leur obtenir de la pluie. — « Priez pour moi pendant trois
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