‹ Nos saintsChapitre 75 sur 105 · VEN. FRANÇOIS DE GHISONE · texte numérisé non relu

VEN. FRANÇOIS DE GHISONE

Ordres Mineurs il fut pris d'une maladie incompatible avec le ministère sacerdotal : l'épilepsie.

Que dirons-nous maintenant de ses mortifications? Les austérités de la Règle et les prescriptions plus sévères encore des couvents de retraite, ne pouvaient suffire à son ardeur. Jeûne continuel, veilles fréquentes, durs cilices, coups de discipline, il ne s'épargnait rien.

L'obéissance, ce nerf des institutions religieuses, était portée chez lui au plus haut degré. Un jour, son supérieur, pour éprouver sa vertu, fit allumer un brasier ardent et dit à notre Vénérable : '< Frère François, au nom de la sainte obéissance, je vous commande d'aller vous jeter dans le feu. » Frère François n'hésita pas un instant, et il allait se précipiter dans les flammes si les religieux, qui étaient présents, ne l'eussent retenu.

Tant de sainteté fut récompensée par des grâces extraordinaires. On raconte qu'il fut plusieurs fois ravi en extase devant un tableau de la sainte Vierge. On le vit quelquefois, au milieu des oraisons qu'il prolongeait pendant la nuit entière, environné de lumière, comme si un rayon de la gloire de Dieu avait rejailli jusqu'à lui. Il eut aussi le don des miracles. Sa seule présence rendit la santé à une jeune fille qui se mourait. Un autre jour, prenant dans ses bras un enfant boiteux, il le remit guéri entre les mains de son père.

Enfin pour cette âme d'élite, le moment d'échanger l'exil pour la patrie était arrivé. C'est le 28 janvier 1832, qu'elle s'envola vers le ciel. Voulant pratiquer l'obéissance jusqu'à son dernier moment, François ne rendit le dernier soupir qu'après en avoir reçu Tordre de son supérieur.

La S. Congrégation s'occupe actuellement de sa béatification et c'est une des premières causes qui vont être achevées en Cour de Rome.

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