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l-KiRE i.Ai, Franciscain (1729-1812)
Le B. Egide naijuit à Tarentc, province de Naples, de parents pauvres, mais vertueux. L'enfant grandit dans la piété et fit bientôt présager la sainteté éminente à laquelle il devait un jour arriver.
Répondant à l'appel divin qui le sollicitait, notre Bienheureux revêt bientôt l'habit franciscain, en <]ualité de frère lai. Dans la vie religieuse, Egide apparaît à ses frères comme un modèle accompli de toutes les vertus. Abandon filial au bon plaisir de Dieu, parfaite obéissance, austérités sans nom, pauvreté absolue, charité sans bornes envers le prochain, tendre dévotion envers Jésus-Hostie, sentiments d'amour et de confiance envers la Très Sainte Vierge : telles sont les vertus par lesquelles il édifia la ville de Naples pendant un demi-siècle. C'est dans cette ville en effet que se passa toute sa vie religieuse ; et qui dira jamais le nombre de pécheurs qu'il convertit en remplissant les humbles fonctions de portier et de (juêteur ? Le Seigneur se plaisait d'ailleurs à glorifier son serviteur par le don des miracles et de prophétie.
Si les limites de cette notice nous le permettaient, nous pourrions citer ici beaucoup de prodiges qui attiraient à lui des foules (jui l'accompagnaient partout dans .ses visites aux malades ; les rassemblements devinrent si fréquent.s, qu'ils éveillèrent l'attention de la police. Egide fut menacé d'un procès. « Un procès contre moi, dit-il, c'est contre vous qu'il faut intenter un procès pour tout le mal que vous faites dans le royaume. » Les juges se le tinrent pour dit.
Nous ne pouvons résister au plaisir de citer au moins quelquesuns des nombreux miracles opérés à Naples par notre Bienheureux.
Une marchande d'œufs, faisant sa tournée ordinaire, glisse et tombe avec tous ses œufs ; par bonheur le B. Egide passait par là et en voyant cette bonne femme pleurer sur la perte de ses œufs, il s'approche et lui dit : « Calmez-vous, bonne femme, ce n'est rien, ce n'est rien. » Il se baisse, prend deux coquilles, les joint ensemble et pose le tout dans le panier en disant : « En voilà
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(Trauôlation ^c 5. Bntoinc ^c IPaboue
Le vendredi, 13 juin 1231, vers le soir, saint Antoine rendait son âme à Dieu, dans un faubourg de Padoue, chez les Frères Mineurs qui desservaient le monastère des Clarisses, appelé VArcela. Il fut décidé que le corps serait transporté à Padoue même, pour être enseveli dans l'église Sainte-Marie, des Frères Mineurs, comme le Saint en avait témoigné le désir. La cérémonie fut fixée au mardi, 1 7 juin.