‹ Nos saintsChapitre 84 sur 105 · AVRIL. — B. JEAN DE PECKAM · texte numérisé non relu

AVRIL. — B. JEAN DE PECKAM

passion, moi qui demandais à mon Père de me l'épargner ? » C'en fut assez, Jean ne se plaignit plus. D'ailleurs, le nuage ne tarda pas à se dissiper, et son innocence reconnue, Nicolas III le nomma archevêque de Cantorbery et primat d'Angleterre. Le Pape déclarait dans une lettre écrite à ce sujet, qu'il élevait sur ce siège primatial, le Père Jean, à cause de sa science, de sa prudente maturité, de son rare mérite et de ses excellentes vertus, et qu'il espérait que ce choix serait agréable au roi d'Angleterre, ainsi qu'à tout le peuple au milieu duquel ce Père était né.

Notre Bienheureux eut surtout à cœur de faire revivre la pureté de la discipline religieuse; dans ce but il visita lui-même tous les monastères de l'Angleterre et réforma tous les abus qu'il rencontra, sans faire acception de personnes. Il fut aussi le champion infatigable des droits de l'Eglise : pour les revendiquer il ne recula devant rien, il n'hésita pas à lancer l'interdit contre les seigneurs et les pasteurs rebelles. Le roi Edouard lui-même ayant fait plusieurs ordonnances au préjudice des églises, l'archevêque lui écrivit pour l'en blâmer. Bien que repris souvent par le courageux prélat, le roi ne laissait pas de l'aimer, de l'estimer et de l'employer à des négociations difficiles.

D'ailleurs au milieu de ces agitations perpétuelles, il savait rester religieux édifiant, austère, pénitent, tout à tous ; il était le père des pauvres, il fonda même un beau collège pour les étudiants pauvres et acheva le Séminaire commencé par son prédécesseur.

Il aimait tendrement la Mère de Dieu et il contribua beaucoup à répandre sa dévotion dans toute l'Angleterre. Il avait un grand zèle pour l'entretien et l'ornement de la maison de Dieu. Sa science était remarquable, ainsi qu'en témoignent ses nombreux écrits.

Harpsfeld, célèbre écrivain anglais, déclare que parmi les successeurs de Jean, il n'en est peut-être aucun qui l'ait égalé en science et en vertus épiscopales.

Il mourut, plein de jours et de mérites, en 1292, après treize ans d'épiscopat. Des miracles s'opérèrent par son intercession.

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Le \'én. FrancjOis de (ioiizague naquit à Gazzolo, près de Manloue, en l'année 1546, de Charles de (ionzague, seigneur de Gazzolo et prince du Saint- Empire, et d'Emilie de (ionzague Boschetti ; il recjut au baptême le nom d'Annibal.

Dès sa plus tendre enfance, on remarqua en lui une grande charité pour les pauvres et un attrait marqué pour la prière, pour laquelle il laissait volontiers les amusements de son âge. A neuf ans, ayant perdu son père, il fut confié au cardinal Hercule de (ionzague, qui lui fit faire ses études. Deux ans après, le jeune prince fut envoyé à la cour de Philippe II, roi d'Espagne et des Pays-Bas, où il termina ses études avec le plus grand succès. Au lieu de porter atteinte à son innocence, ce séjour, d'ordinaire si plein de périls, fit ressortir la solidité de sa piété et de ses vertus. Ce fut là même, que Dieu lui parla et l'attira à l'Ordre de saint François.

Mais ce ne fut pas sans avoir eu à lutter fortement contre toutes sortes d'obstacles, que le jeune Annibal put enfin réaliser le vœu de son cœur, en revêtant les livrées séraphic^ues et en changeant son nom pour celui de François.

Jamais novice n'entreprit l'œuvre de sa perfection avec plus de ferveur et n'y fit des progrès plus rapides ; il devint le plus humble, le plus pénitent et le plus amateur de la pauvreté, en même temps qu'avide de silence, de retraite et d'oubli. Il fit un jour cette belle réponse à son cousin, vice-roi de Valence, qui s'offrait de lui procurer ce dont il aurait besoin : « Un F>ère Mineur qui a une aiguille, du fil et quelques morceaux d'étoffe pour raccommoder son habit, ne manque de rien. »

Une fois prêtre, il est rappelé en Italie, et bientôt il est nommé lecteur en théologie au couvent de Mantoue, puis Définiteur, et enfin Provincial en l'année 1576.

Pour imiter saint François et se corformer à la Règle, il se considérait comme le serviteur de ses frères, et bien que supérieur, il ne craignait pas de travailler comme un simple frère.

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152 30 AVRIL. — VKN. FRANÇOIS DE GOXZAGUE

et même de prendre la besace pour aller mendier le pain de la communauté.

En 1579, François de Gonzague, malgré les résistances de son humilité, fut nommé Ministre-Général ; il avait alors 33 ans. Digne successeur de saint François et de saint Bonaventure, il s'appliqua à maintenir l'intégrité de la Règle et de la Pauvreté séraphique. Dans la visite qu'il fit de toutes les Provinces de rOrdre, il allait toujours à pied, malgré les rigueurs des saisons et pratiquant toujours ses austérités ordinaires.

Ce fut pendant ces voyages, que le serviteur de Dieu rencontra saint Louis de Gonzague, son cousin, qu'il confirma dans son projet d'entrer dans la Compagnie de Jésus. Après la mort de saint Louis de Gonzague, François de Gonzague travailla activement à sa canonisation et le donna comme patron à la ville de Mantoue, sa ville épiscopale.

En effet, après avoir refusé plusieurs archevêchés et même le cardinalat, pendant qu'il goûtait les douceurs de la retraite, après Texpiration de son généralat, Sixte-Quint l'avait nommé évêquê de Ofalu, puis transféré à Mantoue.

La dignité épiscopale ne changea rien à son genre de vie, toujours aussi pauvre, aussi pénitent, aussi fidèle à tous les points de la Règle. •

Nous ne pouvons nous étendre ici sur ses vertus épiscopales, qu'il nous suffise de dire que François de Gonzague fut à Mantoue ce que saint Charles Borromée fut à Milan. On ne l'appelait que le saint évêque. A sa mort le pape Paul V s'écria : " C'était un grand serviteur de Dieu ; le vrai miroir et l'éclatant modèle de tous les prélats delà sainte Eglise ! » Ce fut à l'âge de 74 ans ' (]u'il s'endormit doucement dans le Seigneur, embrassant avec amour le crucifix, le 1 1 mars 1620.

Après sa mort son visage parut transfiguré, et son corps, exposé plusieurs jours, conserva avec la chaleur naturelle la flexibilité et exhala une odeur très suave.

Les nombreux miracles qui permirent l'introduction de la cause justifient le titre de Vénérable, donné au grand serviteur de Dieu.

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Christophe avait déjà vingt-quatre ans, lorsqu'un jour, s'entretenant avec quelques amis sur des sujets de piété, il rencontra deux Frères Mineurs. Sur l'invitation qu'ils lui en firent, il se rendit le lendemain matin au couvent de Lodi et y reçut l'habit de saint François, peu de jours après.

Il fit de rapides progrès dans le mépris de lui-même et dans les voies de la perfection ; l'oraison mentale faisait ses délices ; sa douceur était inaltérable; les occupations les plus viles étaient l'objet de ses préférences.

11 est inutile de parler de ses mortifications, qui n'étaient jamais assez dures pour sa ferveur. Que dire de son obéissance ? L'amour spécial qu'il avait pour cette vertu, fut cause que ses supérieurs le chargèrent, à diverses reprises, de missions difificiles; car ils savaient que cet amour de l'obéissance donnait des ailes à Christophe.

Les injures et les humiliations ne lui furent point inconnues, mais, se considérant comme un pécheur indigne, il s'imaginait que tous les hommes devaient le mépriser et le haïr.

Il méditait presque toujours sur les souffrances de Notre-Seigneur, et sur la douleur que ressentit sa sainte Mère au pied de la croix. Il croyait les voir, pendant qu'il servait la Messe, de sorte que, fondant . en larmes, il portait les prêtres eux-mêmes à la piété. Cette dévotion pour la sainte Vierge fut dignement récompensée ; car, pendant ([u'il était retenu à Milan, dans son lit, par une forte fièvre, Marie lui apparut et le guérit en un instant. Souvent on le trouva au chœur plongé dans le ravissement et goûtant une céleste douceur.

Les péchés des hommes lui faisaient verser d'abondantes larmes, et, pour obtenir leur conversion, il se condamnait à d'austères pénitences. Il parlait souvent des souffrances que le Fils de Dieu a endurées pour notre salut, et bien des fois ses pieuses exhortations amenèrent les pécheurs à se corriger. Ses supérieurs, connaissant son zèle, l'envoyaient souvent visiter les malades, et pour les préparer à la mort, il passait les jours et les nuits

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3 MAI. — V?:N. JEANNE DE l.A CROIX

à côté deux ; quelquefois il obtint leur guérison par ses prières. Le B. Christophe fut favorisé du don des miracles et de prophétie. Le concours des peuples à son tombeau est toujours considérable et la confiance des fidèles obtient tous les jours des prodiges. Son culte a été approuvé par Léon XIIL

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ViERCE, Df Tiers-Ordre Réuiiier (1481-1534)

Née à Hazanna, entre Madrid et Tolède, Jeanne reçut, dans ses jeunes années, des faveurs singulières, qui annonçaient les desseins de Dieu sur elle. L'Enfant Jésus lui apparut fréquemment, et la pieuse fille s'imaginait que tous les hommes le voyaient comme elle. Elle s'appliquait déjà avec ardeur à la prière et s'adonnait à la pratique d'une rude mortification. Longtemps, elle sollicita de son père la permission de se retirer dans un monastère, mais en vain. Cependant, un jour, après avoir imploré le secours de Dieu, Jeanne se déguise sous un habillement d'homme, afin de gagner le monastère du Tiers-Ordre Régulier de Cuba. Le démon essaie de dresser des embûches sur sa route, mais l'ombre du Tout-Puissant la protège. Elle est reçue parmi les religieuses et, un an après, est admi.se à la profession.

La croix est la pierre de touche de la vertu : Jeanne dut donc aussi passer par le creuset des souffrances. Une voix, que les autres religieuses entendirent, lui dit un jour: "Je veux montrer en vous ce que peut souffrir la faiblesse humaine fortifiée par la grâce ; votre corps sera un tableau vivant des supplices les plus variés, et votre âme deviendra un champ de bataille sur lequel les puissances de l'enfer se livreront de durs combats. C'est ainsi que vous mériterez la couronne que je réserve à ceux qui ont bien travaillé. » C'était le Saint-Esprit qui parlait et il accomplit ses desseins.

Jeanne fut tourmentée par d'horribles souffrances. Ses bras étaient disloqués, tous ses membres rompus. Les douleurs devin-

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ront si vives (jue la pieuse servante de Dieu ne pouvait s'empê cher de se plaindre et de |)ousser des gémissements ; ses jambes se rétrécirent et se courbèrent à un tel point (ju'il lui fut impossible de les allonger ; ses mains enflèrent et ses doigts devinrent d'une sensibilité si grande qu'elle ne pouvait porter aucune nourriture à sa bouche. Souvent elle ressentait des douleurs cuisantes et des douleurs d'entrailles et d'estomac insupportables. Ces maladies durèrent cjuatorze ans.

Les démons eurent pouvoir d'ajouter leurs vexations au martyre de Jeanne. Souvent ces esprits pervers venaient l'arracher de son lit et la flageller avec une telle violence, (ju'on voyait, pendant longtemps, sur elle la trace de leurs coups. Un jour, elle vit le couvent rempli d'une foule de démons qui, sous la figure d'animaux inimondes.et;.effrayartts, faisaient du monastère un véritable enfer.

A ses maladies et à ses luttes contre les démons, s'ajoutèrent encore des épreuves diverses, (}ui mirent au jour la profondeur de son humilité et l'étendue de sa patience.

Cependant, dans toutes ces tribulations, le divin Maître ne laissa pas sans consolations sa servante fidèle. Ses extases et ses ravissements étaient fréquents ; elle parlait alors diverses langues avec une rare perfection et donnait des instructions aux personnes présentes. Une religieuse, nommée Marie Evangélista, écrivit soixante et onze de ses discours, qui remplissent sept cent trente-trois pages. Ce livre, examiné par un inquisiteur de la foi, fut trouvé pur de toute erreur. l'^anc^ois de Torrès, célèbre prédicateur en Espagne, ainsi que d'autres prédicateurs de l'Ordre, l'ont eu en grande estime.

Jeanne rendit son dernier soupir tandis qu'elle était plongée dans un profond ravissement. Une odeur suave s'exhala de son corps et de ses vêtements. Sept ans après sa mort, un doux parfum, qui s'échappait de sa tombe, décida les religieuses à la faire exhumer. Le corps de Jeanne, qui avait été enseveli sans cercueil et recouvert d'une forte couche de chaux, fut retrouvé intact, tandis que les autres cadavres étaient consumés.

La Vén. Jeanne opéra un grand nombre de guérison.s, et ces miracles augmentèrent de plus en plus la vénération qu'on avait conçue pour elle ; les cortès espagnoles, réunies en 1615, votèrent 4,000 ducats pour subvenir aux frais de sa béatification. En 1622, le Pape fit faire les dernières enquêtes, dont les conclusions favorables furent approuvées par une assemblée de cardinaux. Tout paraissait terminé, quand tout à coup, cette affaire fut abandonnée ; on essaya vainement de la reprendre en 1650, jamais elle ne fut achevée. Néanmoins la réputation de la sainte religieuse n'a pas diminué, on continue à visiter son tombeau

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K. AGNEI.I.O DE l'ISE

comme par le passé : on s'y rend en pèlerinage, non seulement, de toute l'Espagne, mais encore des contrées lointaines, et le jour de sa fête, Cuba et les villages voisins regorgent d'étrangers qui viennent l'invoquer.

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Agnello, de la noble famille des Agnelli, naquit à Pise vers la lin du douzième siècle et devint, jeune encore, l'un des premiers, compagnons de saint François. Le Bienheureux Père lui donna lui-même l'habit à Pise en 121 1, et il ne tarda pas à l'avoir en grande affection, pour ses progrès dans la vertu et son mépris des vanités du monde. Dès Tannée T216, il l'envoya en France pour établir à Paris un couvent de l'Ordre ; il en fut le premier Gardien. En 1219, il quitta Paris pour aller en Angleterre rem- . plir la même mission. Il y arriva en 1220 avec le B. Albert de Pise qui devait être plus tard Général de l'Ordre. Ils passèrent successivement à Cantorbery, à Oxford, puis à Abingdon. Un miracle signala leur arrivée en cette dernière ville : un jeune moine leur ayant donné l'hospitalité, contre la volonté de son prieur, Notre-Seigneur, en compagnie de saint François et de saint Benoit, daigna lui apparaître pour l'en féliciter. Le roi Henri III en ayant eu connaissance, voulut voir les deux frères. Il leur donna ensuite une maison pour y établir un couvent de l'Ordre, où plus d'une fois il vint passer quelques jours tranquilles, loin du monde et des flatteries de sa cour. C'est le premier couvent de Frères Mineurs qui fut fondé en Angleterre, d'autres suivirent. Les vocations se multipliant, le B. Agnello fut nommé Provincial et imposa l'habit franciscain à l'Archevêque d'Oxford qui déposa la croix et la mitre pour prendre les livrées de la pauvreté.

Cependant notre Bienheureux parcourait le royaume, multipliant les couvents de l'Ordre, et les peuplant de frères savants et pieux, avides d'entendre et de prêcher la parole de Dieu. De retour à Oxford, il s'adonna tout entier à l'étude des livres saints,

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II MAI. — B. THOMAS ILLYRlfUS 357

^ il discutait les toxtes avei- des disciples ardents et infatigaldes

n comme lui. C'est là l'origine de l'Académie d'Oxford. Il s'atta-

^ clia aus-i à répandre et à faire praticjuer la Règle de l'Ordre

^^{\ Séraplii lue. t|ui venait d'être publiée avec l'autorisation du l'ape

' (îrégoire l.\.

• Agnello avait su conquérir, en Angleterre, l'estime et le res-

j^ pect de tous. Il mourut le 12 mars 1233, en grand renom de

^ sainteté, et sa mort fut l'occasion de plusieurs miracles.

-.^ Il fut enseveli avec de grands honneurs dans la chapelle d'Ox-

j^ ford. Quelques années plus tard, (juand les frères voulurent

■^ transi)orter son corps dans un tombeau jwrticulier, il s'en exhala

un parfum céleste, signe de sa sainteté et de la gloire dont

l )ieu l'avait revêtu dans le séjour des Bienheureux.

Le Souverain Pontife Léon XIII a confirmé son culte et a autorisé l'Office et la Messe composés en son honneur, pour le

'^i diocèse de Pise.et pour tout l'Ordre Séraphitiue.

Pkktke, Franciscain

Thomas, originaire dOsimo, dans la Marche d'Ancône, entra ' dans rOrdre Séraphique, à l'époque où les disciples de saint !5^| Bernardin de Sienne et de saint Jean de Capistran, jetaient un ^ vif éclat en Italie, par leurs brillantes prédications. C'est à leur ■^ école que Thomas se forma à l'apostolat. Dès qu'il eut ter- 4* miné ses études théologiques, ses supérieurs appréciant son zèle, ses vertus, sa rare doctrine, lui confièrent la charge de prédicateur général. Alors s'ouvre sa carrière de reformateur et de missionnaire ; l'Italie, le Piémont, la France surtout sont successi- ^ vement le théâtre de son zèle apostolique. « Le fervent et évanj^i gélique prédicateur, Thomas Illyricus, dit Wadding, évangé- " lisa presque l'Europe entière ; il séjourna surtout en France et ^^1 prédit clairement toutes les calamités que le torrent de l'hérésie allait amener sur cette nation. Là où sa parole se faisait entendre, un changement subit s'opérait dans les mœurs : les divertis-

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