‹ Nos saintsChapitre 86 sur 105 · MAI. — VEN. MARIE D AGREDA · texte numérisé non relu

MAI. — VEN. MARIE D AGREDA

envoie elle-même, secours qui vient à propos et dont nous avons besoin dans ces derniers temps, pour une plus ample instruction des fidèles, pour le soutien de son culte, et pour la confusion de ses ennemis. «

Cette forte note ^extraordinaire et certaines causes plus ou moins extrinsèques qu'il nous serait trop long de rapporter, expliquent très suffisamment les vicissitudes diverses par lesquelles cet ouvrage a dû passer.

En 1680, le Pape Alexandre VIII en permit la lecture : vivœ vocis oraculo :' la mort l'empêcha d'en porter le décret. En 1681, le 4 avril, la Sacrée Congrégation de l'Index censura ce livre : mais bientôt après. Innocent XI donna un bref par lequel il suspendait la censure. En 1694, la Sorbonne de Paris, qui était à cette époque la fidèle servante du roi, et la plus haute personnification scientifique des malheureuses tendances jansénistes et rationalistes du pays, intervint au nom de l'esprit national, condamna comme faux et contraires à la doctrine de l'Eglise quelques articles de cet ouvrage : mais le 19 août 1697, les Universités de Salamanque et d'Alcala, affirmèrent que la défense du Franciscain Gabriel de Xoboa renversait la censure de la Sorbonne avec autant de modestie que de succès. En 1704, Clément XI défendit expressément de mettre la Cité mystique à l'Index, et malgré les assertions contraires, elle n'y a jamais été mise ni avant, ni après ce Pontife. En 1713, l'évêque de Cénédo interdit la lecture de ce livre, et le 15 septembre de la même année, la Sacrée Congrégation du Saint-Office lui ordonna de retirer cet interdit. Le 20 juillet 1715, l'Université de Louvain examina à son tour cet ouvrage et se déclara hautement en sa faveur. En 1729, Benoit XIII, par son décret du 20 mars, permit de retenir et de lire la Cité mystique. En 1768, Benoit XIV donne une longue Bulle dans laquelle il en fait un éloge pompeux. En 1771, Clément XIV, par son bref du 11 mars, déclara que cet ouvrage est vraiment de la servante de Dieu, Marie de Tésus d'Agréda. Enfin, Dom Guéranger, dans une magistrale série d'articles parus, en 1858, dans \ Univers, a fait de notre Vénérable, une apologie remarquable, qui aux yeux de certains connaisseurs est une de ses plus vigoureuses démonstrations.

Après avoir écrit ce bel ouvrage, Marie d'Agréda continue comme auparavant à mener une vie toute de prières et de bonnes œuvres. Dans la charge d'abbesse, comme dans les plus bas offices, elle se montre toujours religieuse modèle, digne de saint François. Aussi, le jour de la Pentecôte, 1665, elle s'endormit très paisiblement dans le Seigneur. La cause de sa béatification est, depuis très longtemps, en cour de Rome.

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Le B. Clérard naquit au château de Lunel, diocèse de Montpellier, où son grand-[)ère maternel, Raymond (lausselin, baron de Lunel, avait eu le bonheur de donner l'hospitalité à saint Fran(;ois.

L'enfant fut merveilleusement prévenu de la grâce divine ; à peine âgé de cinq ans, il sollicita avec instance l'habit du Tiers- Ordre, qui lui fut accordé. Sa jeunesse, passée dans les exercices de la prière et de la pénitence, fortifia encore cette ferveur précoce.

A dix-huit ans, saisi d'un vif attrait pour la solitude, il quitte furtivement le manoir paternel, accompagné de son jeune frère Efifrenaud, digne émule de ses vertus. Deux cavernes solitaires leur servirent d'abri, et leurs âmes ne voulurent plus goûter que Dieu, la pénitence et l'oubli des hommes. Mais, quelques miracles opérés par (iérard attirèrent bientôt en foule les populations environnantes avec leurs affligés et leurs malades.

L'humilité des pieux solitaires s'alarma de ce concours ; ils résolurent de quitter le pays et se rendirent à Rome pour aller de là à Jérusalem. Ils voyageaient à pied, en demandant l'aumône, à la manière des pèlerins. Cependant, (îérard ne devait pas voir la Terre-Sainte. Epuisé par la marche, il fut forcé de s'arrêter dans une chaumière déserte, sur le territoire de Monte-Santo, et pendant que son frère allait chercher du secours, le Bienheureux rendait sa belle âme à Dieu, c'était le 24 mai 1299 ; il n'avait pas encore vingt cinq ans.

Les cloches de Monte-Santo sonnèrent d'elles-mêmes pour annoncer le trépas du serviteur de Dieu. Le B. Crérard fut enseveli en ce lieu, et sur son tombeau, on construisit une chapelle qui subsiste encore. On l'invoque surtout contre l'épilepsie. Les Souverains Pontifes ont approuvé le culte qui lui est rendu, et sa fête se célèbre dans les diocèses de Fermo et de Montpellier.

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Saint François d'Assise s'était endormi du sommeil des justes dans l'humble Sanctuaire de Ste Marie-des-Anges, le 4 octobre 1226. Aussitôt après sa mort, son corps fut embaumé et le cœur en fut retiré pour être conservé à Ste Mariedes Anges, selon le désir qu'il en avait lui-même exprimé. Ses précieux restes furent ensuite solennellement transférés à Assise et déposés dans l'église St-Georges. Ce fut la première translation.

Le 16 juillet 1228, le pape (Grégoire IX se rendit à Assise et, dans cette même église, il promulguait le Décret de canonisation du Séraphique Patriarche, en présence du Sacré Collège et d'une foule immense de peuple. Le lendemain, il posait la première pierre de l'église destinée à recevoir le tombeau du Saint.

Saint François avait désiré être enseveli sur la colline d'Enfer, lieu destiné au supplice des malfaiteurs ; son vœu fut exaucé, mais non comme il l'avait souhaité. Aidé du concours des princes et des peuples chrétiens, Grégoire IX fit construire dans ce lieu qu'il nomma la colline du Paradis un de ces édifices que les siècles de foi seuls sont capables d'élever à la gloire des serviteurs de Dieu. Les travaux furent poussés avec tant d'activité, qu'au bout de deux ans l'église fut terminée et la cérémonie de la translation du corps de saint François fut fixée au 25 mai de l'année

Grégoire IX, que les affaires de l'Eglise avaient empêché de venir présider cette fête, envoya trois légats pour le représenter ; deux mille Frères Mineurs étaient accourus de toutes les Provinces pour assister à la glorification de leur Père ; d'autre part, le concours des pèlerins fut si considérable qu'il fallut dresser des tentes en pleine campagne pour les abriter pendant la nuit. Toutefois un incident troubla cette imposante manifestation, au moment le plus solennel. Au cours de la procession, les habitants d'Assise, ayant remarqué un mouvement dans la foule, craignirent de se voir enlever leur trésor. Ils se précipitèrent sur le

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char, se saisirent du saint corps, entrèrent dans l'église, lirnic rent les portes et placèrent le sacré dépôt dans le lieu où il devait être mis, sans qu'il lût permis aux prêtres, aux religieux et au peuple de lui rendre aucun honneur. C'était du zèle, mais non un /èle selon la science. C"e fut la seconde translation.

C'et événement avait jeté un voile mystérieux et impénétrable sur la vraie position du corps de saint François. En 1818, le pape Pie VII jjermit de faire des recherches sous le maîtreautel. Le travail fut entrepris en secret, prolongé pendant cinquante-deux nuits, et poussé avec une vigueur incroyable. Après avoir brisé et rompu des roches, des massifs, des murs, on trouva une grille en fer qui renfermait un squelette humain, couché dans un cercueil de pierre, d'où s'exhalait une odeur très suave. Le Souverain Pontife délégua les Evêques d'Assise, de Nocera, de Spolète, de Pérouse et de Foligno, pour en faire l'examen juridique et en constater l'authenticité ; puis conformément au décret du Concile de Trente, il nomma une commision de cardinaux et de théologiens et, le 5 décembre 1820, il put déclarer par un bref que « ce corps était véritablement le corps de saint François d'Assise, le fondateur de l'Ordre des Frères Mineurs. »

Plus de six siècles se sont écoulés depuis la mort de l'humble serviteur de Dieu, et son nom n'a rien perdu des respects et de la vénération des hommes, il survit à toutes les agitations dont le monde est troublé. François a choisi pour son partage la croix et la croix seule, et en sa personne s'accomplit sans interruption la parole du Maître « Ce/ui qui s'abaisse sera élevé. »

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Frkre Lai, Caitcin (■7S7)

Frère Félix naquit à Nicosie, dans le diocèse de Messine, en Sicile. Encore enfant, il aimait à entendre la messe dans le couvent des Capucins, et les mœurs austères et humbles, les vertus modestes et secrètes des bons religieux avaient vivement frappé sa jeune imagination. Il soupirait après le jour où il pourrait revêtir leur habit d'étoffe grossière, marcher nu-pieds, et se consacrer sans réserve au service de Uieu et du prochain.

Admis paniii eux, il fut chargé, après son noviciat, de l'ofïîce de frère quêteur. Félix s'ajjpliqua à éteindre dans son cœur les affections mondaines. Ce (ju'il aimait, ce qu'il recherchait, c'était la solitude et le silence, (^uand il pouvait s'enfermer dans sa jK cellule et méditer, au pied de son crucifix, sur les douleurs delà |q^ Passion du Sauveur et l'ingratitude des hommes ; quand il con- !^ templait, avec les yeux de la pensée, la divine Mère prosternée ;gl .sur le Calvaire, il était heureux. Et certes, quelles amours ter- j^ restres peuvent être comparées à celles-là ?

Sans cesse, la nuit et le jour, la pensée du frère Félix est avec Dieu. Il parle peu, ne répond (jue par des monosyllables ; il ne vit pas, à ce qu'il semble, de la vie. de ce monde : mais il habite déjà dans le ciel et se mêle aux chœurs des Anges. Cependant, chose merveilleu.se, jamais un de ses supérieurs ne lui donna un ordre, sans qu'aussitôt il l'entendit et l'exécutât. Si abîmé qu'il fût dans son extase et absorbé par sa prière, il devinait au moindre geste l'intention du (iardien, et, comme mu par un ressort, il se levait et marchait. C'est qu'il avait au plus haut degré le culte de la sainte obéissance, qui est la première vertu des parfaits religieux : comme le saint patriarche d'Assise, il était convaincu que c'est l'une des conditions sans lesquelles on n'obtient rien de durable, on ne fonde rien de solide.

Il avait aussi, en même temps, le culte de l'humilité. Ses supérieurs, ses frères eux-mêmes, se plaisaient à lui imposer des mortifications continuelles : il les subissait sans murmure, allait ^ même au-devant. ^

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I )ieu ne laissa pas sans récompense la vertu de son serviteur. 11 le iavorisa du don de prophétie, de celui de guérir les malades, et de la gràie do l'extase, en attendant (ju'il lui donnât de jouir de l'extase éternelle dans le sein de l'immortelle leiicité.

II a été héatilié en i<SSS, le 3 février.

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B. ipicrrc ^'B^aoon

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Pierre, fils de Jacciues II, roi d'Aragon, était par sa mère le neveu de saint I^ouis, évêcjue de Toulouse. Jeune encore, il épousa la princesse Jeanne, sœur du comte de Foix, dont il eut quatre enfants. Ses brillantes qualités lui valurent les plus hautes dignités du royaume, mais ces honneurs, dont on le couvrait, ne suffisaient pas à satisfaire son grand cœur, il avait hâte d'être délivré du monde pour se consacrer à Dieu. Tous les jours il invoquait le ciel à celte intention. Or, un jour le saint évèque Louis, .son oncle, lui apparut avec ciuehjues Frères Mineurs et lui ordonna de faire son salut sous la Règle de saint François. (^)uel(iue temps après, le prince partagea, entre ses trois fils, ses biens et ,ses domaines, et sa femme étant morte, il s'en fut recevoir l'habit de l'Ordre Séraphitiue, en 1358, au couvent de Barcelone.

Devenu, par ses vœux, humble fils de saint François, il oublia ses dignités passées, s'applit|ua à l'étude avec ardeur et devint un profond théologien et un prédicateur distingué. Les progrès dans la vertu ne furent pas moins rapides ; aussi le vSeigneur trouva bon de lui faire certaines révélations, (^uand Urbain V fut élu pape, Jésus chargea notre Bienheureux d'aller lui porter ces paroles : « Il plait à l'Eternel que le premier de ses serviteurs sorte d'Avignon et retourne à Rome. » Pierre obéit, et quelque temps après, Urbain \^ ([uittait Avignon et rentrait dans la ville du Prince des Apôtres. Trois ans plus tard, le pape, étant retourné à Avignon, malgré les avertissements de notre Bienheureux, il y mourut dans l'exil et dans la solitude.

Ce saint religieux mourut en 1380, à Valence en Espagne.

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Prêtre, Franciscain (1330)

Ce serviteur de Dieu naquit à Montepulciano, en Toscane, de la noble et riche famille des Pucci Franceschi. Il était engagé dans les liens du mariage et père de nombreux enfants, lorsque le Seigneur lui inspira de se consacrer à son service dans la vie religieuse. Docile à Tappel de Dieu, notre Bienheureux pourvut à l'avenir de sa famille, et, du consentement de son épouse, il entra chez les Frères Mineurs établis dans sa ville natale. Le Seigneur allait récompenser par des grâces signalées la générosité d'un tel sacrifice.

Engagé dans la voie de la perfection évangélique, le B. Barthélémy devint un modèle accompli de toutes les vertus. Pendant ses oraisons, il était souvent ravi en extase, son visage était environné d'une lumière céleste et son âme tout embrasée du feu du divin amour.

Plein de mépris pour lui-même, il ne consentit à être élevé au sacerdoce que sur l'ordre exprès de ses supérieurs ; son amour des humiliations lui inspira quelquefois de contrefaire l'insensé afin de devenir l'objet de la risée publique. Sa charité pour le prochain, et pour les pauvres en particulier, fut sans bornes : à sa prière, Dieu multiplia souvent la nourriture, soit en faveur des indigents, soit en faveur de la communauté. Les saints Anges, et la Très Sainte Vierge elle-même, lui apparurent quelquefois sous la figure des pauvres qui venaient solliciter sa charité.

Le B. Barthélémy s'endormit du sommeil des justes, vers l'année 1330. Léon XIII a approuvé, en 1880, le culte immémorial qui lui était rendu et a permis à l'Ordre de saint François de célébrer sa fête.

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Vcn. J^lovida tfcvoli

VlKKCK, C'aI'IK INK (1685 1767)

■^ Morida naquit à Pise, et recrut au baptême les noms de

■^ Lucrèce-Hélène. Dès ses plus jeunes années, elle mérita, par ses •V^l vertus précoces, d'être appelée l'ange de Pise. Elle était d'une beauté merveilleuse : mais cette beauté faillit la perdre. Comme un jour elle s'admirait elle-même dans son miroir, elle aperçut ■^^i tout-à-coup à côté de sa figure souriante de vanité, le visage .:^; • affligé de la Vierge Marie, qui lui dit : « Eh ! quoi ! vas-tu céder '^ au démon ? La beauté du corps n'est rien, au ciel on ne tient "^ \ compte que de la beauté de l'âme. «

I C'en fut assez; à quelque temps de là, elle recevait le voile des

i Capucines ; après un noviciat exemplaire, elle fit ses vœux et

5^(1 changea son nom contre celui de Florida, elle avait 19 ans.

■f^, Dès lors l'humilité, la pauvreté, l'obéissance brillèrent d'un

>5^ éclat surprenant dans toute sa vie ; aussi en 1727, après la mort

de sainte Véronique Giuliani, fut-elle élevée à la dignité d'abbesse.

; Ce lui fut une raison pour s'humilier et se mortifier davantage.

■^^j « Puissé-je souffrir beaucoup en cette vie ! ce me sera une garan-

::^j tie que je serai heureuse dans l'autre. « — « Heureux ceux qui

•^1 souffrent, répétait-elle souvent, parce qu'il seront consolés. » La

■«^1 consolation, pour elle, était la sainte communion. — Elle en

était toujours avide ; pour la récompenser, le Divin Jésus lui

accorda le don des miracles et de prophétie. Un jour entr'au

^^i très elle dit à une de ses religieuses : « Préparez-vous à la mort,

::^[ votre heure est proche.» — La religieuse de répondre: « Dieu seul

le sait. )) — « Préparez-vous à la mort, reprend Florida, demain

nous prierons pour vous. « En effet, elle mourut le jour même.

Enfin la bienheureuse servante du Seigneur, pleine de mérites

et d'années, s'endormit elle-même dans le Seigneur le 12 juin

1767, entourée de ses sœurs qui priaient auprès de son lit et

versaient des torrents de larmes. L'une d'elles prétendit avoir vu

son âme s'élever au ciel, sous la forme d'une colombe blanche

et immaculée.

i Son procès de béatification est commencé.

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Prktrk, Franciscain (1502)

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Le bienheureux Père Olivier Maillard naquit en Bretagne. Il ^^ étudia la théologie à Paris et plus tard occupa avec éclat une ^ chaire en Sorbonne. Il passait pour être un éloquent prédicateur : mais il est encore plus célèbre par ses vertus et la sainteté de sa vie.

Olivier Maillard fut cinq fois provincial dans différentes provinces, et à trois reprises, il exerça la dignité de vicaire général de '^ rOrdre en Espagne, en France, aux Pays-Bas et en Allemagne. Son séjour de prédilection était le couvent de Malines aux Pays-Bas.

Charles VIII, roi de France, professait pour ce saint homme la plus grande estime, et cest à sa prière, qu'il se décida à rendre à Ferdinand, roi d'Espagne, la ville de Perpignan, et le comté du Roussillon. Le pape Innocent \'III le chargea de négo- ^ dations importantes.

Par son zèle et sa prédication populaire, Olivier Maillard eut une grande influence sur son temps, et son nom se trouve mêlé aux événements politiques et religieux de Thistoire de France du XV' siècle.

Olivier parait avoir reçu de I )ieu le don de prophétie, et l'on | a conservé quelques-unes de ses prédictions. Après avoir con- | y^ tribué au développement de l'Ordre Séraphitiue jjar l'habileté '^ avec lacjuelle il exerça ses dignités de provincial et de vicaire |,^ général, il mourut, riche de vertus, au couvent de Toulouse, le j^^ 13 juin 1502. '^

Sa mort tut le signal et 1 occasion de beaucoup de nin-acles et, en 1 508, le chapitre général de Barcelone ordonna (jue son corps serait exhumé et placé dans une chapelle à lui consacrée. On célébrait autrefois, le vingtième jour de juin, au couvent ^ de Toulouse, l'anniversaire de la translation de ses précieux restes.

Il n'a pas cependant de culte reconnu par l'Eglise.

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