‹ Nos saintsChapitre 9 sur 105 · ARS. — SAINT JEAN-JOSEI'H DE LA CROIX · texte numérisé non relu

ARS. — SAINT JEAN-JOSEI'H DE LA CROIX

quelque abricot pour sauver cette pauvre femme et l'âme de son enfant? » Le Frère n'avait pas grande confiance, il prit néanmoins ces branches et les planta dans un pot à fleur, qui se trouvait sur la fenêtre de la cellule du Saint ; le matin, on les trouva couvertes de feuilles verdoyantes, et chacune de ces branches portait un bel abricot : la femme du marchand en mangea et se trouva guérie.

Les visions et les ravissements extatiques étaient très fréquents chez notre Bienheureux. Tantôt, pendant l'oraison, un disque lumineux environnait son front ; tantôt, pendant la célébration de la sainte messe, son visage rayonnait d'une céleste splendeur ; l'Enfant Jésus vint même reposer plusieurs fois dans ses bras, s'entretenant avec lui dans la plus suave familiarité ; il n'était pas rare non plus de le voir élevé de terre et absorbé dans un céleste ravissement.

Saint Jean-Joseph avait atteint sa quatre-vingtième année, lorsque le Seigneur l'avertit que sa fin était proche et lui révéla le jour et les circonstances de sa mort. C'est le 5 mars 1739 que ce bon et fidèle serviteur alla recevoir au ciel la récompense de ses travaux. Son corps repose à Naples, dans l'église du couvent de Sainte-Lucie-du-Mont.

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Mainte Colette

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Vierge

Réformatrice

de l'Ordre de Ste Claire

On sait qu'au xv'' siècle Dieu suscita dans l'Ordre de Saint Fran<;ois une pléiade de saints, qui eurent pour mission d'y ranimer l'esprit du Séraphique Patriarche et d'y rétablir la pureté primitive de la Règle. Cette œuvre de régénération fut opérée, dans le Premier Ordre, par saint Bernardin de Sienne, saint Jean de Capistran, saint Jacques de la Marche, saint Pierre Régalât et leurs nombreux disciples. A la même époque sainte Colette remplissait en France une semblable mission dans l'Ordre de sainte Claire.

C'est au sein de la solitude, où elle vivait depuis cinq années, s'immolant pour le salut des pécheurs, que Colette Baylet reçut de Dieu sa mission. Contrainte, malgré son humilité, à obéir à un ordre du ciel, elle le fait reconnaître parle Souverain Pontife, qui l'autorise à fonder des monastères sous /a preniure Règle de sainte Claire, et à rétablir cette même règle dans celles des anciennes communautés de l'Ordre, où l'on suivait la Règle mitigée par Urbain IV. — De son vivant, Colette fonda dix-sept communautés, et cette réforme se propagea admirablement après la mort de la sainte. Le propre des œuvres de Dieu est d'être sujettes à la contradiction. Aussi, les uns traitaient sainte Colette de visionnaire et de fanati |ue, les autres l'accusaient de porter le trouble dans les consciences. Mais Celui qui l'a envoyée veille sur elle, lui inspire un invincible courage et la maintient toujours à la hauteur de sa mission. Dieu autorise d'ailleurs son œuvre par les prodiges, qu'elle sème partout sur son passage ; elle guérit les malades, ressuscite les morts, commande aux éléments, ramène à Dieu une multitude de pécheurs. Mais plus elle était comblée des faveurs célestes, plus elle était humble. Il y aurait beaucoup à dire sur l'humilité de sainte Colette. Grâce à cette vertu elle était redoutable au démon et sortait victorieuse de toutes ses attaques. Le démon la tourmentait tellement de toutes façons.

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