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l'RKTRE ET MARTYR, FRANCISCAIN (I391)
Nicolas naquit à Sébénic, en Dalmatie, d'une famille remarquable tant par son ancienneté que par sa noblesse. Enrôlé dès sa plus tendre jeunesse dans l'Ordre des Frères Mineurs, il embauma de sa vie toute céleste, les couvents de Berberi, voisin de sa patrie, et de Rivo-Torto, près d'Assise.
Eu égard à sa science et à la sainteté de sa vie, les supérieurs de l'Ordre lui confièrent la tâche d'annoncer l'Evangile en Bosnie. Il s'en acquitta d'une façon exemplaire, consacrant douze années de labeurs à réfuter et soumettre les schismatiques et les hérétiques Patarins.
Ce n'était pas encore assez pour son zèle brûlant ; il obtint de ses supérieurs la permission de passer en Palestine, où l'attirait la perspective du martyre. Par ses prédications publiques de la foi chrétienne et son ardeur à démasquer les fourberies du mahométisme, il ne tarda pas à s'attirer la haine des infidèles. Aussi le II novembre 1391, fut-il saisi à Jérusalem, et, sur l'ordre du magistrat, frappé de verges jusqu'à ce que sa chair fût réduite en lambeaux. Alors chargé de chaînes, il fut enfermé dans une horrible prison, où il demeura trois jours, sans boire ni manger.
Enfin le 14 du même mois, percé d'un glaive et coupé en morceaux, il consomma sa vie apostolique par un glorieux martyre.
Le Pape Léon XIII confirma, par un décret, le culte immémorial rendu à notre Saint.
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Du Tiers-Ordre
Le Vénérable serviteur de Dieu, Antoine Alphonse Bermejo, naquit le 29 janvier 1678, à la JVeva del Rey, dans le diocèse de Valladolid en Espagne. Quoique simples agriculteurs, ses vertueux parents possédaient une belle fortune. Elevé dans la crainte de Dieu, le respect de son nom et l'amour de sa loi, Antoine Alphonse montra de bonne heure les plus heureuses dispositions pour la vertu. Jeune encore, il se fit à lui-même avec un clou cinq plaies : une au côté, deux aux mains et deux aux pieds, afin d'avoir par là une ressemblance visible avec son Sauveur crucifié. Plein de mépris pour les biens périssables, il s'imposa dès lors un règlement de vie, fondé sur l'esprit de pénitence et d'oraison, mais sans négliger jamais d'aider son père, de tout son pouvoir, dans la culture de ses vastes terres.
A la mort de ses parents, il résolut de se vouer au service des pauvres et des malades. En conséquence, il revêtit l'habit du Tiers Ordre de saint François, vendit l'héritage paternel et fit construire à la Neva del Rf}\ un hôpital immense avec une pharmacie et une vaste église à cinq autels. Durant tout le temps des constructions, qui absorbèrent toute sa fortune, on le vit travailler comme un manœuvre, portant sur ses épaules les pierres, le ciment, et la chaux.
Une fois son oeuvre établie sous le rapport matériel, il se mit en quête de malades. Semblable à une mère pleine de tendresse pour ses enfants, il allait les chercher dans les maisons particulières, et ceux qu'il trouvait, il les conduisait à l'hospice afin de leur procurer tous les soins et les remèdes nécessaires. On ne saurait dépeindre avec quelle joie, quelles attentions délicates, quelle patience, quel amour et quel inaltérable dévouement il les servit jusqu'à la fin, sans que jamais rien pût abattre son courage. Sa sollicitude pour les besoins spirituels de ses chers malades était plus grande encore que celle qu'il ressentait pour leur soulagement corporel. Il excellait aussi à ramener la paix et la concorde parmi les hommes que divisaient des intérêts et des passions contraires.
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Toutes c-t's vertus culniiralili s lurent libéralcnitul iciompenséc's dès ioi bas par le Seigneur. 1 )()ni Augustin ( ion/alez, raconte qu'une de ses tantes, se trouvant atteinte d'une grave maladie qui mettait ses jours en danger, reeut la visite du N'énérable serviteur de Dieu, qui la coni-ola et releva son eourage, tn lui disant qut <• Ditu voulait la conserver en vie.» lui effet elle mourut dans un âge fort avancé. Dans une autre circonstance, le frère Antoine Alphonse ap])ienant que D. Frai"(^oi.s Rodrigue/. d'Oviedo était gravement malade, se rendit près de lui ; témoin des vives inquiétudes de la sœur du malade, il s'empresse de la rassurer et lui affirme que non seultnunt son frère guérira, mais encore que Dieu le destine à l'épiscopat ; ce (jui se réalisa vingt ans après.
Malgré ses [)énitenres extraordinaires, son jeûne perpétuel et ses cruelles infirmités, le serviteur de Dieu vécut jusqu'à l'âge de quatre-vingts ans. Le médecin de son pieu.x hôpital, Doni Antoine de la Fuënte, ne put s'empêcher d'attester que la simple existence de ce véritable père des pauvres lui paraissait un miracle permanent, attendu qu'une hernie intestinale et un cancer dont il souffrait, joints aux travaux excessifs auxquels il se livrait incessamment, étaient des causes plus que suffisantes pour lui ôter la vie bien avant la vieillesse.
Enfin le jour marqué par la sagesse de Dieu pour le repos et le bonheur éternel de son serviteur arriva, et ce fut le 14 novembre 1758 dans son cher hôpital de la iVeva del Rey, qu'il rendit sa belle âme à Dieu. Pie IX, en 1860, promulgua le décret con sacrant les vertus JicroKjues du Vénérable serviteur de Dieu.
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Prêtre, Franciscain (1558-1617)
Ce grand serviteur de Dieu naquit en 1558, dans le petit village de Pieve-Socana, dans le diocèse d'Arezzo, en Toscane, à deux lieues du Mont-Alverne. Ses parents étaient des paysans pauvres, mais vertueux et craignant Dieu,
A 1 7 ans, il entra chez les Frères Mineurs, et sa profession faite, on l'envoya au couvent de Montopoli pour y faire ses études. Ses progrès furent si rapides que souvent on le fit monter dans la chaire du professeur, n'étant encore qu'élève. Son éloquence dans la prédication lui valut bientôt de paraître dans les premières chaires de l'Italie. Hélas ! il ne sut pas résister à la vaine gloire, il commença à se relâcher, à se complaire en luimême, il tomba dans quelques fautes légères contre les devoirs de son état. Peu à peu, il l'a écrit lui-même, il en vint à vivre dans l'Ordre comme un homme du monde, non comme un religieux, transgressant sa Règle et même les Commandements de Dieu.
Sur ces entrefaites, le Souverain Pontife Clément VIII, dans l'inspection qu'il fit du couvent où se trouvait de famille le P. Barthélémy, trouva dans sa cellule divers objets contraires à la Règle. Appelé à comparaître devant le Pape pour se disculper ou s'expliquer, le P. Barthélémy n'en eut pas le courage ; il prit la fuite et il fallut attendre deux ans le retour de la brebis égarée. Mais enfin l'heure de la grâce sonna ; dès lors sa vertu ne connaîtra plus de défaillances. Pour l'éprouver, ses supérieurs le soumettront aux humiliations les plus révoltantes, les Souverains Pontifes, à différentes reprises, lui interdiront d'annoncer la parole de Dieu, les démons lui livreront les assauts les plus pénibles : il supportera tout sans se plaindre. Tout le monde s'étonnait de ce que malgré tant d'injures, tant de tracasseries, il conservât le calme, au point que jamais une parole d'impatience ne sortit de sa bouche et qu'il fut toujours souriant et joyeux : mais lui répétait à tous : « Plus je souffrirai, mieux cela vaudra. »
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Il serait trop long de raconter en détail les terribles persécu- ;| tions qu'eut à subir le 1*. Harlliélemy, comme aussi les fruits admirables de son ministère aj)ostolique. \'oici le portrait que nous en a laissé l'évêque de Crémone, il suffit pour nous le faire connaître : « Le 1'. Barthélémy est un grand théologien, d'une doctrine solide, versé dans plusieurs langues, très sobre dans le boire et le manger, et cependant plutôt gai que triste. Il parle peu avec les hommes ; mais beaucoup avec Dieu. Il prêche ^ comme les apôtres, d'une manière simple qui ne plairait pas à un autre. On peut comparer ses sermons à un grand arbre presque sans feuilles, mais chargé de fruits mûrs. Il rejette les ornements, et conformément à sa Règle, il traite des péchés et des vertus, des peines et des récompenses éternelles ; cependant il s'énonce en termes propres et e.xpressifs, avec une voix claire et tonnante, pour ne pas dire effrayante, avec vivacité et chaleur ; il a surtout une manière secrète de toucher et d'émouvoir. Ses paroles semblent toucher le cœur plus que l'oreille. On n'a vu personne ici qui, en l'entendant, ait pu retenir ses soupirs et ses larmes, tant l'on était touché de ses avertissements, de ses réprimandes et de ses menaces. Il est infatigable et toujours en mouvement. Il ne dort jamais plus de deux heures de suite. Il a -î opéré des miracles à Crémone et guéri instantanément plusieurs maladies incurables. Une fois, le soir, ses frères le décidèrent à sertir dans le jardin et à se promener pour se délasser de ses travaux ; il s'appuya contre un cerisier qui n'avait pas de fruits et presque pas de feuilles. L'arbre parut sentir l'honneur qui lui était fait parmi les autres, car le lendemain il se trouva couvert de feuilles, et trois jours après il produisit des cerises •5 mûres et non mûres, quoique le temps en fût passé. Le peuple l'apprenant, dépouilla l'arbre de ses cerises, de ses branches et iâ de son écorce, dont on faisait de petites croix. Néanmoins quel- :^ ques jours après, on vit les plus hautes branches, pousser de "'^ nouvelles feuilles et de nouvelles cerises, qui furent distribuées à un grand nombre de personnes.
Le bruit des merveilles que faisait le P. Barthélémy se répan dit dans toute la Lombardie et toutes les villes, les princes et les évêques tenaient à le posséder; c'est ainsi qu'il se rendit à Gênes, à Parme, à Mantoue, à Ferrare et que partout il multiplia les miracles.— Il prêchait ainsi lorsqu'il reçut l'ordre de se rendre à Rome, où se tramaient contre lui de nouvelles persécutions : les Juifs, dont il flétrissait et réprimait les machinations infernales, avaient résolu de le réduire au silence. Le P. Barthélémy savait bien ce qui l'attendait à Rome ; il part pourtant sans hésiter. En chemin il eut plusieurs ravissements, et, comme il lui arrivait souvent de chanter, il ordonna aux deux Frères qui l'accompa-
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