‹ Nos saintsChapitre 95 sur 105 · Sarthclcin\> ^c ipit?c · texte numérisé non relu

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Né à Pise, de la noble famille des Albizzi, ce saint religieux entra de bonne heure chez les Franciscains et s'appliqua avec tant de zèle à la perfection de son état et à la science, que son nom devint célèbre dans toute l'Italie. Il professa la théologie avec succès à Pise, Bologne, Padoue, Sienne et Florence ; mais son éloquence dans la chaire n'était pas moins remarquable, et ses prédications ramenèrent un grand nombre d'hérétiques à la foi, de pécheurs à la pratique des sacrements, d'âmes tièdes à la piété. Jamais il ne voulut profiter des privilèges qui permettaient ciuekju' adoucissement à la Règle ; il aimait la pauvreté religieuse à tel point qu'en composant ses sermons, il écrivait sur des tables ou sur des bouts de papier, afin de ne point paraître s'approprier ce qui pouvait servir à d'autres ; il portait presque toujours un habit déchiré, marchait pieds-nus, même dans les pèlerinages qu'il faisait chaque année à Assi.se pour l'indulgence de la Portioncule, et au mont Alverne, où saint François avait reçu l'impression des stigmates. Cependant, lorsqu'il fut usé par les travaux et la vieillesse, l'obéissance le contraignit à accepter des sandales. Ses études et ses occupations ne l'empêchaient pas de se livrer à la prière ; il observait rigoureusement les sept jeûnes de saint François ; le reste de l'année, il vivait avec une très grande sobriété, et s'efforçait de mériter par ses mortifications les douceurs de la vie spirituelle.

La renommée de sa sainteté était si bien établie qu'on accourait en foule des villes et des bourgs, pour le voir et le vénérer, baiser ses mains et ses habits, lui demander sa bénédiction. Il mourut à Pise, le 10 décembre 1401, à l'âge de cent dix ans. On exposa son corps pendant plusieurs jours à la vénération des fidèles, et on l'enterra devant l'autel où reposent les restes du vénérable (îérard.

Il a laissé plusieurs livres de sermons, pour le carême, sur les mystères de la vie de Notre Seigneur et de la sainte Vierge et sur les Saints ; mais son ouvrage le plus remarquable est celui qu'il composa sur les ressemblances de saint François avec

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