TROP DE SCEPTICISME
rFFON croyait (|iie les décoiivortcs incrvci lieuses (le lîi science étaient destinées à ramener vers Dieu riiiinianité trop ])ortée à s'en éloi«;ner.
Et ee])en(]ant, ce " â^re <lc lumières" (|ui donne à riiomnie tant de ressources, un si «j^rand nond)re d'armes contre les forces inertes ou oll'ensives de la natui'c, send)le |)i"(»duii-c, plutôt, une «iéiiéi'at ion l'oncièrcincnt indépendante, consciente de sa force, un ])eu frondeuse dans son scepticisme (|u'elle est jiortée à trop irénéraliser.
Ayant vu tomber tant (rol)stacles, s'évanouii- l>eaucoup de préju<iés, elle ne sait ])lus s'arrêter dans sou élan rénovateur, dans son habitude de tout domptei-; voilà j)our(|Uoi souvent elle toml)e dans Texcès.
Que voulez-vous? c'est une infirmité Ijicn caractéristi(pi(» de res])rit humain de vouloir faire ])orter à un principe plus de consé(|Uences (pfen vérité il n'en saurait avoir, de lui donner des corollaires inconciliables avec lui-nu^'Uie.
Ce ])auvre esprit étant de sa nature borné, mais très indiscipliné, très remuant dans ses liens étroits, veut à tout ])ri\ découvrir le pounjuoi de toutes choses, Ig vérité même (pi'il ne'fait ([u'entrevoir.
11 ne saurait se rési<,nier à sa myoj)ie incurable.
C'est ainsi (pi'il s'é^^are en se mettant à douter de tout parce (pi'il a dû d'abord renoncer à ([Uehpies erreurs.