‹ Nos vieux proverbesChapitre 17 sur 26 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

Il a jeté du fumier sur ses perles; il fait môme l'innocent à certaines heures.

Cest ainsi qu'il se prépare un moyen de défense en intercalant cette déclaration dans le texte même de ses proverbes :

Le proverbe signifie ce que le liseur voudra.

Son livra semble ainsi faire fi de lui-même. Mais, il a beau dire, je le prends au sérieux, et cet autre passage montre bien que l'auteur est de mon avis, au fond.

Le foliage entier (les feuillets) du vosgien Solon Durera plus que tel qui se croit un Platon,

Ceci m'amène à quelques détails nécessaires sur la personnalité de mes deux collecteurs de proverbes : L'Hétropolitain et Gabriel Meurier.

Meurier paraît d'origine française; il se trouvait en i55j à Anvers, où il débuta parla publication d'un grammaire française, et d'un vocabulaire français-flamand, dédié aux bourgmestres, échevins et bourgeois de la ville. D'autres publications montrent qu'il enseignait l'anglais^ l'espagnol et l'italien, tout aussi bien que le français; il s'occupa de pédagogie toute sa vie. La première édition de son recueil de proverbes est de i558; elle fut suivie de beaucoup d'autres En i652, on en donnait une traduction à Bruxelles en trois langues. Mais il y a longtemps que Meurier n'existait plus, car dans l'édition de 1578, il parle déjà de sa

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